Qui doit gouverner ? Une brève histoire de l'autorité
Tavoillot Pierre-Henri
GRASSET
25,15 €
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EAN :9782246742814
Qui doit gouverner? Cette question, que chacun se pose avant de mettre son bulletin dans l'urne, est aussi celle de la philosophie politique depuis son origine. Le citoyen d'aujourd'hui est ainsi, sans toujours le savoir, l'héritier d'une longue tradition d'hésitation et de perplexité. Est-ce un seul, plusieurs ou tous, qui doivent gouverner? Et au nom de quoi? De leur compétence, de leur charisme, de leur sens du service? Vote-t-on par analyse, par fidélité, par affinité? Ce livre se propose de faire l'inventaire des grandes réponses qui ont scandé l'histoire de la politique et de la pensée. Elles nous instruisent sur la nature de la démocratie contemporaine et les dilemmes qui la traversent; car si nous sommes désormais convaincus que c'est le peuple qui doit gouverner, nous sommes encore très loin de savoir ce qu'est le peuple en vérité et quel est le portrait de son meilleur représentant. C'est pourtant là que se trouve la clé du passage à l'âge adulte des démocraties, qui, loin d'être vieilles et fatiguées, comme on le dit parfois, semblent encore trop juvéniles. Peut-être leur faut-il aujourd'hui moins « s'indigner » que prendre la mesure de l'extrême difficulté de l'exercice du pouvoir à l'âge de la mondialisation.
Nombre de pages
308
Date de parution
02/11/2011
Poids
333g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782246742814
Titre
Qui doit gouverner ? Une brève histoire de l'autorité
Auteur
Tavoillot Pierre-Henri
Editeur
GRASSET
Largeur
130
Poids
333
Date de parution
20111102
Nombre de pages
308,00 €
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Sommes-nous entrés dans l'ère du déclin démocratique, voire dans un âge post démocratique ? Admettons au moins l'existence d'une triple déception : la démocratie libérale souffre d'une terrible crise de la représentation, d'une grave impuissance publique et d'un profond déficit de sens. Autrement dit, elle aurait perdu, en cours de route, à la fois le peuple qui la fonde, le gouvernement qui la maintient et l'horizon qui la guide", P.-H.T. Pour Pierre-Henri Tavoillot, ce que nous avions pris pour un progrès acquis - la démocratie - se révèle en réalité un vertigineux chantier. Avec ce livre qui renoue avec la tradition oubliée des traités d'art politique, il nous invite à réfléchir à ce qui fait le secret de l'obéissance volontaire. Car, en démocratie, l'art de gouverner est surtout un art d'être gouverné. Comment l'envisager aujourd'hui ? Entre le cauchemar de l'impuissance publique et le spectre de l'autoritarisme, comment réconcilier la liberté du peuple et l'efficacité du pouvoir ?
Pierre-Henri Tavoillot, né le 24 mai 1965 à Saint-Étienne, est un philosophe français. Maître de conférences en philosophie à l'université Paris Sorbonne-Paris IV, président du Collège de Philosophie, membre du Conseil d'analyse de la société et co-directeur de la collection "Le Nouveau collège de philosophie"
Tout va-t-il de plus en plus mal ou de mieux en mieux ? Si tout le monde se plaint, personne ne souhaite pourtant revenir en arrière. Entre nostalgie du passé et crainte du futur, nous adorons détester notre époque. Comment expliquer ce paradoxe ? C'est l'objet du nouveau livre de Pierre-Henri Tavoillot. Crise de l'autorité, montée des peurs et des fondamentalismes, troubles dans la laïcité, déclin de la culture générale, illusions du jeunisme et phobie du vieillissement : sur tous ces sujets, il s'agit de proposer une clé qui permette non pas nécessairement d'aimer notre époque si complexe, mais de la comprendre. Car c'est poser un regard adulte sur notre temps que d'accepter qu'aucun progrès jamais ne pourra abolir le tragique.
A chaque jour son crime. Ils nous parlent, nous touchent, nous troublent, nous révèlent. J'ai voulu rassembler, sous la forme d'un almanach, ce que je sais, ce que j'ai découvert de 314 tueurs en séries, 193 autres types d'assassins et de plus de 5 700 meurtres. Serial Krimes ? Des articles de fond sur des tueurs en série français comme Landru ou Claude Lastennet, une évocation de crimes célèbres qui ont défrayé la chronique à Hollywood, l'histoire de criminels sexuels tels que Léger, Menesclou ou Soleilland, ou encore des enquêtes réalisées par des voyants. Vous lirez des reportages tirés de la presse de l'époque et le récit de certaines pratiques judiciaires oubliées. La réalité dépasse souvent la fiction, ce qui n'a pas empêché de nombreux auteurs ou scénaristes de s'inspirer des meurtres atroces que vous vous apprêtez à découvrir", S. B.
Depuis tant d'années, je tourne en rond dans ma cage, mes rêves sont peuplés de meurtre et de vengeance. Jusqu'au jour où la solution se présente enfin, la, sous mes yeux, comme une évidence : prendre le chasseur à son propre piège, l'enfermer dans un livre". Séduite à l'âge de quatorze ans par un célèbre écrivain quinquagénaire, Vanessa Springora dépeint, trois décennies plus tard, l'emprise que cet homme a exercée sur elle et la trace durable de cette relation tout au long de sa vie de femme. Au-delà de son histoire intime, elle questionne dans ce récit magnifique les dérives d'une époque et la complaisance d'un milieu littéraire aveuglé par le talent et la notoriété.
Raconter René Goscinny en bande dessinée. Et lui donner la parole, au fond, pour la première fois. Tel est le projet de cet album exceptionnel. Un événement artistique. Et un livre de tendre amitié. Catel, célèbre dessinatrice, travaille depuis quatre ans, avec l'appui et l'amitié d'Anne Goscinny, à ce "Roman des Goscinny" - un roman graphique où tout est vrai. 320 pages magnifiques, en trichromie, où Catel nous raconte la vie de René Goscinny. Sa naissance, dans le Paris des années 20, au coeur d'une famille juive, exilée de Pologne et d'Ukraine. Son père, chimiste, fils de rabbin. Sa mère, née en Ukraine, ayant fuit les progroms. Son grand-père, imprimeur de journaux yiddish. Son grand-frère moqueur, Claude. L'enfance en Argentine, bientôt. Et les passions de René : le dessin, le rire, puis l'écriture. Catel nous emmène dans un voyage familial marqué par l'histoire, entre l'Amérique et l'Europe. Tandis que le jeune René cherche sa voie, lui le "paresseux contrarié" , une partie de la famille meurt dans les camps d'extermination. René part à New York, frappe à toutes les portes, dessine et vit dans la pauvreté avec sa mère. A Bruxelles puis à Paris, il trouvera peu à peu sa vocation : non pas dessiner, mais écrire, scénario, sketchs, histoires. Goscinny crée, avec Uderzo, le personnage d'Astérix, qui devient très vite célèbre dans le monde entier ; mais aussi le Petit Nicolas avec Sempé. Et il est le grand scénariste de Lucky Luke et de Iznogoud. C'est aux portes du "célèbre village gaulois" que s'arrête le premier tome du "Roman des Goscinny" : alternant avec force et tendresse des épisodes de la vie de "René" ; et ceux racontés par sa fille Anne à son amie - donnant une vérité, une drôlerie et une émotion à ce projet fondateur.
Voici Dany Laferrière dans tous ses exils. Obligé de fuir Haïti à l'âge de 23 ans sous les aboiements d'une meute de chiens, il entame une vie d'exils, de Miami à Paris en passant par le Brésil, sans avoir ajamis vraiment quitté Montréal. Après l'Autoportrait de Paris avec chat, Dany Laferrière approfondit la veine du roman dessiné et écrit à la main. L'Exil vaut le voyage offre un point de vue original sur le sentiment de l'exil : est-ce une expérience aussi terrible qu'on le dit ? En revenant sur ce qu'on croit à tort une fatalité, Dany Laferrière nous dit combien les pérégrinations obligées, si on les accueille en ouvrant les yeux et l'esprit, nous enrichissent. Quelle occasion de rencontres nouvelles, avec des écrivains, des femmes et des chats ! Le monde regorge de richesses, et ce livre nous les fait découvrir avec charme et humour, mais aussi, parfois, un lyrisme pudique : " Je viens de parler à ma mère longuement, et je dois partir sans bagage " . Si les exils ont leur part d'arrachement, ils donnent aussi à voir le monde et des mondes. De Jorge Luis Borges à Virginia Woolf, de jazzmen solitaires en cafés bondés, de l'Amérique à l'Europe, voici de fructueux exils, avec, pour compagnons de voyage, de chapitre en chapitre, les grands exilés du monde, Ovide, Mme de Staël, Graham Greene, le grand romancier cubain José Lezama Lima, et bien d'autres.