Le bref opuscule de Tertullien sur le baptême présente pour le lecteur d'aujourd'hui un double intérêt. D'abord, un intérêt historique: cet ouvrage est le premier traité sur le baptême. A travers lui, nous découvrons la pratique baptismale de l'Eglise ancienne, sa liturgie, sa spiritualité. En même temps, ce traité nous fait assister à la naissance de la théologie. "Au commencement, l'Eglise baptisait..." Mais cette pratique ne devait pas tarder à faire problème et à être contestée, notamment par une secte gnostique, par ailleurs inconnue, les caïnites. Provoqué par cette hérésie, Tertullien se propose de rendre compte de la pratique de l'Eglise, de la justifier. Même si ses réponses apparaissent parfois tâtonnantes, elles ne sont jamais indifférentes. Avant tout, elles gardent la fraîcheur et la spontanéité des commencements. La traduction du traité de Tertullien se trouve précédée d'une importante introduction du père François Refoulé qui en montre l'intérêt historique, liturgique et théologique. Biographie de l'auteur Carthaginois, né vers 160, Tertullien fut doté d'une solide formation rhétorique. Il se convertit, probablement dans la dernière décennie du IIe siècle. Vers 206-207, il adhéra à un mouvement spirituel, le montanisme, et s'éloigna peu à peu de la "catholica', sans pour autant céder à un schisme formel. Son oeuvre abondante et de combat, touche l'apologétique, la morale et les questions dogmatiques."
Nombre de pages
120
Date de parution
11/09/2008
Poids
145g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782204087476
Titre
Le baptême. Le premier traité chrétien
Auteur
TERTULLIEN
Editeur
CERF
Largeur
135
Poids
145
Date de parution
20080911
Nombre de pages
120,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Tertullien fait partie de ces quelques auteurs monumentaux dont la pensée, la force littéraire, la personnalité, le génie, la langue et les maximes influencèrent la totalité de ceux qui vinrent après lui. Du fameux credo quia absurdum répété comme par réflexe, à la formule "on ne naît pas chrétien on le devient" reprise telle quelle par l'existentialisme de Kierkegaard, et dont la demoiselle Beauvoir reproduira la forme pour en orner son second sexe, l'oeuvre de Tertullien n'est pas un produit du passé, elle n'est pas non plus un chapitre de l'encyclopédie mondiale de la "culture" : elle est la présence active d'un inconscient. Auteur célèbre pour son tempérament passionné, pour son caractère intraitable, colérique et gouailleur, cet Africain de l'Empire romain est non seulement le premier auteur de langue latine à développer une puissante pensée chrétienne, mais une puissante pensée tout simplement : Rome se contenta, Cicéron s'en plaignit, de décorer en latin les thèses des penseurs grecs, et dans le ciel d'un tel contexte Tertullien surgit comme un astre inconnu et s'impose en écrasant de sa stature la totalité de l'histoire latine de la philosophie. Il est l'auteur d'une syntaxe nouvelle et capable de s'adapter à cette réalité dont la révolution chrétienne apporte au monde la neuve conscience : tout homme est, infiniment, liberté - dont il faut défendre la dignité et illustrer le principe. On doit à Tertullien le considérable traité consacré à réfuter ce Marcion qui demandait que le christianisme reniât l'héritage juif : Tertullien détruit les arguments du "marcionisme" dont l'idéologie allait devenir la doctrine préférée de l'antisémitisme et qui constituerait un jour la base de la rhétorique nazie. Le traité Contre Marcion combat d'emblée, aux côtés de l'Eglise, la folie régressive du marcionisme pour qui il est impossible de penser la transcendance de la liberté, donc de défendre la dignité d'un humanisme intégral. Riches de plus d'une trentaine d'ouvrages, les Oeuvres complètes du grand écrivain étaient introuvables en France depuis la Monarchie de Juillet? Grâce à cette édition sans équivalent, notre collection donne au public la possibilité de rencontrer cet auteur majeur qui, parce qu'il porte la structure du meilleur de notre monde, parle imperceptiblement à notre mémoire la plus profonde. Dans la figure de cet intransigeant Africain, dont le génie parfois vacille parmi les vestiges des temps de catastrophes, mais qui lutte pour que soit sans cesse exprimé l'Essentiel, c'est l'humanité entière qui se rencontre elle-même à un degré tonitruant de résonance.
Le De baptismo est le premier « traité du baptême » conservé. Tertullien l'écrivit vers 200-206 pour répondre aux entreprises d'une femme hérétique, sans doute de la secte gnostique des « Caïniens ». Cette « louange de l'eau », où le rhéteur converti donne la mesure de sa virtuosité, s'appuie sur la pratique liturgique et catéchétique des communautés du temps; elle constitue un bon témoignage d'une typologie baptismale déjà devenue traditionnelle. Le De baptismo élabore ainsi une réflexion théologique: il présente le baptême chrétien comme renaissance et libération; d'une manière encore tâtonnante, il s'interroge sur la portée spécifique du bain par rapport à l'onction et à l'imposition des mains, et pose le problème des relations entre foi et rite, grâce divine et signe sensible; il soulève enfin, dans ses derniers chapitres, des questions d'ordre disciplinaire: quel est le ministre du baptême? faut-il baptiser les petits enfants? quelle est la valeur du baptême conféré hors de la communion catholique? Il y a dans ces pages l'esquisse d'une théorie des sacrements et une vision ecclésiologique. De fait, en mentionnant l'invocation du Père, du Fils et de l'Esprit dans la formule sacramentelle, Tertullien définit l'Église comme « corps des Trois », présence de la Trinité.
La Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.
Depuis la vague d'attentats de janvier 2015 jusque dans des tragédies plus récentes, une incompréhension mine notre société : comment des jeunes, français ou installés en France de longue date, peuvent-ils adopter des positions haineuses à l'égard de ceux qu'ils décrivent comme leurs ennemis ? Comment des campagnes de harcèlement peuvent-elles se développer sur les réseaux sociaux pour dénoncer les contenus de certains cours ? Les questions sont complexes, et n'appellent pas des réponses simplistes. Cet ouvrage - élaboré dans une perspective interdisciplinaire (droit, philosophie, psychologie, sciences de l'éducation, sociologie, théologie) - aborde concrètement les difficultés et les actions possibles, associant chercheurs et acteurs du terrain éducatif. Le monde éducatif est, en effet, confronté à la problématique du décalage entre discours se voulant scientifiques et dogmes religieux, menant dans certains cas au dysfonctionnement de l'institution scolaire (avec notamment le refus de participer à certains cours). La réflexion et l'action sur ce thème supposent donc de ne pas prendre de position surplombante, mais de pallier la méconnaissance du phénomène religieux chez une partie de ceux qui se confrontent à ses manifestations contemporaines, et de prendre la mesure des failles psychiques, intellectuelles, voire spirituelles de nos dispositifs collectifs d'éducation et de transmission du savoir. Les expressions religieuses contemporaines les plus extrêmes seraient alors à penser dans ce cadre du déficit des valeurs symboliques partagées qui feraient lien...