Un bourg du Finistère, des maisons serrées autour d'une rivière, l'Aven, qui s'élargit là en un estuaire. Tout près, des chapelles, des calvaires, et surtout le merveilleusement nommé Bois d'Amour. La côte, la lande et les vallons, les coiffes des Bretonnes et les processions. Gauguin découvre Pont-Aven un jour de juillet 1886. Au fil de ses rencontres avec d'autres peintres - Bernard et Sérusier, Meyer de Haan et Filiger, Jourdan et Moret, Chamaillard, Slewinski, Willumsen - prend forme la grande aventure, amicale, esthétique, et capitale dans l'histoire de la peinture moderne, que raconte ici Antoine Terrasse. Quittant en 1889 Pont-Aven pour Le Pouldu, le groupe devient une école, quelque peu buissonnière, un tantinet frondeuse, exaltant la couleur, entre foins et goémons.
Nombre de pages
160
Date de parution
14/04/1993
Poids
250g
Largeur
126mm
Plus d'informations
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EAN
9782070532094
Titre
Pont-Aven. L'école buissonnière
Auteur
Terrasse Antoine
Editeur
GALLIMARD
Largeur
126
Poids
250
Date de parution
19930414
Nombre de pages
160,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Peintre, graveur, décorateur, Pierre Bonnard a travaillé sans relâche à simplifier la forme et à exalter la couleur, car, disait-il, « la couleur agit ». Attentif à tous les mouvements contemporains - fauvisme, cubisme, surréalisme -, Bonnard a pourtant suivi un chemin solitaire, entre l'observation de la nature et une réflexion obstinée sur le métier de peintre. Rarement un artiste aura su joindre et concilier dans son oeuvre un tel sentiment de la vie, une telle intelligence de la peinture. Si les nus sont parmi les thèmes les plus connus de Bonnard, Antoine Terrasse nous invite aussi à retrouver ses grandes compositions, ses fenêtres ouvertes sur de vastes paysages, ses natures mortes aux couleurs éclatantes.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.