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Mana Hors-série : Corps et société
Tarot Camille
L'HARMATTAN
41,00 €
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EAN :9782343020365
Encore un ouvrage sur le corps ! On pourrait s'en étonner et d'autant plus qu'entre son projet et sa réalisation retardée par diverses contingences, sont parus d'excellents travaux comme les deux volumes de la remarquable Histoire du corps sous la direction d'Alain Corbin, Jean-Jacques Courtine et Georges Vigarello (Seuil) en 2005, l'indispensable Dictionnaire du corps sous la direction de Michela Marzano (PUF) en 2007 ou le Dictionnaire du corps de Bernard Andrieu et Gilles Broëtsch (CNRS éditions) en 2008. Aujourd'hui, dans les sociétés occidentales, le corps est partout. Plus qu'une présence – car le corps fut toujours là, mais comme en sourdine ou en serviteur plus ou moins silencieux –, c'est une sorte d'explosion parfois bavarde dans les publicités, les images, les représentations, les discours, les pratiques, les marchés, les techniques, les savoirs, les valeurs et les politiques. Depuis les années 60, par les médias, les transformations des moeurs, les progrès et la vulgarisation de la science, les biotechnologies nouvelles, à la faveur de la place prise par la santé dans la vie personnelle comme dans l'économie ou dans les politiques des Etats qui peinent à demeurer providence, le corps est devenu un point de convergence universellement visé sans cesser d'être multiple, divers, changeant et néanmoins toujours opaque et parfois bien énigmatique. Qu'est-ce qui emporte le corps et nos corps dans ce mouvement accéléré sans précédent ? Y verra-t-on d'abord l'accomplissement des promesses modernes de nos libérations ou les risques de nouvelles aliénations à travers de nouvelles obligations et des contrôles sociaux plus insidieux ? Sommes-nous à l'aube du nouvel âge d'une démocratie consacrée au bien-être corporel de chacun ou face aux spectres de nouveaux biopouvoirs, arrimant toujours davantage les corps à l'ordre de l'hypercapitalisme par les moyens de l'hypertechnologie ? Sommes-nous finalement face à une utopie libertaire ou à une déraison sournoisement liberticide ?
Nombre de pages
390
Date de parution
01/07/2015
Poids
600g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343020365
Titre
Mana Hors-série : Corps et société
Auteur
Tarot Camille
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
600
Date de parution
20150701
Nombre de pages
390,00 €
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En deçà de la profusion des religions historiques, des Eglises et des sectes, la religion tient à la nécessité pour les sociétés humaines de se créer des symboles et des interdits pour lier leurs membres et refouler leur violence. On peut donc voir dans cette combinaison de symbolique et de sacré, comme dans les langues d'Esope, la meilleure ou la pire des choses, une exigence anthropologique ou un obstacle à l'historicité. La modernité avait espéré dépasser cette ambiguïté par le progrès de la rationalité u la réalisation d'utopies politiques qui promettaient monde de valeurs univoques. Leur disqualification et d'entrevoir les raisons socio-anthropologiques des transformations actuelles de ce refoulé religieux, qui ne nous avait jamais vraiment quitté et avec lequel il faudra réapprendre à vivre.
L'actualité offre le spectacle apparemment paradoxal d'un monde des religions pris en tenaille entre deux familles de formes extrêmes : les unes, si idéologiques donc exclusives qu'elles justifient la violence, même terroriste, pour imposer leurs frontières ; les autres, si utopiques, donc iréniques ou angéliques, qu'elles recherchent une spiritualité dépassant toute espèce de frontière, religieuse ou autre. L'islam contemporain pris entre djihadisme, wahhabisme et soufisme, n'est pas le seul particulièrement affecté par cette contradiction. Elle met aussi es sciences sociales au défi d'en rendre compte. Pour y parvenir, il faut repasser par les grands conflits qui ont structuré les théories du social et de la religion, comme celui de René Girard, avec le structuralisme de Lévi-Strauss. Il faut ensuite reprendre de manière méthodique et critique les concepts de base qui servent à ces sciences, comme le dit Danièle Hervieu-Léger, "à penser la religion", comme "symbolique", "sacré", "violence", "idéologie", "utopie", "sécularisation", "laïcité", "radicalisation", "sacrifice", "autosacrifice", "ascèse", "spiritualité", etc. Aussi le présent ouvrage conjoint-il, à la démarche pédagogique d'un cours d'introduction aux sciences sociales des religions, un questionnement critique de leur opérationnalité. Au final, l'analyse des phénomènes de radicalisation confirme la victoire de la sociologie wébérienne des valeurs sur leur réduction marxiste au matérialisme économique de l'intérêt. Les valeurs et leurs conflits appartiennent à l'infrastructure des sociétés humaines parce que c'est sur leur base que se construisent les identités, les mémoires collectives et leurs frontières, légitimées par les polarisations entre valeurs et antivaleurs. Pour tenter d'expliquer le fonctionnement de cette dialectique, on avance, sous deux néologismes, l'idéal-type de l'"archéoreligion" et de la "pharmac/kologie", deux notions neuves pour deux très vieilles choses, qui concernent la sociologie et la physiologie des émotions collectives. Deux notions qui permettent aussi, par comparaison, de comprendre différentiellement où travaillent les religions historiques d'Orient et d'Occident, comme les grandes idéologies séculières, dans k diversité presque infinie des courants qui les traversent et les opposent non seulement mut autres mais parfois à elles-mêmes.
La question de la religion - de son essence, de sa fonction, de son origine - a été centrale dans la sociologie et l'anthropologie classiques. Pour la tirer des impasses et de la stagnation où elle est reléguée de nos jours, Camille Tarot propose ici un bilan critique des ?uvres des meilleurs comparatistes, à travers leurs théories si contradictoires de la religion. Huit auteurs principaux sont soumis à examen: Emile Durkheim, Marcel Mauss, Mircéa Eliade, Georges Dumézil, Claude Lévi-Strauss, René Girard, Pierre Bourdieu et Marcel Gauchet. L'important en la matière est d'abord d'esquiver les faux irénismes comme les querelles stériles ou haineuses, pour confronter les doctrines en profondeur et systématiquement. Ensuite, de déceler l'impensé et les refoulements que produit chaque cadre théorique, pour proposer le modèle ou l'idéal-type de la religion qui paraît le mieux fondé. Au fil de cet examen, il apparaît que l'essence du fait religieux est à rechercher à l'intersection du symbolique et du sacré, à comprendre à partir des fondations d'Emile Durkheim et de Marcel Mauss, complétées par les apports de René Girard. La possible fécondité du modèle qui se dégage ainsi s'atteste par sa capacité à relire les sources et à renouveler en profondeur les vieux problèmes des fonctions de la religion, qui n'avaient guère avancé depuis Emile Durkheim. Biographie: Camille Tarot. professeur de sociologie à l'université de Caen, spécialiste polyglotte d'histoire des religions, est notamment l'auteur de De Durkheim à Mauss, l'invention du symbolique (La Découverte / M.A.U.S.S, 1999, un livre qui à coup sûr fera date écrivait Danièle Hervieu-Léger).
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.