Originaire du Perche, cousin de l'impératrice Joséphine, Maurice de Tascher entre à l'Ecole de Fontainebleau, en 1804. Nommé officier de cavalerie, il reçoit le baptême du feu à Iéna, où il est blessé. Il a vingt ans. Heilsberg, Baylen, Wagram, la Moskova, la Bérézina sont les étapes ultérieures d'une carrière militaire tissée de gloire et de souffrances. Le capitaine de Tascher meurt d'épuisement, en 1813. Au gré de son itinéraire de soldat, il avait journellement consigné dans des carnets ses descriptions des situations vécues et des lieux traversés, sous la forme de notes brèves. Celles-ci reflètent l'âme noble de leur auteur. Sans jamais s'apitoyer sur son sort, Tascher confie ses impressions de combattant avec une sincérité et une fraîcheur qui font toute la valeur et toute la force de son journal de guerre. Il nous laisse un document remarquable, qui restitue une part de vérité sur la Grande Armée en campagne.
Nombre de pages
282
Date de parution
06/08/2021
Poids
309g
Plus d'informations
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EAN
9782810010844
Titre
Journal de campagne. 1806-1813
Auteur
Tascher Maurice de ; Rollet Christophe
Editeur
GIOVANANGELI AR
Largeur
0
Poids
309
Date de parution
20210806
Nombre de pages
282,00 €
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Voici le journal de guerre d un jeune homme, embrassant la carrière des armes avant 20 ans, porté par l ambiance d une période où la gloire et la patrie chauffaient les c urs et les esprits. Voici le récit d un jeune homme qui, confronté aux réalités de la guerre lors de la campagne de 1806, narre avec objectivité et sans fard les conséquences des affrontements dont il est témoin, tant pour les militaires que les civils. Nous l accompagnons ensuite en Pologne, et s il ne participe pas directement aux batailles d Eylau et Friedland, sa description permet de saisir les duretés de cette campagne de plusieurs mois. Affecté ensuite en Espagne, confronté dès le début à l effroyable déferlement de violences qui caractérise les opérations dans la Péninsule, il subit les affres de la capitulation à Baylen. Son immense désarroi trouve néanmoins un épilogue plus heureux que celui de la plupart de ses compagnons d infortune, puisqu il figure parmi les rares privilégiés à être rapatriés en France peu après. Viendra ensuite la campagne de 1809 contre l Autriche, suivie d épisodes de la vie en garnisons. Il aura le privilège de rendre quelques visites à son auguste parente, l ex-impératrice Joséphine, et de nous en offrir en quelques traits les agréments. Voici le récit d un homme jeune, mort d épuisement à Berlin le 27 janvier 1813, au retour de la campagne de Russie, à l âge de 26 ans. Pendant la retraite, il avait assisté autant que possible mais en vain son jeune frère, décédé un mois avant son aîné qui sera resté fidèle jusqu au bout, aux siens, à ses amitiés. Ayant vécu avec honnêteté, conscient et attaché à ses devoirs patriotiques mais sensible aux humanités en toutes circonstances. Il nous lègue un témoignage étonnant de maturité, les vertus d une éducation soignée ont assurément fécondé son aisance pour l écriture. Tant en gravité qu en fraîcheur selon les circonstances, le ton du journal est remarquable d équilibre, entre sobriété des pudeurs et verve des enthousiasmes. Il est toujours plaisant. C est le récit de Maurice de Tascher, officier de cavalerie légère de la Grande-Armée, membre de la Légion d Honneur. Au terme de sa lecture, nombre d entre nous sauront qu il aurait été fort agréable de compter cet homme parmi ses amis.
La guerre d'Amérique est une revanche française sur le traité de Paris de 1763. Cette revanche se prépare avec Choiseul dès avant la fin de la guerre de Sept Ans, avec la reconstruction de la flotte, la réorganisation de l'armée et des précautions d'ordre diplomatique en Europe qui lui permettront de relever le gant le moment venu. La période 1763-1778 est donc comme une veillée d'armes française, de quinze ans, durant laquelle la France se redresse donc, tout en " guettant " l'occasion d'affronter à nouveau la Grande-Bretagne. Cette revanche n'est prise qu'à la faveur de circonstances ; ce sont les colons américains qui vont les créer. La fin de la guerre de Sept Ans se signale en effet par la naissance d'une identité américaine, et non plus anglaise, conséquence de la victoire sur une France poussée hors de ses colonies. Cette émergence aboutit à la proclamation de l'indépendance des Etats-Unis d'Amérique le 4 juillet 1776. Finalement, un corps expéditionnaire français, sous les ordres du comte de Rochambeau, débarque en Amérique en juillet 1780. Sa participation décide de l'issue victorieuse de la guerre. Cet ouvrage est un travail qui n'avait jamais été fait sur cet entre-deux-guerres. Henri Ortholan est docteur en Histoire et ancien conservateur du Musée de l'Armée. Il est l'auteur d'un grand nombre d'ouvrages d'histoire militaire.
Le champ de bataille de Waterloo compte de nombreux monuments qui perpétuent le souvenir des combattants. Au bord du chemin d'Ohain, immortalisé par Victor Hugo, une stèle marque l'emplacement occupé par la batterie du capitaine anglais Mercer. Celui-ci est l'auteur de célèbres souvenirs sur la campagne de 1815. La première partie de son journal, consacrée aux opérations des Quatre-Bras et de Waterloo, relève de l'anthologie. Mercer narre ce qu'il voit, ce qu'il entend, mais avec une acuité rare. La seconde partie relate son voyage depuis Waterloo jusqu'à Paris. Elle constitue une très intéressante description des meurs d'une France déchirée et de nouveau occupée. Rarement partial, malgré sa fierté anglaise affichée, l'auteur se comporte en gentleman, offrant autant de panache dans la vie quotidienne avec les civils que dans le danger des batailles. Témoignage de premier ordre sur les ultimes moments du Premier Empire, cette relation mérite amplement la place que la postérité lui a réservée.
La révolution politique et sociale de 1789 entraîne un bouleversement de l'art de la guerre, qui atteint sa pleine maturité sous Napoléon Ier. L'Empereur opère, en effet, la synthèse entre les théories des penseurs militaires du Siècle des lumières et les premières expériences de guerre des masses menées par les généraux de la République. Il est à l'origine de la guerre moderne. La révolution militaire napoléonienne présente de façon inédite les innovations de la guerre napoléonienne et explique les victoires impériales. Grâce à une approche thématique et cartographique, le lecteur découvre les rouages de la machine de guerre de Napoléon et comprend les ressorts de ses manoeuvres. A travers la correspondance de l'Empereur et les témoignages des combattants, le lecteur participe aussi aux travaux de l'état-major impérial, chevauche avec les aides de camp pour transmettre les ordres, marche au feu avec les grognards. Les batailles est le deuxième volume d'une tétralogie qui donne les clés des différentes composantes de la révolution militaire napoléonienne.
Des quelques semaines qui suivirent l'abdication de Nicolas II, en mars 1917, l'Histoire a seulement retenu que l'empereur déchu avait été ramené d'autorité au palais de Tsarskoïe Selo, où il retrouva sa famille, avant que tous ne fussent envoyés à Tobolsk au mois d'août 1917. Ce scénario qui a mené à la nuit sanglante du 16 au 17 juillet 1918 à Ekaterinbourg était-il pour autant écrit d'avance ? Nonobstant la pression du Soviet de Petrograd, le Tsar et ses proches auraient-ils pu sortir de Russie pendant ces quelques mois où ils n'étaient pas encore relégués en Sibérie ? Quelles furent les responsabilités des acteurs portés au pouvoir par la révolution de Février, mais aussi des gouvernements britannique et français ? Quel enchevêtrement de circonstances s'opposa à l'exfiltration de la Famille impériale ? Les archives britanniques, américaines, françaises et russes nous permettent aujourd'hui de démêler le vrai du faux, et d'apporter un éclairage révélateur sur une affaire qui fut très intentionnellement falsifiée dans les récits de ceux qui y avaient été mêlés, parfois sur l'ordre de leurs propres gouvernements. Un secret d'Etat bien gardé enfin dévoilé.