Pourquoi les citoyens votent-ils ? N'est-il pas irrationnel pour un individu agissant selon son propre intérêt de se déplacer aux urnes quand les bénéfices qu'il peut en escompter sont indépendants de sa contribution ? En effet, l'arbitrage coût-bénéfice montre qu'il est préférable pour un citoyen de s'abstenir afin de profiter des avantages de l'élection sans en supporter le coût associé. C'est ce qui est communément appelé le paradoxe du vote. Afin de lever ce paradoxe, plusieurs arguments aussi divers que le sens du devoir, la pluralité politique, l'identification à un candidat, et bien d'autres encore ont été avancés. Pourtant aucune de ces solutions n'apporte de réponse ferme. Tout l'objet de cet ouvrage est de reprendre certaines des explications formulées et d'en cermet les limites, aussi bien dans leur cohérence interne que dans leur adéquation avec les données empiriques. Il s'agit de voir en quoi ce qui, en apparence, paraît être une solution acceptable ne l'est pas quand elle est formulée en termes de choix rationnel. Ainsi, l'ouvrage s'articule autour d'un va-et-vient entre une problématique (le comportement de vote) et une méthodologie (le choix rationnel) en montrant comment la problématique met en lumière les limites et les avantages de la méthode et, inversement, comment la méthode met en valeur les spécificités du comportement de vote et la difficulté à le saisir.
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Nombre de pages
223
Date de parution
15/05/2013
Poids
259g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782713224065
Titre
Le paradoxe du vote
Auteur
Tazdaït Tarik, Nessah Rabia
Editeur
EHESS
Largeur
120
Poids
259
Date de parution
20130515
Nombre de pages
223,00 €
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Résumé : Pourquoi se révolte-t-on ? Bien que l'on dispose de suffisamment d'informations sur les diverses révolutions qui ont eu lieu, les motivations de l'engagement révolutionnaire restent encore aujourd'hui une énigme. Cet engagement est d'autant plus difficile à cerner que, en s'y prêtant, les individus prennent des risques énormes. Il paraît donc beaucoup plus avantageux de laisser les autres s'engager et de profiter des gains de la révolution sans en supporter les coûts associés. Cela donne, au moins, une raison de privilégier le laisser-faire à l'engagement révolutionnaire. Mais c'est là un résultat problématique puisque l'on sait très bien que des révolutions ont déjà vu le jour. A travers le prisme du choix rationnel, cet ouvrage revient sur les différents arguments développés par les sciences sociales dans leur diversité afin d'en proposer une analyse critique. Il en ressort que la difficulté à appréhender les structures sociales explique en partie les limites des analyses proposées.
La question de la confiance interpersonnelle suscite un intérêt très particulier tant elle concerne l'ensemble des sciences sociales, induisant par là même une profusion de théories concurrentes. Bien que la démarche privilégiée soit celle de l'économie, l'ouvrage n'en préserve pas moins une dimension pluridisciplinaire. Ce regard pluridisciplinaire est d'autant plus nécessaire qu'en s'appuyant sur l'expérimentation en laboratoire, l'économie s'est ouverte à la psychologie sociale, offrant ainsi de nouvelles perspectives quant aux ressorts de la confiance. Ces développements récents ont permis d'entrevoir le comportement humain non plus sous le seul angle de la raison économique mais comme un arbitrage entre cette même raison et le souci d'autrui. Cette évolution s'est également accompagnée de l'émergence de nouveaux outils, à l'image des jeux psychologiques, qui ont le mérite d'offrir des explications en termes d'intentions et d'émotions. Ainsi, en dotant l'individu d'un contenu psychologique et/ou émotionnel, il devient possible d'appréhender plus finement la logique inhérente au comportement de confiance. Destiné à un public d'étudiants de Master et de Doctorat, et de chercheurs en sciences sociales, cet ouvrage fournit un cadre et des outils d'analyse à même de saisir les débats en cours sur la question de la confiance. Biographie: Tarik Tazdaït, économiste, est chargé de recherches au CNRS au sein du CIRED (UMR CNRS 8568 et EHESS). Ses travaux portent sur les négociations internationales et les développements de la théorie des jeux, domaines dans lesquels il a publié plusieurs articles dans des revues à comité de lecture (Ecological Economics, Public Choice, Applied Mathematics Letters,...) ainsi que des ouvrages en collaboration.
Que serait une société sans coopération ? Comment expliquer l'émergence d'un ordre social stable à partir d'individus privilégiant leur propre intérêt ? Peut-on surmonter les paradoxes du dilemme du prisonnier ? Doit-on affaiblir la rationalité des agents pour y parvenir ? A travers le prisme de la théorie des jeux, cet ouvrage apporte des réponses en mobilisant les arguments développés par les sciences sociales dans toute leur diversité (économie, philosophie, science politique, sociologie, anthropologie ou encore psychologie). L'analyse de la coopération est menée à la fois dans le cadre du modèle de choix rationnel et dans celui de rationalité limitée proposée par la théorie des jeux évolutionnaires. La complémentarité de ces deux approches plaide pour une vision renouvelée de l'agent économique et permet ainsi d'en appréhender toute la complexité.
Au lendemain des attentats du 13 novembre 2015, des personnes de tous horizons se sont rassemblées dans les rues de Paris, aux abords des lieux attaqués, pour rendre hommage aux victimes. Des mémoriaux se sont formés, faits de milliers de messages, de bougies, de fleurs et d'objets les plus divers. Durant des semaines, les Archives de Paris en ont collecté le contenu qui appartient aujourd'hui au patrimoine national. Fruit d'une collaboration inédite entre chercheurs et archivistes, cet ouvrage enrichi de près de 400 photographies revient sur cette transformation et constitue ainsi un véritable livre-mémorial. Les textes de ce livre retracent le parcours de ces mémoriaux et sont autant de reportages illustrés sur leurs aspects, leur collecte ou leurs usages sociaux. Des courtes notices les accompagnent sur des sujets aussi divers que les citoyens s'étant érigés en gardiens des mémoriaux éphémères, le rôle des agents de nettoyage de la Ville de Paris dans le travail de collecte, la mémoire des attentats de 2015 à Saint-Denis, ou encore la relation particulière des supporteurs du PSG à la mémoire des attentats du 13 novembre. Eclairant sous un angle nouveau un événement majeur et récent de l'histoire de France, cet ouvrage est à son tour un mémorial unique et précieux, une réflexion originale et illustrée sur la manière dont une société est appelée à ne pas oublier.
Molho Tony ; Fleming Katherine E. ; Ginzburg Carlo
Sans m'attribuer le mérite de ma survie, le fait est que j'ai miraculeusement survécu. C'est à l'altruisme et à la bonté de certaines personnes, ainsi qu'à la chance que je le dois". Tony Molho retrace, dans un récit à la fois sensible et historique, son enfance en Grèce durant les années 1940, alors que la menace de la déportation par les nazis pèse sur sa famille. Caché chez un couple sans enfant, dans un train, au coeur d'un couvent, il échappe à la mort grâce à la détermination de ses parents et à la gentillesse des autres, des gens ordinaires - voisins, amis, inconnus - souvent modestes qui lui portent secours. Des années plus tard, Tony Molho, passé d'un pays à un autre, d'une langue à une autre, revient sur cette période fondatrice. Il y déploie une réflexion sur l'histoire, la mémoire, l'effacement de la communauté juive de Salonique et interroge la manière dont la conscience du traumatisme de la Shoah l'a aidé à comprendre le cours de sa propre vie.