Francesca Tatarella, qui poursuit la recherche entreprise par Alessandro Rocca (Architecture naturelle, Actes Sud, 2007), présente une série de constructions qui dialoguent directement avec la nature par leur localisation, l'emploi de techniques artisanales, l'utilisation de matériaux naturels et la prise en compte de leurs caractéristiques propres. L'ouvrage s'intéresse ainsi aux réalisations de trente artistes et architectes de cultures et de nationalités diverses, qui oscillent entre plusieurs courants d'art contemporain : architecture naturelle surtout, mais aussi Land Art, Earth Art, art environnemental, bio-art et art conceptuel. Leur démarche consiste à mettre l'observateur face au paysage, qu'il soit naturel ou urbain. Au fil des pages, on côtoie des observatoires qui repositionnent l'homme au coeur de la nature, lui offrant un point de vue inédit sur celle-ci. C'est le cas des nids de Porky Hefer, convertis en véritables maisons dans les arbres, des belvédères créés par Rintala, Eggertsson, Mestriner et Spadoni, et des macrostructures proposées par les frères Starn, sur lesquelles il est possible de monter pour observer les villes de Venise et de Rome ou la skyline de New York, procurant à l'observateur des sentiments contradictoires de fascination et de peur dues à la hauteur exceptionnelle de la structure et à l'apparente fragilité des matériaux de construction utilisés. L'attention portée au paysage implique également une prise de conscience des conditions écologiques qu'il révèle. L'ouvrage présente, à ce titre, des dispositifs au moyen desquels l'homme est encouragé à prendre soin de son environnement de manière créative. Daniel McCormick transpose sur le plan esthétique des techniques empruntées au génie biologique, tressant des tiges de saule rouge pour préserver de l'érosion les berges d'une rivière. L'agence Ants of the Prairie, elle, conçoit la Bat Tower pour abriter des chauves-souris et favoriser leur repeuplement. Enfin, deux nouvelles orientations font leur apparition. D'une part, les dispositifs qui visent à reconstituer les fonctions de l'espace urbain en rétablissant le lien social entre les habitants et en renouvelant leur regard sur l'environnement dans lequel ils vivent et travaillent, comme c'est le cas du Cityscape installé par Arne Quinze à Bruxelles. D'autre part, l'architecture naturelle peut apporter des réponses aux situations d'urgence, notamment grâce à la conception de petites surfaces habitables reproductibles et réalisables en autoconstruction.
Nicolas Mathieu ouvre pour nous une fenêtre sur le ciel avec ce roman qui n’est constitué que de déclarations d’amour. Son entrelacs de textes composent un hymne à la vie et à ses moments forts. Magnifié par les illustrations d’Aline Zalko.
Créateur des célèbres concepts de la "ville du quart d'heure" et du "territoire de la demi-heure ", Carlos Moreno a fait de la proximité le coeur battant d'un urbanisme du soin et du bien-être. Des ruelles de Tokyo aux Utopías de Mexico, de Saint-Hilaire-de-Brethmas, dans le Gard, à Busan, en Corée, il nous emmène dans un voyage mondial au contact d'initiatives concrètes qui réinventent nos manières d'habiter. Nourri de quinze années de recherches et d'expérimentations aux quatre coins du monde, l'urbaniste nous révèle une vérité essentielle : le bien-être n'est pas un luxe réservé aux métropoles privilégiées, mais un droit accessible à tous, à condition de repenser nos espaces à l'échelle humaine. Des infrastructures sociales aux services de santé, de l'alimentation locale aux mobilités douces, il trace les contours d'une nouvelle urbanité fondée sur le lien, la solidarité et la proximité heureuse.