En 1890, le marxiste Georges Plekhanov notait combien fut réelle l'influence de Tchernychevski et de son Que faire ? ? écrit et publié en 1863 ? sur des générations de révolutionnaires russes : " Qui n'a lu et relu ce livre fameux ? Qui n'a subi son attrait et son influence bénéfique, qui ne s'est purifié, amélioré, fortifié, enhardi ? Qui, après avoir lu ce roman, n'a réfléchi sur sa propre vie, n'a pas soumis ses propres aspirations et inclinations à un examen rigoureux ? Nous en avons tiré la force morale et la foi en un avenir meilleur. " Rééditer Que faire ? aujourd'hui c'est permettre de retrouver ces années 1850-1860, une période charnière où émerge en Russie l'intelligentsia, un nouveau groupe social ouvert à la pensée politique occidentale, tout en restant arc-bouté sur les refus slavophiles envers la culture libérale bourgeoise européenne. A l'évidence, ce roman politique est un marqueur dans l'histoire du bolchevisme. On connaît d'ailleurs son impact sur la structure mentale du jeune Lénine. Que faire ? témoigne d'une ébauche de rapprochement entre les trois éléments fondamentaux de l'orthodoxie communiste : la promesse de perfection contenue dans l'utopie, la violence rédemptrice et la sacralisation de la connaissance du mouvement historique et de ses lois. Nikolaï Tchernychevski est un philosophe, critique et écrivain russe, collaborateur notamment de la revue Sovremennik (Le Contemporain). Emprisonné en 1862 pour avoir appelé les paysans à la révolte, Tchernychevski écrit en détention son ouvrage le plus célèbre, Que faire ? Il y expose son idéal de vie et sa vision d'un socialisme qui le rend proche des utopistes. Portée aux nues par l'intelligentsia progressiste et révolutionnaire, la conception du monde de Tchernychevski sera la cible de Dostoïevski, dans Crime et châtiment notamment. Jugé et exilé en Sibérie en 1864, Tchernychevski pourra revenir dans sa ville natale en 1889, année de sa mort. Cette réédition est précédée d'un avant-propos inédit de Vassili Rozanov.
Roman politique et utopie sociale, Que faire ? est un marqueur dans l'histoire du socialisme et des mouvements révolutionnaires en Russie. A travers des personnages qui refusent les normes établies et prônent un changement sociétal profond, l'auteur y expose son idéal de vie et sa vision du socialisme. Lénine déclara que ce livre avait véritablement contribueé à faire de lui un révolutionnaire et lui emprunta son titre pour son fameux traité politique de 1902. Nikolaï Tchernychevski (1828-1889) est un philosophe, critique et écrivain russe, porté aux nues par l'intel- ligentsia progressiste et révolutionnaire.
Résumé : Roman politique et utopie sociale, Que faire ? est un marqueur dans l'histoire du socialisme et des mouvements révolutionnaires en Russie. A travers des personnages qui refusent les normes établies et prônent un changement sociétal profond, l'auteur y expose son idéal de vie et sa vision du socialisme. Lénine déclara que ce livre avait véritablement contribué à faire de lui un révolutionnaire et lui emprunta son titre pour son fameux traité politique de 1902.
Que faireA ? Les hommes nouveaux, est publié en 1863 alors que son auteur est emprisonné à Saint-Pétersbourg. Le roman se veut une réponse à Pères et Fils d'Ivan Tourgueniev, paru l'année précédente. Son héros, Rakhmetov, devient rapidement un emblème du matérialisme et du radicalisme russe. Rakhmetov mène une vie d'ascète lui permettant de s'améliorer physiquement, intellectuellement et moralement, avant de se tourner vers la politique au bénéfice du peuple. Il devient un "révolutionnaire professionnel" . Durant le rêve d'un des personnages, le roman décrit une société qui confine à une sorte de bonheur sur terre. L'auteur nous offre une vision idéologique, qui résout les tensions sociales par une réforme de l'éducation, par la compétition et l'assimilation culturelle de l'Europe occidentale. On y perçoit un avènement de la sécularisation, de l'influence de la science dans un monde toujours dominé par l'agriculture, le christianisme et la traditionâ¦
Roman politique et utopie sociale, Que faire ? est un marqueur dans l'histoire du socialisme et des mouvements révolutionnaires en Russie. A travers des personnages qui refusent les normes établies et prônent un changement sociétal profond, l'auteur y expose son idéal de vie et sa vision du socialisme. Lénine déclara que ce livre avait véritablement contribueé à faire de lui un révolutionnaire et lui emprunta son titre pour son fameux traité politique de 1902. Nikolaï Tchernychevski (1828-1889) est un philosophe, critique et écrivain russe, porté aux nues par l'intel- ligentsia progressiste et révolutionnaire.
Publié pour la première fois en 1974, ce roman a connu un destin sinueux, à L'image de son autrice. Rescapée des camps nazis, personnalité singulière, Mária Földes n'a cessé d'être hantée par les questions de la mort et de la survie. Elle a tenté, par l'écriture et le théâtre, d'explorer ses traumatismes à L'échelle personnelle et collective en vue de redéfinir la dignité humaine. Avec La Promenade, Mária Földes propose une véritable oeuvre littéraire, qui dépasse largement le cadre du témoignage historique. Sous la forme d'un monologue intérieur, parfois poétique, souvent ironique, le texte accompagne une déambulation dans les rues de sa ville. Au fil de cette marche, des images affleurent, surgissant comme des éclats de mémoire – chaque détail devient prétexte à L'irruption de réminiscences et pensées morcelées. La force particulière de ce livre tient dans la façon dont un souvenir en appelle un autre : l'enfance lumineuse, presque féerique, puis l'adolescence brisée en mille morceaux dans les camps, la grisaille communiste de l'après-guerre, les nouveaux traumatismes de la vie adulte. Il en résulte une méditation existentielle sur l'identité, la mémoire et la survie. Les événements reprennent corps avec une intensité saisissante, donnant à qui lit La Promenade la sensation d'avancer pas à pas au côté de la narratrice, en témoin silencieux de son errance intérieure.
Ce volume de saint Nicolas Vélimirovitch (1880-1956) rassemble Pensées sur le bien et le mal et Leçons spirituelles (L'ARC de la vérité et LABC de la victoire), réflexions spirituelles brèves mais profondes qui explorent la nature fondamentale de l'existence. Pensées sur le bien et le mal transcende le simple cadre éthique suggéré par son titre, embrassant des perspectives théologiques, cosmologiques, anthropologiques et psychologiques, toutes intrinsèquement liées à la quête spirituelle. L'auteur y manie avec habileté les oppositions et les paradoxes, dans le but de pousser le lecteur à la réflexion et le faire progresser dans sa compréhension du véritable sens de sa vie et du monde qui l'entoure. Les deux oeuvres qui constituent les Leçons spirituelles ont comme particularité de s'adresser directement au lecteur. Alors que Pensées sur le bien et le mal restait marqué par l'époque, encore récente, où l'auteur avait fréquenté les sagesses orientales, les Leçons sont plus centrées sur le Christ, l'Evangile et les modalités de la vie spirituelle chrétienne. La première a pour titre L'ABC de la vérité, car la vérité est le Christ lui-même et ne se trouve que dans la vie en Christ. Et si la seconde s'intitule L'ABC de la victoire, c'est parce que seuls le Christ et la vie chrétienne permettent de surmonter les difficultés et les obstacles que l'homme rencontre dans son existence, venant de l'intérieur de lui-même ou de son environnement. Imprégnées de la conviction de la victoire ultime du fidèle, ces réflexions et conseils insufflent vigueur et espoir, baignés dans l'optimisme qui domine l'ensemble de l'oeuvre de saint Nicolas Vélimirovitch.
Héros d'une tragédie historique qui a inspiré de nombreux écrivains et passionné des générations d'historiens, le tsar Paul Ier (1754-1801) fait partie de ces obscurs monarques mis aux oubliettes de l'histoire. Introverti, fragile et mal-aimé, il succède à sa mère Catherine II en 1796, mais son règne bref et chaotique s'achève par son assassinat, en 1801. Méprisé par la cour, en conflit avec la noblesse et l'armée, Paul Ier prend des décisions controversées qui alimentent des rumeurs de démence. Sa mise à mort, orchestrée par des conspirateurs de haut rang, avec l'implication de son fils, le futur Alexandre Ier, reste toujours une énigme. Constantin de Grunwald analyse la personnalité complexe de Paul Ier, les causes de sa chute et les conséquences de son assassinat. Il a utilisé des sources historiques de première importance, en particulier des témoignages de contemporains ainsi que des archives anglaises, françaises et suédoises.