Tatsumi Yoshihiro ; Okada Victoria Tomoko ; Bougon
CORNELIUS
34,50 €
Sur commande, 2 à 4 jours
EAN :9782360810086
Dernier livre de Yoshihiro Tatsumi, Une vie dans les marges est son ultime chef d'oeuvre sur lequel il a travaillé pendant plus de onze ans. Cette autobiographie prend racine à Osaka, où l'auteur passera son enfance, dans un Japon qui se remettait difficilement de sa défaite et des conséquences la seconde guerre mondiale.À travers une quinzaine d'années - d'août 1945 à Juin 1960 - Tatsumi met en scène son double, Hiroshi Katsumi, qui doit faire face aux problèmes financiers de son père, à l échec du mariage de ses parents, la jalousie et la mauvaise santé de son frère, et aux innombrables pièges qui l'attendent sur le marché hautement concurrentiel du manga dans la moitié du 20ème siècle.Jeune, il rêve de marcher dans les traces de son idole, Osamu Tezuka le père du manga moderne (auteur d Astro Boy, Le roi Léo, Black Jack, Prince Norman ). Il deviendra par la suite l'un de ses pairs et, parfois même son rival en terme de style.Une vie dans les marges est le témoignage exceptionnel du fondateur du genre Gekiga. «Nos aînés, écrit-il, nous avaient enseigné que la bd était comique. Il s agissait de faire rire les lecteurs. Nous ne voulions plus de cela»
Nombre de pages
460
Date de parution
24/03/2011
Poids
1 287g
Largeur
182mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782360810086
Titre
Une vie dans les marges
Auteur
Tatsumi Yoshihiro ; Okada Victoria Tomoko ; Bougon
Editeur
CORNELIUS
Largeur
182
Poids
1287
Date de parution
20110324
Nombre de pages
460,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Tatsumi Yoshihiro ; Okada Victoria Tomoko ; Bougon
Acteur incontournable d'une époque fondatrice du manga, Yoshihiro Tatsumi offre, avec Une vie dans /es marges, un témoignage exceptionnel sur les milieux éditoriaux et le Japon de l'immédiate après-guerre. Fresque autobiographique, roman social et document historique, ce livre-somme est un chef-d'oeuvre capable de toucher le passionné comme le néophyte. Pour l'amateur de bande dessinée, il donne à voir de l'intérieur la manière dont le manga s'est construit dans ces années-là, passant en peu de temps de l'âge d'or à l'âge industriel. Il invite dans cette évocation les figures mythiques de ce domaine et nous les montre telles qu'elles étaient avant que l'histoire ne les statufient. Pour le profane, Une vie dans les marges dresse un tableau unique du Japon des années d'après-guerre et de ses classes populaires luttants pour la survie quotidienne. De l'essor économique des années 1950 jusqu'aux crises des années 1960, Tatsumi dépeint avec force un pays et une société en pleine mutation. OEuvre de longue haleine dont la réalisation s'est étalée sur plus de dix ans, Une vie dans les marges est d'ores et déjà un ouvrage de référence récompensé au Japon et aux Etats-Unis par les prix les plus prestigieux.
Les connaissances indispensables pour préparer l'épreuve d'admissibilité de français du concours de recrutement des professeurs des écoles, avec des exercices corrigés et commentés.
Tatsumi Yoshihiro ; Fujimoto Satoko ; Cordier Eric
A ceux qui lui reprochaient certains de ses personnages, Balzac répondait: "Ces êtres vulgaires m'intéressent plus qu'ils ne vous intéressent; je les grandis, je les idéalise en sens inverse, dans leur laideur ou leur bêtise. Je donne à leurs difformités des proportions effrayantes ou grotesques." Tatsumi décrit, lui aussi, les infirmités du corps et de l'âme, la peur et la laideur humaine. Employés, ouvriers, étudiants ou putains, ses personnages mènent des vies machinales, tourmentés par les frustrations sexuelles et sociales, hantés par l'angoisse existentielle. C'est le drame quotidien et banal de ces marginaux que raconte la comédie humaine de Tatsumi. Le Japon contemporain rassemble tous les cercles de L'Enfer. Hommes et femmes y tournent en rond, vaincus et fatigués, désespérés et solitaires. Plus grande est la foule, plus grande est la solitude. S'il ne cède jamais au sentimentalisme, Tatsumi démontre une empathie profonde pour les égarés et les perdants que la société abandonne dans son sillage. "Nos aînés, écrit-il, nous avaient enseigné que la BD était comique. Il s'agissait de faire rire les lecteurs. Nous ne voulions plus de cela." Difficile pourtant de ne pas rire parfois à ses histoires, pour se libérer d'une poigne qui vous prend à la gorge et ne vous lâche pas avant longtemps...
Les histoires réunies dans ce volume complètent La promesse, achevant de rendre disponible l'intégralité des récits composés par Shohei Kusunoki. Elles ont pour la plupart été publiées dans Garo la légendaire revue d'avant-garde fondée en 1964 qui a révélé des auteurs aussi incontournables que Yoshiharu Tsuge Yoshihiro Tatsumi (édités tous deux chez Cornelius), accompagnant pendant les décennies 1960 et 1970 une jeunesse réfractaire au conservatisme de la classe dirigeante. Shohei Kusunoki a imaginé ces histoires entre 1968 et 1974 dans un Japon qui cherchait à se réinventer par une course à la modernité peu soucieuse du sort des classes populaires. Comme son ami Susumu Katsumata (Neige rouge, Cornelius), il fut marqué par l'apparition de Yoshiharu Tsuge, qu'il fréquenta à cette époque et dont l'influence se retrouve dans plusieurs des récits regroupés ici. Délaissant le registre contemporain sans renoncer à parier de son époque, Shohei Kusunoki s'attache à décrire avec justesse la vie du peuple, tout en lui insufflant une dimension épique. Au travers de genres aussi codés que le conte traditionnel ou le récit de samouraï, il décortique l'ambiguïté des rapports humains. Mettant à nu les sentiments qui unissent les êtres, les raisons pour lesquelles ils s'attirent et les malentendus qui les séparent, Shohei Kusunoki parvient, à travers un style limpide, à exprimer ce qui ne l'est pas. Un auteur immense qu'il est urgent de redécouvrir et de célébrer. Shohei Kusunoki est né le 17 janvier 1944 à Tokyo. souffre très jeune de graves problèmes cardiaques qui l'éloignent de l'école et le contraignent à rester le plus souvent inactif. C'est pendant : ces longues journées d'école buissonnière forcée que le jeune Shohei développe son intérêt pour les mangas, qu'il loue dans les librairies de prêt de son quartier. Il fonde un fanzine avec quelques ara qui aspirent comme lui à devenir mangakas. Ses auteurs favoris sont alors Tokao Saitô (Golgo 13, Glénat) ou Hiroshi Hirata (L'Ame de Kuydo, Akato). Mais son admiration se concentre plus particulièrement sur le grand Sanpei Shirato (Kamui-den, Kana), dont Shohei Kusunoki deviendra l'assistant en 1961, à dix-sept ans. Il publie ses propres histoires en tant qu'auteur à partir de 1964, notamment dans la revue Garo où il portage ne saine émulation auprès de Shin'ichi Abe (Un Gentil Garçon, Cornelius), Yoshiharu Tsuge (anthologie en sept volumes chez Cornelius) et Susumu Katsumata (Poissons en eaux troubles, Le Lézard noir), avec lequel il partagera un véritable compagnonnage. Cette carrière prometteuse est malheureusement interrompue par la maladie, qui le rattrape pendant l'été 1973.Il décédera l'année suivante à l'âge de 30 ans, avant que ne soient publiés les recueils qui lui valent le souvenir ému de ses admirateurs, dont nous espérons que cette traduction accroîtra le nombre.