A travers l'étude de bâtiments remarquables, qui sont autant d'"Histoires d'architecture", constitutives de l'histoire de l'architecture, ce recueil se voudrait un abrégé des périodes classique et moderne et de leurs sources. Pour chaque exemple choisi, la matérialité du bâtiment, sa façon d'occuper une parcelle, son intériorité, sa lumière, sa construction, ses matériaux, ont été confrontés aux écrits, doctrines ou théories qui guidèrent sa conception, jusqu'à ce que d'objet ce bâtiment redevienne peu à peu un projet, c'est-à-dire un faisceau d'hypothèses ouvert aux "possibles" de son temps. Non plus une chose aboutie, limitée par des murs et des dates, mais une controverse liée à une époque, miniaturisée à l'intérieur d'une enveloppe, et rendue intelligible par le texte et l'image. Du Panthéon de Rome aux villas de Louis I. Kahn, vingt-deux monographies de bâtiments, regroupés par familles - églises, villas, musées, bibliothèques, grands magasins et usines -, où chacun deux se livre à partir du programme singulier et de la conjoncture qui lui donnèrent naissance en sorte que ce ne soit pas l'époque qui explique le bâtiment, mais plutôt le bâtiment qui dévoile son époque. Toutes les études sont illustrées par un abondant corpus de dessins analytiques originaux et par des photographies
Date de parution
26/02/2004
Poids
1 174g
Largeur
240mm
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EAN
9782863641217
Titre
HISTOIRES D'ARCHITECTURE
Auteur
TARICAT JEAN
Editeur
PARENTHESES
Largeur
240
Poids
1174
Date de parution
20040226
Disponibilité
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Résumé : Suburbia est un terme que les Anglo-Saxons utilisent depuis longtemps pour désigner l'urbanisation périphérique des grandes villes. A l'opposé des agglomérations séculaires, la suburbia recouvre une tout autre forme de ville, faite de contraires, qui unifie campagne et centres denses, dispersion et congestion et où, pendant le siècle et demi passé, ont été inventées les nouvelles formes urbaines. Mégastructure, zone piétonne, impasse résidentielle, enclave, dalle urbaine, superblock, centre multifonctionnel, village urbain y sont nés. Parcourir les cent cinquante dernières années démontre qu'il ne s'agit pas d'un événement subi, imprévu, voire catastrophique, improprement baptisé "étalement urbain". Cette formule, trop géographique, cache l'action d'une utopie - d'inspiration libérale - obstinément entretenue au long des aléas de l'histoire urbaine du capitalisme : l'avènement d'une "démocratie de propriétaires". Imaginée à la fin du XVIIe siècle par John Locke et ses suiveurs, elle s'est peu à peu réalisée à travers la colonisation des campagnes par les citadins, au cours de laquelle se sont inventées les formes urbaines de la dispersion. Ce faisant, ces formes ont changé, ainsi que les relations des citadins à leur espace public. En construisant des infrastructures de transport rapides et en favorisant l'accession à la propriété des citadins, l'acteur décisif de cette conquête fut l'Etat-providence. Si ce dernier est actuellement en crise, cela résulte notamment du succès de la suburbanisation, car la démocratisation de l'accès au patrimoine immobilier a développé une société civile de citoyens-propriétaires bien organisée, plus adepte de l'entre-soi, donc moins désireuse des protections et solidarités assurées par la puissance publique.
Patrick Bouchain est un architecte, urbaniste, maître d'oeuvre et scénographe français. C'est un pionnier du réaménagement de lieux industriels en espaces culturels (le Lieu unique à Nantes, la Condition publique à Roubaix, Le Channel à Calais...). Partisan d'une méthode collaborative avec les habitants, permettant de définir une stratégie collective pour aborder les questions urbaines, son action est guidée par sa liberté, son goût de l'expérimentation, son appétence pour les territoires et les sites. Son travail vise à promouvoir le " possible ignoré ", sortir des standards pour que le temporaire débloque des situations figées, en jonglant, si nécessaire, avec la législation. Et toujours conserver une forme d'inachèvement qui accueille l'imprévu.
Comment comprendre le paysage ? Dépassant l'idée d'un spectacle inerte ou d'un simple "objet", cette série d'études déploie au contraire celle d'un milieu dynamique : le paysage doit être considéré comme une "relation". A partir de la marche, de la danse, du mouvement en général, en dialogue avec le théoricien John Brinckerhoff Jackson, la danseuse Anna Halprin et l'architecte Lawrence Halprin, le collectif Stalker, les artistes Carl Andre, George Trakas ou Mattias Poisson, c'est l'expérience même du paysage qui est appréhendée et explorée ici. Une expérience qui s'enrichit des figures particulières de désorientation que l'art donne l'occasion de mieux révéler. Des formes de représentation comme la carte et la riche production créative qui l'accompagne, ou la photographie aérienne qui bouscule les échelles et la perception des territoires, offrent une manière différente de regarder. Dès lors, le déplacement horizontal se double implicitement d'une vision verticale ? une autre façon de traverser le paysage. Une même conviction parcourt ces écrits : pour comprendre et transformer nos paysages, pour y vivre et pour les aimer, il nous faut mobiliser un goût esthétique et un imaginaire productif, donnant à l'art, à la philosophie, à l'anthropologie un rôle essentiel.
Le 15 avril 2019, le spectacle de l'incendie de Notre-Dame de Paris émeut le monde entier. L'heure est aujourd'hui aux projets de reconstruction de son extraordinaire charpente et de sa flèche, entièrement détruites. Chef-d'oeuvre médiéval, la cathédrale n'en est pas à sa première réfection. Au début du XIXe, après deux siècles de dégradation continue, Notre-Dame voit son sort basculer. Viollet-le-Duc est alors chargé de sa restauration. Publié en 1856, la Description de Notre-Dame constitue un guide des différentes parties de la cathédrale et de l'ensemble de son appareil sculptural, tant extérieur qu'intérieur. C'est un vocabulaire précis et détaillé, enrichi, pour en faciliter la lecture et la compréhension, de dessins et de gravures de la main de l'architecte.
Longtemps vu comme un artiste de prestige, appelé par la vocation et protégé par le "Prince", l'architecte est aujourd'hui amené à évoluer dans un contexte fortement dominé par le néolibéralisme mondialisé. Au cours des dernières décennies, la créativité personnelle, le travail immodéré, le "colloque singulier" avec la clientèle qui caractérisaient sa pratique ont progressivement cédé le pas à une logique comptable calquée sur les méthodes de l'entreprise. En matière de construction, privée comme publique, la priorité est désormais à la rationalisation des processus de production, aux démarches qualité, au New Public Management, et au recours aux contrats globaux (partenariats public-privé et contrats de conception-réalisation) qui sécurisent les commanditaires. Si quelques figures charismatiques de l'architecture font durer l'illusion, la profession, viscéralement attachée à son statut d'acteur culturel, traverse une véritable crise d'identité. Comment ne pas "perdre son âme" dans cette nouvelle donne ? A quels outils, compétences, stratégies recourir pour s'adapter ? Et, in fine, la voie néolibérale est-elle la seule possible ?