Testori Giovanni ; Agosti Giovanni ; Manganaro Jea
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EAN :9782919205486
1. L'auteur de Luchino, Giovanni Testori (1923-1993), est l'un des auteurs majeurs de la littérature italienne du XXe siècle. Écrivain, poète, critique d'art, dramaturge et peintre, Testori a entretenu une longue relation d'amitié et de travail avec Luchino Visconti. Le réalisateur s'est notamment inspiré de l'un de ses livres majeurs, Il ponte della Ghisolfa, pour son film Rocco e i suoi fratelli (Grand prix du jury à la Mostra de Venise en 1960, avec Alain Delon). 2. Luchino est un portrait très original que Giovanni Testori a écrit au début des années 1970 et qui constitue un témoignage significatif du lien profond qui unissait ces deux grands artistes. Il est resté inachevé et inédit à la suite d'une rupture mémorable entre les deux amis. Oublié et considéré comme perdu, très récemment Luchino a refait surface des archives Testori et a été publié en Italie à l'automne 2022. 3. Pour tous ceux qui aiment le cinéma italien de la seconde moitié du XXe siècle et, en particulier, le cinéma de Visconti, Luchino est un livre extraordinairement intéressant : ni biographie classique, ni étude critique, Luchino est avant tout un hommage émouvant au génie créatif de l'une des plus grandes figures de la mise en scène cinématographique et théâtrale du siècle dernier. 4. La personnalité complexe de Visconti, ses obsessions, sa relation avec sa mère, ses passions (les chevaux, les maisons...), son engagement politique, son extraordinaire capacité à raconter avec lucidité la crise et la dissolution de la bourgeoisie, jusqu'à l'extrême, au-delà du dégoût, sont mis en lumière dans ce portrait grâce à une écriture très sensible et profondément proche des instances les plus profondes de la poétique du grand metteur en scène. 5. Dans l'abondante littérature sur le réalisateur milanais, la voix de Testori se distingue par la rigueur de l'analyse et la lucidité de la synthèse. Le livre est accompagné d'une introduction de Giovanni Agosti qui vise à clarifier les nombreuses allusions disséminées dans le texte et, d'autre part, se veut le point de départ d'investigations sur les interférences entre les deux auteurs, et sur leurs mondes, contigus mais distants, avec des aperçus sur les maisons, les collections d'art, les amitiés... 6. Le livre est complété par un dossier photographique qui illustre certains moments clés de la collaboration entre Testori et Visconti, en particulier la mise en scène d'Arialda, le drame de Testori monté par Visconti d'abord à l'Eliseo de Rome et ensuite au Teatro Nuovo de Milan où, après une seule représentation, en 1961, il fut retiré de l'affiche et censuré sur ordre du juge Carmelo Spagnuolo qui avait déjà réservé le même traitement à Rocco et à ses frères l'année précédente.
L'Inferno di Dante, Atti della giornata di studi (19 gennaio 2004), a cura di Paolo GrossiClaude PERRUS, Les représentations de l'enferGuglielmo GORNI, Inferno: i canti introduttivi (I-III)Johannes BARTUSCHAT, Autour de Brunet Latin : observations sur la dimension politique de l'EnferMichelangelo PICONE, Attraverso le Malebolge dantescheMarina MARIETTI, Une prison de glace : les chants de Cocyte (XXXII-XXXIV)Paolo GROSSI, "Je ne saurais trop vous dire ce que ce diable d'homme est pour moi" : le cours de Pierre-Louis Ginguené sur Dante Alighieri à l'Athénée de Paris
L'ouvrage est organisé en 2 parties : - Un dictionnaire de plus de 3 000 notices classées par ordre alphabétique, avec pour chacune d'elles une fiche technique et un résumé du film, ainsi qu'un commentaire critique pour les oeuvres majeures. - Un guide simple et pratique - Filmographies : une sélection de 300 films représentatifs des principaux genres, pays, réalisateurs, acteurs... - Palmarès : résultats détaillés des Oscars, des Césars, et du festival de Cannes.
Valière Laurent ; Laudenbach Sébastien ; Ocelot Mi
Principal producteur à ce jour de films d'animation en Europe, dont les succès d'Arthur et les Minimoys à Kirikou en passant par Persepolis ou Astérix et le domaine des dieux ne se démentent pas, la France est aussi devenue l'un des principaux pourvoyeurs d'artistes, dont certains formés à la prestigieuse école des Gobelins. Les studios américains n'hésitent pas à faire appel à ces créateurs, quitte à racheter un studio à l'instar d'Universal qui a entièrement produit Les Minions à Paris. Ce livre abondamment illustré, avec de nombreux inédits, dont des documents de travail venant des créateurs eux-mêmes, raconte 125 années d'une histoire passionnante. Il rend hommage aux génies créateurs, d'Emile Reynaud et Emile Cohl à Benjamin Renner et Sylvain Chomet, en passant par Paul Grimault ou Michel Ocelot... Il dévoile les coulisses de la création de nombreux dessins animés fabriqués en France - dont le prochain film de Michel Ocelot, Dilili à Paris -, grâce à des interviews inédites de ceux qui font l'animation aujourd'hui : story-boarder avec Bibo Bergeron (Un monstre à Paris), l'animation en 3D avec Pierre Coffin (Les Minions), character designer avec Valérie Hadida (Chasseurs de dragons), adapter une bande dessinée en film d'animation avec Marjane Satrapi (Persepolis),le stop motion avec Claude Barras (Ma vie de Courgette)...
Quel spectateur peut résister à un film ou une série « d’Agatha Christie » ? Vues, revues et multirediffusées, les adaptations à l’écran de la célèbre romancière ponctuent l’histoire de la production cinématographique et télévisuelle depuis… 1928, et attirent un public fidèle, conquis par l’atmosphère très « Cluedo » de ces « whodunit », intrigues policières tarabiscotées menées tambour battant au sein de demeures chicissimes. Et pourtant, Agatha Christie détestait le cinéma ! Pas rancuniers, tous les grands noms du 7e art se sont bousculés au générique des films tirés de ses romans : Billy Wilder, Sidney Lumet, Guy Hamilton, Kenneth Branagh, René Clair, Pascal Thomas, côté réalisateurs, et, côté vedettes, Marlène Dietrich, Liz Taylor, Sean Connery, Maggie Smith, Bette Davis, Peter Ustinov, Jane Birkin, Lauren Bacall, Johnny Depp, Michelle Pfeiffer, Catherine Frot, André Dussollier, François Morel, Danielle Darrieux, Charles Aznavour… Et ces tournages, comme les histoires dont ils s’inspirent, sont riches de petits secrets plus ou moins avouables et d’anecdotes croustillantes livrés avec perfidie entre les pages de ce premier ouvrage consacré en France aux films et séries d’Agatha Christie… à l’exemple de ces quelques indiscrétions glanées dans les coulisses du Crime de l’Orient-Express : Star de Témoin à charge (Billy Wilder, 1957), Marlène Dietrich ne figurera pas au générique du Crime de l’Orient-Express (Sidney Lumet, 1974) : à l’époque, son principal talent réside dans son aptitude à lever le coude… Albert Finney (l’Hercule Poirot du Crime de l’Orient-Express de Sidney Lumet, 1974) refuse de réendosser la défroque du détective belge pour Mort sur le Nil (1978). La raison : il craint que son maquillage fonde sous le soleil égyptien… Lors du grand déballage occasionné par le procès du couple Depp-Heard, l’agent de l’acteur a confirmé que Johnny avait touché 10 millions de dollars pour incarner, dans Le Crime de l'Orient-Express (Kenneth Branagh, 2017)… la victime, qu’on ne voit guère plus de 20 minutes à l’écran. Faites le calcul : environ 500 000 dollars la minute !
Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, disait Jean Yanne. Mais dans le milieu du cinéma français, ce n'est pas tout à fait vrai. De Belmondo balançant une droite à Jean-Pierre Melville sur le plateau de L'Aîné des Ferchaux à Maurice Pialat hurlant sur ses acteurs, les tournages de films sont parfois un peu chaotiques... Certains ne vont même pas jusqu'au bout. On ne verra ainsi jamais Marco Polo avec Alain Delon et Don Camillo et les contestataires avec Fernandel, interrompus en cours de route. On ne verra pas non plus des projets alléchants comme l'adaptation du Voyage au bout de la nuit écrite par Michel Audiard et réalisée par Jean-Luc Godard ou ce western comique avec les Charlots et John Wayne ! Ca tourne mal ! donnera un éclairage étonnant, voire inédit, en tout cas amusant, des coulisses du cinéma populaire français, et vous apprendrez des choses qui vous permettront de briller dans les dîners en ville. Vous saurez tout sur les débuts honteux et reniés de Richard Anconina, les coups de gueule de Jean-Pierre Mocky, les relations d'Alain Delon avec le milieu marseillais, l'engueulade d'anthologie entre Godard et Truffaut, la campagne de presse menée par "la critique française" contre L'As des as, etc. Moteur... Action !