Jeune, j'étais bien décidé à ne jamais aller travailler ! Je voulais détruire l'idée bourgeoise du bonheur. Je voulais être l'émeute pour elle-même. Je voulais réinventer la révolution, être le révolté le plus artistique de tous les temps et le bohème le plus révolutionnaire de l'histoire occidentale. Je voulais inventer de nouveaux sentiments comparables en puissance à la haine et à l'amour. Etre maître du monde, ou bien, chanteur de rock... Je voulais faire la guerre de la liberté avec générosité et colère. Je voulais rester pauvre et insouciant, ne rien posséder. Et j'y suis arrivé ! Je voulais lutter contre la banalisation du monde, déchaîner une inflation mortelle dans le monde des concepts, abolir toutes les spécialités et tous les spécialistes. Je voulais déconstruire le système. Je voulais plus que tout dissoudre en moi-même le désir d'être aimé par les autorités. Je voulais le paradis sur terre sinon rien ! Je voulais réaliser ce que les artistes n'avaient fait que rêver. Je fus essentiellement un mythe, une légende ! Le plus extrémiste, le plus infréquentable des marginaux, connu de tous de par son style provocateur, intransigeant, élitiste. Et comme alors, je parlais bien le désesperanto !
Nombre de pages
112
Date de parution
15/10/2012
Poids
125g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782918932130
Titre
Funky boy
Auteur
Tenret Yves
Editeur
MEDIAPOP
Largeur
120
Poids
125
Date de parution
20121015
Nombre de pages
112,00 €
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Comment j'ai tué la Troisième Internationale situationniste est un bref roman iconoclaste sur le petit monde agité de l'ultra-gauche. Le mardi 6 août 1983, dans un Paris écrasé par la canicule, une quarantaine de révolutionnaires se réunissent au fond d'une cave. L'enjeu est énorme. Ils veulent fonder la Troisième Internationale situationniste. Leur déconfiture sera à la mesure de l'enjeu. Cela n'empêchera pas les deux principaux protagonistes, le saturnien mélancolique, Jérôme Malsain, et le provocateur pathologique, Jean-Luc Noyé, de continuer à gémir et à fanfaronner.
Une vieille prostituée atteinte d'un cancer, à un stade avancé, confie à son fils des bribes éparses de sa vie. Au fil de ce récit décousu et aviné, de ces histoires morcelées et discontinues se mêlent, dans la tête du garçon, des souvenirs plus anciens et un présent fictif qui vont donner un semblant d'humanité à la gouaille de sa mère. Tout oppose le fils aux m?urs contestataires et sa mère qui, en évoquant indifféremment le milieu du grand banditisme, le Bruxelles des années cinquante, la dernière guerre mondiale, ses problèmes de santé ou le génocide arménien, cherche à lui faire accepter sa vénalité agressive non plus comme une fatalité mais comme une rédemption. Accablé et fasciné, le fils se sent envoûté, foulé aux pieds, privé de lui-même. Elle est si forte! Ce portrait d'une mère est plus grinçant encore que ne l'était Comment j'ai tué la Troisième Internationale situationniste (La Différence, 2004), à propos duquel Gérard Guégan écrivait dans Sud Ouest: "Tenret est doué, il écrit drôlement et c'est un joli roman picaresque, et parfois rabelaisien qu'il nous offre."
Les courtes monographies contenues dans cet ouvrage s'articulent autour de plusieurs pivots: le goût de George Grosz, James Ensor et Jean Dubuffet pour le graffiti, le ressourcement de Courbet et d'Ensor dans l'art populaire... Tous les artistes ici rassemblés ont en eux quelque chose de "barbare" - et savoir que Jérôme Bosch était membre d'une secte adamiste et hérétique qui considérait que la pratique de l'acte sexuel était une voie d'accès au royaume de Dieu, ne permet-il pas de le redécouvrir avec jubilation? Le refus du classicisme, du cartésianisme, de l'héritage de la Grèce antique leur est commun, l'ironie et la parodie aussi. Fumistes, hydropathes, incohérents, anarchistes, dadaïstes, architectes utopistes, pendant plus d'un siècle les artistes s'opposèrent au système dominant. Qui dira si ce temps-là est révolu?
Walter, viré de chez lui par sa femme, va habiter à la Butte-aux-Cailles chez un de ses vieux potes. César vit d'expédients, arnaque l'Assurance Maladie, les allocations chômage, est rémunéré par les uns et les autres pour des combines à la petite semaine. Walter, qui a été mis à la retraite d'office de son poste de prof parce qu'il picolait, déambule dans le XIIIe arrondissement, mal dans sa peau, d'autant plus qu'il s'aperçoit que ses amis tombent comme des mouches. Un jour, il y a un massacre dans un salon de massage du quartier tenu par des Chinois où, bizarrement, César a ses entrées. Qu'est-ce que trafique ce mec ?
Pascal Bouaziz est né en 1972, en banlieue parisienne. Entre 1995 et 2021, pour le groupe Mandelson, d'abord, puis pour le duo Bruit Noir, il a écrit les chansons les plus aventureuses et inventives de son époque. Méconnu du grand public, mais unanimement salué par la critique, cité par ses pairs - écrivains reconnus ou autres chanteurs à succès -, il est un des paroliers les plus influents de ces dernières années. Maître d'un certain parlé-chanté, il développe en chanson une poésie directe, parfois brutale, toujours personnelle, totalement accessible. Chansons-fleuves - cinquante-quatre minutes au compteur pour "Les Heures" -, ou chansons pop, tubes secrets, ce recueil regroupe l'intégrale des textes écrits pour le groupe Mendelson, dont sort en 2021 Le dernier album, testament d'une aventure hors norme en chansons.
Louise à Paris n'a plus vingt ans depuis pas très longtemps. Une rupture l'a laissée trois mois sans sortir et à la fin de l'hiver 1984 elle s'aventure comme neuve dans le monde merveilleux des fêtes et des rencontres où le hasard fait loi. Dans quelques mois elle aura fini ses études et s'imagine un destin dans l'univers fabuleux de la musique. Les garçons se bousculent, elle hérite d'un appartement plein de miroirs. Puis les merveilles promises bientôt cèdent le pas à un manège incessant de coups de coeur et de coups du sort, de tentations et de sensations, de glissades et de plongeons, de cavalcades et de gueules de bois. Louise ne sait plus où donner de la tête et n'a plus la notion du temps, d'ailleurs elle a perdu sa montre. Que cherche-t-elle au bout de ce vertige ? Trois ans passent et la réponse n'est peut-être pas celle qu'elle attendait.
Le narrateur a dix ans, on l'accompagne pendant cinq saisons. L'auteur croque la brutalité des rapports sociaux, les mÅurs d'une époque (internet, jeux vidéos, relatif désÅuvrement des enfants livrés à eux-mêmesâ ; rupture entre les générations en filigrane) à travers le regard d'un enfant malheureux. Mais c'est surtout le monde de l'enfance rendu vivable par la poésie et la présence de la nature que raconte ce livre coup de poing qui nous renvoie à l'inégalité des chances et au mystère de la résilience.