Encore un ouvrage sur le corps ! On pourrait s'en étonner et d'autant plus qu'entre son projet et sa réalisation retardée par diverses contingences, sont parus d'excellents travaux comme les deux volumes de la remarquable Histoire du corps sous la direction d'Alain Corbin, Jean-Jacques Courtine et Georges Vigarello (Seuil) en 2005, l'indispensable Dictionnaire du corps sous la direction de Michela Marzano (PUF) en 2007 ou le Dictionnaire du corps de Bernard Andrieu et Gilles Broëtsch (CNRS éditions) en 2008. Aujourd'hui, dans les sociétés occidentales, le corps est partout. Plus qu'une présence – car le corps fut toujours là, mais comme en sourdine ou en serviteur plus ou moins silencieux –, c'est une sorte d'explosion parfois bavarde dans les publicités, les images, les représentations, les discours, les pratiques, les marchés, les techniques, les savoirs, les valeurs et les politiques. Depuis les années 60, par les médias, les transformations des moeurs, les progrès et la vulgarisation de la science, les biotechnologies nouvelles, à la faveur de la place prise par la santé dans la vie personnelle comme dans l'économie ou dans les politiques des Etats qui peinent à demeurer providence, le corps est devenu un point de convergence universellement visé sans cesser d'être multiple, divers, changeant et néanmoins toujours opaque et parfois bien énigmatique. Qu'est-ce qui emporte le corps et nos corps dans ce mouvement accéléré sans précédent ? Y verra-t-on d'abord l'accomplissement des promesses modernes de nos libérations ou les risques de nouvelles aliénations à travers de nouvelles obligations et des contrôles sociaux plus insidieux ? Sommes-nous à l'aube du nouvel âge d'une démocratie consacrée au bien-être corporel de chacun ou face aux spectres de nouveaux biopouvoirs, arrimant toujours davantage les corps à l'ordre de l'hypercapitalisme par les moyens de l'hypertechnologie ? Sommes-nous finalement face à une utopie libertaire ou à une déraison sournoisement liberticide ?
Nombre de pages
390
Date de parution
01/07/2015
Poids
600g
Largeur
155mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782343020365
Titre
Mana Hors-série : Corps et société
Auteur
Tarot Camille
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
600
Date de parution
20150701
Nombre de pages
390,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
En deçà de la profusion des religions historiques, des Eglises et des sectes, la religion tient à la nécessité pour les sociétés humaines de se créer des symboles et des interdits pour lier leurs membres et refouler leur violence. On peut donc voir dans cette combinaison de symbolique et de sacré, comme dans les langues d'Esope, la meilleure ou la pire des choses, une exigence anthropologique ou un obstacle à l'historicité. La modernité avait espéré dépasser cette ambiguïté par le progrès de la rationalité u la réalisation d'utopies politiques qui promettaient monde de valeurs univoques. Leur disqualification et d'entrevoir les raisons socio-anthropologiques des transformations actuelles de ce refoulé religieux, qui ne nous avait jamais vraiment quitté et avec lequel il faudra réapprendre à vivre.
L'actualité offre le spectacle apparemment paradoxal d'un monde des religions pris en tenaille entre deux familles de formes extrêmes : les unes, si idéologiques donc exclusives qu'elles justifient la violence, même terroriste, pour imposer leurs frontières ; les autres, si utopiques, donc iréniques ou angéliques, qu'elles recherchent une spiritualité dépassant toute espèce de frontière, religieuse ou autre. L'islam contemporain pris entre djihadisme, wahhabisme et soufisme, n'est pas le seul particulièrement affecté par cette contradiction. Elle met aussi es sciences sociales au défi d'en rendre compte. Pour y parvenir, il faut repasser par les grands conflits qui ont structuré les théories du social et de la religion, comme celui de René Girard, avec le structuralisme de Lévi-Strauss. Il faut ensuite reprendre de manière méthodique et critique les concepts de base qui servent à ces sciences, comme le dit Danièle Hervieu-Léger, "à penser la religion", comme "symbolique", "sacré", "violence", "idéologie", "utopie", "sécularisation", "laïcité", "radicalisation", "sacrifice", "autosacrifice", "ascèse", "spiritualité", etc. Aussi le présent ouvrage conjoint-il, à la démarche pédagogique d'un cours d'introduction aux sciences sociales des religions, un questionnement critique de leur opérationnalité. Au final, l'analyse des phénomènes de radicalisation confirme la victoire de la sociologie wébérienne des valeurs sur leur réduction marxiste au matérialisme économique de l'intérêt. Les valeurs et leurs conflits appartiennent à l'infrastructure des sociétés humaines parce que c'est sur leur base que se construisent les identités, les mémoires collectives et leurs frontières, légitimées par les polarisations entre valeurs et antivaleurs. Pour tenter d'expliquer le fonctionnement de cette dialectique, on avance, sous deux néologismes, l'idéal-type de l'"archéoreligion" et de la "pharmac/kologie", deux notions neuves pour deux très vieilles choses, qui concernent la sociologie et la physiologie des émotions collectives. Deux notions qui permettent aussi, par comparaison, de comprendre différentiellement où travaillent les religions historiques d'Orient et d'Occident, comme les grandes idéologies séculières, dans k diversité presque infinie des courants qui les traversent et les opposent non seulement mut autres mais parfois à elles-mêmes.
La question de la religion - de son essence, de sa fonction, de son origine - a été centrale dans la sociologie et l'anthropologie classiques. Pour la tirer des impasses et de la stagnation où elle est reléguée de nos jours, Camille Tarot propose ici un bilan critique des ?uvres des meilleurs comparatistes, à travers leurs théories si contradictoires de la religion. Huit auteurs principaux sont soumis à examen: Emile Durkheim, Marcel Mauss, Mircéa Eliade, Georges Dumézil, Claude Lévi-Strauss, René Girard, Pierre Bourdieu et Marcel Gauchet. L'important en la matière est d'abord d'esquiver les faux irénismes comme les querelles stériles ou haineuses, pour confronter les doctrines en profondeur et systématiquement. Ensuite, de déceler l'impensé et les refoulements que produit chaque cadre théorique, pour proposer le modèle ou l'idéal-type de la religion qui paraît le mieux fondé. Au fil de cet examen, il apparaît que l'essence du fait religieux est à rechercher à l'intersection du symbolique et du sacré, à comprendre à partir des fondations d'Emile Durkheim et de Marcel Mauss, complétées par les apports de René Girard. La possible fécondité du modèle qui se dégage ainsi s'atteste par sa capacité à relire les sources et à renouveler en profondeur les vieux problèmes des fonctions de la religion, qui n'avaient guère avancé depuis Emile Durkheim. Biographie: Camille Tarot. professeur de sociologie à l'université de Caen, spécialiste polyglotte d'histoire des religions, est notamment l'auteur de De Durkheim à Mauss, l'invention du symbolique (La Découverte / M.A.U.S.S, 1999, un livre qui à coup sûr fera date écrivait Danièle Hervieu-Léger).
Pourquoi n'ai-je plus de désir alors que je l'aime toujours ? Pourquoi le désir s'épuise-t-il ? Quelles sont les conséquences pour notre couple ? Comment se retrouver ? Perçue comme indispensable à l'équilibre du couple, la sexualité y occupe pourtant une place mal estimée. Les couples qui pratiquent des activités sexuelles sans désir réciproque, "pour faire plaisir ou pour rassurer", finissent paradoxalement par malmener leur lien. Le désir s'épuise et l'expression de la tendresse s'amenuise. Une distance émotionnelle se forme en semant te doute sur ta stabilité du couple. Ce processus de désengagement intime se nomme te burn-out sexuel. Ce livre fait le point sur tes attentes psychologiques, relationnelles, culturelles et sociales qui pèsent sur la sexualité des couples. A partir de témoignages et d'une analyse systémique de l'intimité des couples, la sexualité peut être redéfinie comme le fruit d'une relation réinvestie et non plus comme une ressource acquise et inépuisable. Libérés des contraintes du désir à tout prix, tes couples peuvent retisser un lien apaisé et à nouveau propice aux plaisirs d'être ensemble.
La théorie de la relativité d'Einstein n'est pas née dans la sérénité des laboratoires, mais dans la tourmente des controverses les plus vives. Cette révolution conceptuelle a divisé les plus grands esprits scientifiques, remettant en question des siècles de certitudes sur l'espace et le temps. Ce qui semblait relever de la pure spéculation théorique s'est imposé comme l'un des piliers de notre compréhension de l'univers. L'après-guerre marque un tournant décisif : la relativité quitte les amphithéâtres pour investir l'astrophysique guider la recherche atomique et transformer nos technologies quotidiennes. Contraction des longueurs, dilatation du temps, courbure de l'espace-temps : ces concepts vertigineux trouvent aujourd'hui leurs preuves dans nos accélérateurs de particules et jusque dans nos GPS. L'expérience confirme ce que l'intuition refusait d'accepter. Cet ouvrage dévoile comment la relativité s'articule avec les grands piliers scientifiques - mécanique, électromagnétisme, photométrie - pour former un édifice cohérent. Une démonstration magistrale que les équations les plus abstraites façonnent concrètement notre monde et notre quotidien.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Les textes bibliques, en particulier la Genèse, sont la source d'une sagesse précieuse concernant la relation de l'homme aux animaux. Si la Bible affirme la place centrale de l'homme dans le dessein créateur de Dieu, elle ne lui donne pas pour autant le droit de faire ce qu'il veut du don de la création. Le message biblique enseigne la voie de la solidarité entre les créatures et celle d'une responsabilité pour l'homme, qui implique le respect de la création divine, y compris la vie animale.