Les étudiants et le mérite. A quoi bon être diplômé ?
Tenret Elise
DOC FRANCAISE
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EAN :9782110081988
S'il ne se passe guère un jour sans que la notion de méritocratie ne soit invoquée dans les débats publics et les discours politiques, la sociologie, la philosophie et les sciences politiques ne s'y intéressent en général que pour étudier un modèle de société abstrait et désincarné, en laissant de côté la vision des acteurs sociaux eux-mêmes sur la question. L'auteur de cet ouvrage a donné la parole à des étudiants aux trajectoires variées appartenant à quatre grandes filières de l'enseignement supérieur (Instituts universitaires de technologie, Sections de techniciens supérieurs, Classes préparatoires et Universités), afin de recueillir leurs représentations personnelles du mérite et de la méritocratie et de souligner l'influence de la socialisation scolaire et universitaire sur les représentations des inégalités et de la justice sociale. Comme le souligne en préface Marie Duru-Bellat « le grand intérêt de ce livre [est] d'explorer cette question - qui croit à la méritocratie?- sur une base empirique, ce qui n'avait jamais été fait, et ce en se centrant sur les premiers intéressés, les jeunes destinés à ces places d'élite eux-mêmes, tout en tenant compte des différents « quartiers » que compte cette élite []. » Sommaire Chapitre 1: Le mérite: définition et fonctions 1. Le mérite, un principe à géométrie variable 2. La force de l'idéologie méritocratique Chapitre 2: De l'école à l'université: la construction de la « fiction » méritocratique 1. L'école, instigatrice de la fiction méritocratique 2. Les connaissances scolaires: des outils pour critiquer la méritocratie? 3. La sélection et ses effets sur la croyance au mérite 4. L'effet de la rentabilité du diplôme 5. Les autres déterminants sociaux de l'intériorisation de la méritocratie Chapitre 3: Les inégalités et la mobilité sociale décrites par les étudiants: quelle place pour le diplôme? 1. La société française, une société perçue comme inégalitaire 2. Le diplôme, une condition perçue comme nécessaire mais non suffisante de la réussite 3. Plus que le diplôme, la volonté comme moteur de la mobilité sociale Chapitre 4: La méritocratie [scolaire], un modèle juste? 1. Le diplôme, un critère de différenciation sociale moins légitime que d'autres 2. Le diplôme mesure-t-il le mérite? 3. L'investissement humain, principale source de légitimité du diplôme Chapitre 5: Les « ratés » de la méritocratie scolaire: déclassement et inégalités sociales à l'école 1. L'expérience indirecte du déclassement et ses effets sur le sentiment de justice 2. La perception des inégalités sociales à l'école: un frein à la méritocratie? 3. Une rationalisation possible des différences sociales: le témoignage des étudiants de classes préparatoires Chapitre 6: Une alternative à la méritocratie scolaire: les qualités méritoires non scolaires 1. Les qualités morales 2. Les qualités sociales 3. Les qualités pratiques 4. Les qualités intellectuelles Chapitre 7: La déclinaison du modèle méritocratique dans les différentes filières du supérieur 1. Les étudiants de STS: la méritocratie contre l'école 2. Les étudiants de CPGE: la justice sociale comme reconnaissance des titres scolaires 3. Les étudiants de l'Université: des conceptions hétérogènes 4. L'attitude ambivalente des étudiants d'IUT
Quelle est la place de l'école dans une société méritocratique? Privilégiant une approche subjective de la méritocratie, et mobilisant des données statistiques et une enquête de terrain, cet ouvrage étudie les représentations sociales du mérite et des diplômes. Il montre que la popularité a priori du modèle méritocratique contraste avec les critiques qui sont adressées au système scolaire. Derrière le « mérite », se cachent en réalité un grand nombre de significations, affectées par l'expérience scolaire et sociale de chacun. À une époque où le mérite est abondamment mobilisé, notamment dans la sphère politique, l'ouvrage contribue à enrichir le débat public en soulignant la complexité du raisonnement méritocratique et les enjeux sociaux de sa mobilisation au sein de l'école.
Les études... et à côté ? Les modes de vie des étudiant-e-s Dossier coordonné par Marie-Paule Couto, Elise Tenret et Elise Verley. Partant du constat que le vie étudiante est souvent réduite à sa dimension studieuse, ce numéro thématique propose une analyse spécifique des "à-côtés" des études, dans un contexte de transformation de l'enseignement supérieur. Dans quelle mesure ces à-côtés sont-ils des espaces d'expérimentation pour les étudiant-e-s, un temps suspendu propre à la jeunesse ? Sont-ils au contraire instrumentalisés pour la réussite ou l'insertion professionnelle ? Les six articles qui composent ce numéro explorent différentes facettes des à-côtés des études, qu'il s'agisse des voyages, des pratiques culturelles ou sportives, des démarches administratives ou encore des conditions économiques des étudiantes. En mettant en évidence les inégalités y compris dans la manière de vivre les à-côtés des études, ils montrent l'actualité et la pertinence de les analyser pour comprendre le monde étudiant.
Comment j'ai tué la Troisième Internationale situationniste est un bref roman iconoclaste sur le petit monde agité de l'ultra-gauche. Le mardi 6 août 1983, dans un Paris écrasé par la canicule, une quarantaine de révolutionnaires se réunissent au fond d'une cave. L'enjeu est énorme. Ils veulent fonder la Troisième Internationale situationniste. Leur déconfiture sera à la mesure de l'enjeu. Cela n'empêchera pas les deux principaux protagonistes, le saturnien mélancolique, Jérôme Malsain, et le provocateur pathologique, Jean-Luc Noyé, de continuer à gémir et à fanfaronner.
Une vieille prostituée atteinte d'un cancer, à un stade avancé, confie à son fils des bribes éparses de sa vie. Au fil de ce récit décousu et aviné, de ces histoires morcelées et discontinues se mêlent, dans la tête du garçon, des souvenirs plus anciens et un présent fictif qui vont donner un semblant d'humanité à la gouaille de sa mère. Tout oppose le fils aux m?urs contestataires et sa mère qui, en évoquant indifféremment le milieu du grand banditisme, le Bruxelles des années cinquante, la dernière guerre mondiale, ses problèmes de santé ou le génocide arménien, cherche à lui faire accepter sa vénalité agressive non plus comme une fatalité mais comme une rédemption. Accablé et fasciné, le fils se sent envoûté, foulé aux pieds, privé de lui-même. Elle est si forte! Ce portrait d'une mère est plus grinçant encore que ne l'était Comment j'ai tué la Troisième Internationale situationniste (La Différence, 2004), à propos duquel Gérard Guégan écrivait dans Sud Ouest: "Tenret est doué, il écrit drôlement et c'est un joli roman picaresque, et parfois rabelaisien qu'il nous offre."
Mecquenem Isabelle de ; Drouot Benoît ; Roder Iann
30 questions pour comprendre la laïcité : principes, enjeux et pratiques dans la France d'aujourd'hui. A travers une approche historique et documentée, 30 questions pour mieux comprendre les principes de la laïcité : école, armée, sport, entreprise, espace public... l'ouvrage montre comment la laïcité s'applique en France aujourd'hui
Résumé : Musicien, compositeur, premier directeur de la musique du ministère de la Culture, Marcel Landowski est reconnu comme l'initiateur d'une politique musicale nationale à la fois ambitieuse, originale et durable qui laisse aujourd'hui des institutions toujours vivaces, favorisant le développement des pratiques musicales. Le présent ouvrage s'attache à rappeler l'action de cette figure importante de l'histoire culturelle française, inventeur d'une politique musicale démocratique auprès d'André Malraux. Il nous fait également découvrir son combat en faveur de l'éducation musicale au sein de l'Education nationale, puis auprès de Jacques Chirac, Premier ministre, où il fut l'artisan d'une loi-programme sur les enseignements artistiques, la loi du 6 janvier 1988, qui devait " permettre à tous les enfants de France d'accéder aux grandes oeuvres qui ont jalonné l'histoire des hommes et surtout d'accéder à la pratique d'un art ". Homme de conviction, grand humaniste et grand serviteur de l'Etat, il nous laisse, comme l'écrit Maryvonne de Saint Pulgent dans sa préface, un bilan que très peu de grands administrateurs peuvent revendiquer.
La presse et la télévision évoquent chaque jour les difficultés de ce qu'on appelle pudiquement "les cités" ou " les quartiers" de banlieue. Pourtant, ces " grands ensembles " de logements, puisqu'on les dénommait ainsi lors de leur construction, faisaient l'objet d'un consensus de la part des architectes et des urbanistes, des élus et des politiques, et même de l'opinion. Ils étaient l'application des théories du " mouvement moderne " inscrites dans la Charte d'Athènes. Ils ont offert à leurs premiers occupants (des jeunes ménages avec enfants de revenus moyens) un espace et un confort dont on disposait rarement ailleurs. Mais leur occupation a changé. Les plus aisés sont devenus propriétaires d'une maison. Les plus pauvres sont restés, rejoints par d'autres pauvres (souvent des étrangers). Ces grands ensembles sont aujourd'hui des enclaves dans la ville. Leurs habitants se sentent exclus. Beaucoup de jeunes recourent à des trafics (de drogue et autres) et à la violence, voire à des émeutes. Ce sont les quartiers sensibles, dont la politique "de la ville" n'arrive ni à intégrer les habitants, ni à améliorer le cadre. Pour y parvenir, il faudra beaucoup d'efforts, de l'argent, du temps et surtout un immense effort de solidarité. Tout est donc encore possible: c'est ce que s'attache à démontrer cet ouvrage passionnant.
Ce rapport de la Cour des comptes vise à identifier les principaux axes de la réforme de gestion de l'Institut de France constitué de cinq académies. La loi de programme pour la recherche du 18 avril 2006 a érigé l'Institut et les Académies en personnes morales de droit public à statut particulier placées sous la protection du Président de la République. La Cour a de nouveau examiné la gestion des institutions du quai de Conti et l'utilisation de leur patrimoine pendant les années 2014 à 2020. Ces institutions se trouvent aujourd'hui confrontées à une situation financière déséquilibrée en raison de négligences de longue date, auxquelles elles n'ont pas remédié depuis le dernier rapport de la Cour, et d'une succession d'évènements récents, parmi lesquels la crise sanitaire et le retrait anticipé de l'Aga Khan du domaine de Chantilly. Le soutien exceptionnel de l'Etat met en évidence l'impérieuse nécessité où se trouvent l'Institut et les académies de réformer leur gestion.
Un enfant, c'est un mélange entre un chat, une alarme incendie et un tube de colle. " Bienvenue dans la jungle de l'école ! Vous êtes instit', parent, ATSEM ou papi de corvée ? Peu importe, ce livre est pour vous. Alors accrochez-vous à la poignée de votre trottinette licorne et profitez du voyage ! Avec quelques tuyaux et beaucoup d'autodérision, Elodie Poux nous prouve qu'on peut survivre aux méandres du système scolaire jusqu'à remplir Zénith et Arena ! L'humoriste revisite l'école avec une tendresse irrévérencieuse et son livre furieusement jubilatoire nous donne des ailes ! " Comme au zoo, il vaut mieux lire le panneau avant d'approcher la bête. " LA PRESSE EN PARLE " Un livre drôle, souvent mordant mais toujours tendre sur le trio infernal enfant-éducateur-parent. " Santé magazine " Cela faisait longtemps que je n'avais pas autant ri de mon métier ! " Charivari Biographie de l'autrice : Elodie Poux , ancienne animatrice périscolaire, est devenue l'une des humoristes préférées des Français et des Françaises.
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.