Kazakhs, Kalmouks et Tibétains en France. Minorités discrètes, diasporas en devenir ?
Tapia Stéphane de ; Akgönül Samim ; Fautrez Sandri
L'HARMATTAN
30,00 €
Sur commande en 6-8 jours
EAN :9782296042957
Quel peut être le point commun entre des Kalmouks, des Kazakhs et des Tibétains français ? Leur physionomie rappelant la Haute Asie ? Une origine remontant à la Chine occidentale, celle que les autorités chinoises appellent aujourd'hui Xinjiang et Xizang, deux provinces à l'autonomie très mesurée ? Leur passage par Paris et l'Ile-de-France ? A priori, beaucoup les séparent, à commencer par leur religion, bouddhisme lamaïste pour les Kalmouks et les Tibétains, islam sunnite pour les Kazakhs. En réalité, leurs trajectoires migratoires sont compliquées, souvent dramatiques, faites d'exodes, de privations, de massacres, de guerres et de fuites au travers des steppes, des déserts et des montagnes. Leurs statuts de peuples, libres devenus réfugiés parfois précaires, montrent bien des similitudes. Ils ont traversé conflits (dont deux mondiaux) ou invasions, leurs pères, souvent nomades, ont souvent eux-mêmes participé à des conflits violents. Leur petit nombre en France en fait des immigrés discrets et sans histoire, ils ont connu la précarité, les ateliers de confection, l'indifférence ou l'hostilité. Leur volonté de survivre, leur volonté de transmettre une personnalité propre à leurs enfants en font des migrants bien spécifiques qui pourtant ressemblent à bien d'autres, tout autour de la planète, depuis des millénaires. Cette étude est née d'un appel d'offres de l'ancien Fonds d'Action Sociale, aujourd'hui intégré dans l'Agence Nationale pour la Cohésion Sociale et l'Egalité des Chances, à propos de migrations nouvelles pouvant se profiler à l'horizon des frontières françaises. En quelque sorte, elle est intervenue trop tôt, la dissolution de l'URSS est venue modifier la donne en faisant renaître un Kazakhstan indépendant et une Kalmoukie plus autonome tout en entrouvrant les frontières sino-russes. Pour mieux appréhender leur présence sur le sol européen, ce livre se propose d'analyser l'ethnogenèse de ces trois peuples, leur Histoire et leurs histoires compliquées, imbriquées. Sont également analysées leurs appartenances multiples, variables dans l'espace et dans le temps mais avec des constantes, des résistances, des entêtements, des tentatives de sauvetage identitaire et des résignations assimilatrices. Cette analyse est à la fois externe, vue d'en haut, et interne, vue de l'intérieur grâce aux enquêtes de terrain.
Nombre de pages
278
Date de parution
16/01/2008
Poids
470g
Largeur
155mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782296042957
Titre
Kazakhs, Kalmouks et Tibétains en France. Minorités discrètes, diasporas en devenir ?
Auteur
Tapia Stéphane de ; Akgönül Samim ; Fautrez Sandri
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
470
Date de parution
20080116
Nombre de pages
278,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Ouvrage de vocabulaire thématique à destination des lycéens, étudiants du supérieur ou toute personne apprenant le turc, Lâle donne la possibilité d'apprendre, en autonomie et à son rythme, les mots courants, des phrases utiles mais également, de lire en turc quelques courts paragraphes à caractère culturels, également proposés en français. Donnant des clés d'expression et de compréhension de la langue turque au fil de ses 22 chapitres thématiques, il comprend en bonus des fichiers audio à télécharger gratuitement sur le site des éditions Ellipses.
Cet ouvrage de vocabulaire français-turc est organisé autour des six axes annuels proposés par le ministère de l'Éducation nationale, dont celui fondé sur la culture turque et le « monde turc ». Pour chacun des 18 axes traités, une liste de vocabulaire de plusieurs centaines de termes est proposée, organisée en sous-parties thématiques et enrichie de remarques culturelles. Dans le cas de certaines questions historiques difficiles à aborder, l'auteur a donné place aux débats ouverts sur les questions arménienne, kurde et les relations entre la Turquie et l'Asie centrale turcique. Cet ouvrage est à destination des collégiens, lycéens et des étudiants en BTS ou Licence.
Tapia Stéphane de ; Içduygu Ahmet ; Béhar Daniel ;
La Turquie a obtenu le statut officiel de pays candidat à l'adhésion à l'UE le 3 octobre 2005. Membre de l'Union douanière (1995), elle veut entrer dans le club européen des pays riches, développés et démocratiques, vieux rêve déjà caressé par les réformistes pro-occidentaux ottomans puis par le premier Président turc, Atatürk, qui ne concevait la " civilisation " que comme occidentale. L'immigration turque, dès lors qu'elle est considérée comme l'une des plus nombreuses, des plus problématiques d'Europe, à tort ou à raison, devient un enjeu capital dans le processus de négociation de l'adhésion turque. Non seulement les Turcs sont nombreux chez eux ? (plus de 73 millions), mais ils forment la communauté immigrée nationale la plus importante d'Europe avec plus de trois millions de membres. Aussi le thème de la libre circulation des travailleurs turcs, résidant en Europe (immigrés) ou en Turquie (potentiel moratoire) est-il devenu un épouvantail facile, manié avec plus ou moins de finesse par les turco-sceptiques, avec les questions kurdes, chypriotes, arméniennes, des droits de l'homme, des femmes, des minorités ethniques, confessionnelles et sexuelles... sans compter la situation de la Turquie en " Asie ". Ce numéro n'a pourtant pas pour objectif de répondre à la question complexe de l'impact de la migration sur l'adhésion à l'UE, mais se propose de fournir quelques clés pour comprendre les processus contemporains, sur fond de difficiles négociations où les immigrés présents en Europe ne sont guère consultés.
Professeur émérite de Géographie et Aménagement à l'université de Reims Champagne-Ardenne (laboratoire « Habiter », EA 2076)Directeur de recherche au CNRS, laboratoire « Cultures et sociétés en Europe » (Strasbourg) et chargé de cours au Département d'études turques de l'université de Strasbourg.