Paul Carpita, cinéaste franc-tireur. Entretiens avec Pascal Tessaud
Tessaud Pascal ; Loach Ken
ECHAPPEE
15,30 €
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EAN :9782915830231
Marseillais, fils d'une poissonnière et d'un docker, résistant, instituteur, communiste, Paul Carpita réalise entre 1953 et 1955 son premier long métrage Le Rendez-vous des quais. Il reconstitue la grève mythique des dockers phocéens contre la guerre d'Indochine. Le film frappe par son enracinement dans le réel. Tourné clandestinement avec des acteurs non-professionnels dans des décors naturels, caméra à l'épaule, il anticipe la Nouvelle Vague et est considéré comme l'unique film néoréaliste français, le chaînon manquant entre Toni de Jean Renoir et à bout de souffle de Jean-Luc Godard. Lors d'une projection, la police saisit les bobines. Le film subira la plus incroyable censure du cinéma français. Pendant 35 ans, Paul Carpita croit son ?uvre détruite. Il continue son métier d'instituteur tout en tournant de somptueux courts métrages : La Récréation, Marseille sans soleil, Graines au vent, etc. Lorsqu'une copie du film ressurgit en 1989, le public découvre une ?uvre extraordinaire qui fera le tour du monde. Il réalise ensuite Les Sables mouvants et Marche et rêve ! Ces passionnants entretiens nous font découvrir l'incroyable parcours et le cheminement artistique de ce cinéaste engagé au regard singulier, défenseur d'un cinéma populaire en phase avec les tourments intimes et sociaux qui agitent notre société.
Nombre de pages
157
Date de parution
15/04/2009
Poids
192g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782915830231
Titre
Paul Carpita, cinéaste franc-tireur. Entretiens avec Pascal Tessaud
Auteur
Tessaud Pascal ; Loach Ken
Editeur
ECHAPPEE
Largeur
130
Poids
192
Date de parution
20090415
Nombre de pages
157,00 €
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Gérard Tessaud est un ancien cadre de l'administration des douanes. Après avoir exercé des responsabilités dans une grande unité de contrôle des opérations commerciales, il a rejoint un grand groupe automobile français pour y exercer la responsabilité du département Douane Europe et mettre en place son dispositif opérationnel de dédouanement au niveau européen. Il intervient aujourd'hui comme consultant pour aider les entreprises à prendre en charge les problématiques douanières dans le cadre de leurs flux internationaux. Il est également chargé d'un module d'enseignement " Douane et Commerce International " à l'I.U.T de Sénart-Fontainebleau au sein de l'Université de Paris-Est Créteil, où il fait partager son expérience à des étudiants en Commerce et Echanges Internationaux. Sa connaissance des réglementations et des techniques douanières ainsi que des processus liés aux échanges commerciaux à l'international, font de lui un expert dans son domaine.
Avec huit romans écrits de la main d'un maître qui détestait les tyrans, Albert Cossery fit peu de bruit malgré son goût prononcé pour la fête. Venu d'Egypte après-guerre, il s'installe à Paris où il fréquente la bohème intellectuelle et artistique du quartier de Saint-Germain-des-Prés. Il y mène une vie proche de celle qu'il exalte dans ses récits réjouissants, où l'on découvre les aventures hautes en couleur des gens de peu du Proche-Orient : traîne-savates, sans-le-sou, vagabonds, prostituées, lettrés inadaptés, ascètes et saltimbanques... La frugalité joyeuse de ses personnages, pleins d'humour et de sagesse, subvertit sans cesse l'absurdité du mode de vie occidental contemporain. D'ailleurs, Cossery disait écrire "pour que quelqu'un qui vient de me lire n'aille pas travailler le lendemain". En déshabillant les rois imposteurs et en faisant l'éloge de la paresse, ce "Voltaire du Nil", comme on l'a qualifié, magnifie l'aristocratie des moins que rien qui hantent les ruelles en riant, libres de toute possession. Au-delà d'une réflexion sur l'oeuvre d'Albert Cossery, ce livre invite à s'affranchir de la société matérialiste en conjuguant sous toutes ses formes le refus de parvenir, pour trouver, dans la simplicité et le détachement, d'autres manières de vivre.
Dans la nuit du 15 au 16 août 1882, de jeunes mineurs en rébellion contre la toute-puissance de l'Eglise, alliée au patronat des mines, font exploser la rosace et l'entrée d'une chapelle dans le bassin houiller de Saône-et-Loire. C'est le début d'une longue série d'actions qui vont secouer pendant trois ans la région de Montceau-les-Mines au rythme des dynamitages d'édifices religieux et de domiciles de petits chefs à la solde du patronat. Animés par un esprit de révolte, ces anarchistes sont connus sous le nom de la Bande noire. Ils se réunissent dans les bois ou dans les auberges pour préparer des coups qu'ils réalisent le plus souvent à la faveur de l'obscurité. Moins résignés que leurs aînés, ils ne cesseront de dénoncer la dureté de leurs conditions de travail au fond des puits, mais aussi la misère sociale qui règne au dehors, où l'impitoyable patron de la Compagnie des mines impose un redoutable ordre moral et défend les pires injustices. A partir de nombreux documents d'archives et témoignages d'époque, ce livre, récit palpitant au plus près des protagonistes, revient sur l'histoire mouvementée de la Bande noire. Il montre comment, quelques années avant les célèbres attentats anarchistes perpétrés à Paris dans les années 1890, de jeunes révoltés firent de la propagande par le fait leur meilleure arme pour renverser la table et échapper à l'enfer de la mine.
Nestor Makhno, protagoniste légendaire et damné de la guerre civile qui suit la révolution russe de 1917, déclenche un mouvement insurrectionnel autonome en organisant des paysans d'Ukraine qui brandissent bien haut le drapeau noir de l'anarchie. La "Makhnovchtchina" comptera jusqu'à 25000 partisans et la fulgurance de son action n'aura d'égal que son courage à livrer bataille : contre les armées blanches, contre les nationalistes ukrainiens et finalement contre l'Armée rouge. C'est cette épopée grandiose qui nous est racontée ici. Mais ce livre est aussi l'évocation d'un destin hors du commun, aussi tragique que celui du mouvement auquel il a donné son nom. Celui d'un homme, fils de paysans plongé au coeur de l'un des plus grands bouleversements de l'histoire, obligé de s'exiler loin des steppes qu'il a parcourues avec tant d'ardeur, et qui, après avoir erré de prison en prison dans divers pays, devint ouvrier chez Renault et mourut dans une extrême pauvreté. Voici l'un des épisodes les plus glorieux, et pourtant méconnu, de la mémoire des vaincus.
Venu du marxisme, dont il a constaté très tôt les impasses, Cornelius Castoriadis a voulu réinventer la révolution. Selon lui, la modernité voit s'affronter deux projets de société : celui d'une maîtrise rationnelle du réel et celui d'une autonomie de toutes et de tous. Le premier a donné des résultats désastreux en engendrant le règne de la technique et de l'économie. Le second reste encore à construire pour qu'advienne une société vraiment démocratique dans laquelle le peuple se gouverne lui-même, se passant de toute classe dirigeante. Castoriadis a mis en lumière les origines de ce projet d'autonomie qui remontent à la Grèce antique. Il en a analysé les expressions modernes, de la révolution russe de 1917 aux révoltes des années 1960. Mais surtout, il en a examiné les conditions pour que se développe une politique émancipatrice aujourd'hui : auto-organisation des luttes, pratique de l'égalité et sens des limites. Ce projet d'autonomie n'est pas un programme clés en main. Il est un imaginaire autant qu'une expérience. Il est un horizon, celui d'une société consciente du fait que le pouvoir est l'affaire de tous. C'est cette réflexion multiforme et souvent complexe que présente et questionne ce livre qui offre pour la première fois une synthèse claire, accessible et percutante de la pensée politique de Castoriadis.