
Journal des jours tremblants. Après Fukushima précédé de Trois leçons de poétique
Invitée à donner trois leçons de poétique à l'université deHambourg, Yoko Tawada prononce sa première conférence le4 mai 2011, moins de deux mois après la catastrophe quimarque d'ores et déjà un tournant décisif de l'histoire du Japonmoderne. Son propos s'en trouve, dès lors, transformé. Le nomde Fukushima s'inscrit désormais à côté de celui de Hiroshimacomme un emblème de la relation problématique que le Japonentretient avec sa propre insularité et avec l'altéritéoccidentale. Ces conférences sont l'occasion de s'interroger surl'image du Japon en Occident depuis trois siècles. Après avoirtenté de concilier le strict isolement qui préservait sa cultureavec l'établissement de relations commerciales trèscirconscrites, le Japon a fini par accueillir sans retenue lamodernité occidentale. Evitant le piège qui consisterait à jugerune culture par l'autre, Yoko Tawada préfère éclairer lestransferts et les glissements de sens opérés par l'Histoire, afinde mieux comprendre le présent. Les thèmes de ces leçonsentrent de ce fait en résonance avec les textes que laromancière a publiés dans la presse germanophone en réactionà la récente catastrophe nucléaire. Augmentés d'un texte plusrécent écrit en japonais, ils illustrent la vigilance critique del'auteur et constituent une première réponse à l'injonction"d'écrire après Fukushima".
| Nombre de pages | 116 |
|---|---|
| Date de parution | 16/02/2012 |
| Poids | 167g |
| Largeur | 143mm |
| EAN | 9782864326670 |
|---|---|
| Titre | Journal des jours tremblants. Après Fukushima précédé de Trois leçons de poétique |
| Auteur | Tawada Yoko ; Banoun Bernard |
| Editeur | VERDIER |
| Largeur | 143 |
| Poids | 167 |
| Date de parution | 20120216 |
| Nombre de pages | 116,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Narrateurs sans âmes
Tawada YokoVoici les textes d'une nomade. Voyageant à travers les continents, les mots et les alphabets, Yoko Tawada perçoit et fait percevoir une étrangeté sidérante dans le quotidien moderne : les voyages, les villes, la nourriture, la surface des visages entrevus. Ce que l'on jugeait banal perd de son évidence, devient relief et parfois abîme ; à l'inverse, ce que nous croyons être profondeur de notre pensée occidentale en est ébranlé. La tête n'est qu'une partie du corps qui écrit, caisse de résonance traversée par les voix qui viennent se fixer, en apparence, sur les signes étranges et étrangers que sont les lettres.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER11,66 € -

Opium pour Ovide. Notes de chevet sur vingt-deux femmes
Tawada YokoDans le décor ultra-contemporain d'une grande ville moderne, Hambourg, se croisent les destins de 22 femmes d'aujourd'hui auxquelles Yoko Tawada a donné des noms repris des Métarmorphoses d'Ovide, car leurs expériences rejoignent en profondeur la fragilité de l'âme et du corps qui fascinait déjà le poète antique. La romancière se sert de scènes très quotidiennes pour éclairer le passé, les obsessions, la situation sociale de ses personnages, leurs bonheurs et leurs malheurs. Traduit de l'allemand. Du même auteur : Narrateurs sans âmes.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER13,18 € -

Out of Sight. Fukushima à l'abri du regard
Tawada Yoko ; Parodi DelphineLa catastrophe nucléaire de Fukushima a durablement bouleversé les relations autrefois intenses entre les individus, leur communauté et les cycles de la nature. Comment vivre alors dans un nouvel environnement ? Telle est la question qu'évoque ce livre dans un dialogue à plusieurs voix : celle de la photographe Delphine Parodi, dont les diptyques, entre paysages intimes et portraits d'habitants, suggèrent l'altération de leur rapport au lieu et l'importance de la mémoire individuelle. Et celle l'écrivaine japonaise Yoko Tawada qui, par 24 poèmes rapportés de Fukushima, parachève un subtil équilibre entre visible et invisible. En donnant forme à ce qui reste une menace constante mais imperceptible, ce livre se veut un rappel universel à la conscience collective en temps de pandémie.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER29,00 € -

Le Sommeil d'Europe
Tawada Yoko ; Banoun BernardMon voyage intérieur vers l'Europe commença dès l'instant où, m'étant inscrite à un cours d'allemand à Tokyo, j'ouvris le manuel. Prononcer l'alphabet autrement que pendant les cours d'anglais eut un effet libérateur. Mozart sonnait enfin comme Mozart puisque je ne prononçais plus le z comme dans zéro, mais comme dans pizza, donc plutôt d l'italienne, et par conséquent à l'européenne. [...] Mon insolence juvénile me donnait l'illusion d'avoir parcouru déjà la moitié du chemin vers l'Europe."Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER8,50 €
Du même éditeur
-

Toutes les époques sont dégueulasses. Ré(é)crire, sensibiliser, contextualiser
Murat LaureLaure Murat, autrice et professeure à l’UCLA, définit dans ce court ouvrage les termes de récriture, de réécriture et/ou de censure en littérature pour que le débat soit fécond. Une base très intéressante pour nourrir votre réflexion.EN STOCKCOMMANDER7,50 € -

Goya de père en fille
Récondo Léonor deLéonor a quatre ans lorsque son père, le peintre Félix de Récondo, lui raconte l'exil d'Espagne en 1936 ; il avait quatre ans lui aussi, et fuyait avec sa mère et ses frères la guerre civile et les franquistes. En 2015, à la mort de son père, la question de la nationalité espagnole surgit, alors que la violoniste se mue en écrivaine : lui suffirait-il d'entreprendre les démarches, longues, pénibles, pour panser par le droit le sens de la filiation ? Habitée par les images de Goya (Les Désastres de la guerre) et celles de son père, qui y font écho (Prison), Léonor de Récondo lit et relie les mots et les souvenirs, l'art, la littérature et l'histoire. Entre la musicienne et le peintre, une mémoire, enfouie, trouée, se fait jour. Léonor de Récondo est née en 1976. Elle est l'autrice notamment de Amours (Sabine Wespieser, 2015), La Leçon de ténèbres (Stock, 2020) et Marcher dans tes pas (L'Iconoclaste, 2025).EN STOCKCOMMANDER7,00 € -

Moi, Marthe et les autres
Wauters AntoineDans un Paris dévasté par une catastrophe (accident nucléaire, cataclysme naturel, guerre de religion ?), un groupe de jeunes gens arpentent les rues, tentent de survivre en mangeant ce qu'ils trouvent, chantent des airs de John Holiways et fuient la violence de leurs ennemis en cherchant un ailleurs. Car ce monde en lambeaux, il s'agit malgré tout de l'habiter, de s'y vêtir et d'y trouver des raisons d'espérer. Comment tenir ? Comment trouver en soi de quoi réjouir la vie quand tout a sombré? Ce sont les questions que se posent, avec humour et cruauté, les protagonistes de cette aventure.EN STOCKCOMMANDER12,50 € -

LE DIT DU GENJI
MURASAKI SHIKIBULe Dit du Genji", ce grand classique de la littérature universelle dont Borges disait qu'il n'a jamais été égalé, fut écrit au début du onzième siècle par dame Murasaki, une aristocrate qui vécut à la cour impériale de Heian-kyô (l'actuelle Kyôto). Cependant, écrit René Sieffert qui a travaillé à sa traduction près de vingt ans, "pas un instant je n'ai eu le sentiment d'un véritable dépaysement, ni dans le temps ni dans l'espace, mais au contraire me hantait l'impression constante d'être engagé dans une aventure mentale étonnamment moderne. Il m'a semblé découvrir des situations, des analyses, des dialogues qui pouvaient avoir été imaginés hier, si ce n'est demain." Ce "roman-fleuve", qui retrace le destin politique et la riche vie amoureuse d'un prince, le Genji, vaut autant par la vigueur de la narration que par l'évocation d'un climat, une atmosphère, un état d'âme, les accords d'une cithare ou le parfum d'un prunier en fleur - illustration parfaite de l'impermanence de ce monde et de la vanité ultime de toute entreprise humaine.EN STOCKCOMMANDER65,00 €
De la même catégorie
-

Déclaration de la personne
Jelinek Elfriede ; Fusek Sophie AndréeUn contrôle fiscal, un appartement fouillé dans ses moindres recoins, des lettres et documents personnels, accumulés depuis des décennies, épluchés : voilà qui réveille chez la narratrice colère et désir impérieux de revisiter sa propre existence, les histoires des vivants et les histoires des morts — des morts, surtout. Pour la première fois, celle qui se désigne comme "la dernière des Jelinek " assène au lecteur des éléments de sa biographie relatifs à sa famille juive exilée, déportée ou assassinée sous le nazisme. Parallèlement, elle mène une enquête implacable sur les flux mondiaux de capitaux, le profit que les Etats tirent encore aujourd'hui des biens juifs spoliés. Elle dresse un réquisitoire sévère contre les sociétés autrichienne et allemande, l'hypocrisie, le passé criminel non assumé, l'antisémitisme latent. Et, plus que jamais, contre le culte omniprésent de l'argent, qui favorise tous les stratagèmes de blanchiment, d'évasion fiscale et de fraude généralisée. Le récit, véritable tour de force d'écriture, maniant humour noir ravageur, jaillissement d'images et d'invectives, associations et jeux de mots virtuoses, renoue avec les oeuvres les plus virulentes de l'autrice.EN STOCKCOMMANDER21,90 € -

SALUT TU VAS BIEN ?
Le jour, Junon, danseuse et comédienne, jongle entre les besoins de son mari malade et les obligations du quotidien. La nuit, incapable de trouver le sommeil, elle répond aux inconnus qui lui écrivent sur les réseaux. Derrière ces profils bien sous tous rapports se cachent des scammers qui tentent de charmer les femmes pour leur soutirer de l'argent. Loin d'être crédule, Junon trouve dans ces discussions un espace de liberté où laisser libre cours à son imagination et se réinventer une vie détachée d'une réalité éreintante. Martina Hefter questionne avec finesse les différentes formes de dépendance et d'exploitation, qu'elles soient amoureuses, physiques ou financières, et livre un roman plein d'humour sur les relations à l'épreuve de la maladie, de l'âge et des désillusions du quotidien.EN STOCKCOMMANDER22,00 € -

Issa
Mahn Mirrianne ; Labourie RoseUne chose est sûre, Issa ne souhaite pas se rendre au Cameroun. La voilà pourtant dans l’avion, poussée par sa mère qui craint pour la santé de sa fille enceinte. Au pays de ses ancêtres, Issa doit suivre la voie salutaire des rituels anciens, sous l’oeil vigilant et superstitieux de ses grands-mères. Mais tout n’est pas si simple quand on est trop noire à Francfort et trop allemande à Buéa. Ce séjour sera l’occasion de se confronter à l’histoire de sa famille et de prendre conscience que les traumatismes, tout comme l’amour inconditionnel et la volonté de vivre, se transmettent de génération en génération.Traduit de l’allemand par Rose LabourieEN STOCKCOMMANDER24,00 €

