Au NON des femmes - Libérer nos classiques du regard masculin
Tamas Jennifer
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EAN :9791041415571
Une relecture des contes de fées, des romans et des pièces de théâtre qui ont façonné notre imaginaire à la lumière des interrogations féministes contemporaines. Assignées au devoir de « réserve » et au silence par la société d'Ancien Régime, les héroïnes de la littérature classique n'auraient rien à nous transmettre, surtout pas le pouvoir de dire « non ». Or, à leur manière, les femmes du Grand Siècle ont résisté, elles ont désobéi, et de ces combats à bas bruit il demeure des traces. Sous les images de princesses endormies célébrées par l'industrie du divertissement se cachent de puissants refus, occultés par des siècles d'interprétations patriarcales. Jennifer Tamas les exhume avec courage et subtilité : elle traque l'expression du féminin sous le regard masculin et tend savamment l'oreille vers le bruissement des voix récalcitrantes. Du Petit Chaperon rouge à La Belle et la Bête, d?Andromaque à La princesse de Clèves, elle révèle un magnifique matrimoine, trop longtemps séquestré dans les forteresses universitaires. Jennifer Tamas est docteure et agrégée de lettres modernes. Elle enseigne la littérature française de l'Ancien Régime aux États-Unis à Rutgers University (New Jersey). Elle a notamment publié Le Silence trahi. Racine ou la déclaration tragique (Droz, 2018).
Nombre de pages
384
Date de parution
15/03/2024
Poids
206g
Largeur
110mm
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EAN
9791041415571
Titre
Au non des femmes. Libérer nos classiques du regard masculin
Auteur
Tamas Jennifer
Editeur
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110
Poids
206
Date de parution
20240315
Nombre de pages
384,00 €
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Après #MeToo, le baiser non consenti de la Belle au bois dormant n'est plus du tout synonyme d'émerveillement. La question se pose alors : doit-on jeter aux oubliettes les contes de notre enfance et les inégalités de genre qu'ils colporteraient ? A travers de nombreux exemples cultes, Jennifer Tamas nous invite à relire les contes autrement et à redécouvrir leurs pouvoirs, aussi riches d'enseignements qu'enchanteurs.
Rien ne semble plus incongru que de prendre appui sur la société d'Ancien Régime pour penser le refus féminin. Assignées au devoir de « réserve » par les traités de civilité et au silence ou à la « feinte résistance » par les codes de séduction, les héroïnes de la littérature classique n'auraient rien à nous transmettre, surtout pas le pouvoir de dire « non ». On aurait pu croire l'affaire pliée sans la sagacité de Jennifer Tamas. Car, à leur manière, les femmes du Grand Siècle ont résisté, elles ont désobéi, et de ces combats à bas bruit il demeure des traces. Sous les images de princesses endormies célébrées par l'industrie du divertissement se cachent de puissants refus, occultés par des siècles d'interprétations patriarcales. Jennifer Tamas les exhume avec courage et subtilité, elle traque l'expression du féminin sous le regard masculin et tend savamment l'oreille vers le bruissement des voix récalcitrantes. Conviant les figures dissidentes des siècles anciens, du Petit Chaperon rouge à Bérénice, elle vivifie le discours féministe et trouve chez Marilyn Monroe le secret d'Hélène de Troie. Elle révèle ainsi, non sans un brin d'irrévérence, un magnifique matrimoine, trop longtemps séquestré dans les forteresses universitaires.Jennifer Tamas est agrégée de lettres modernes et enseigne la littérature française de l'Ancien Régime aux États-Unis à Rutgers University (New Jersey). Elle a notamment publié Le Silence trahi. Racine ou la déclaration tragique (Droz, 2018).
Que reste-t-il de la galanterie aujourd'hui ? "Mythe franco-français", "culture du viol" ou "liberté d'importuner", ce fétiche culturel est devenu un épouvantail. Or les débats occultent la richesse et la complexité de la galanterie. Moins qu'une notion fixe, elle fut d'emblée un champ de bataille qu'investirent les femmes pour penser les rapports de genre, le consentement sexuel et le refus du mariage. Plaisir conversationnel, régime d'égards et avis éclairés pourraient-ils fonder une nouvelle civilité sexuelle ...
L'affaire Barbe Bleue n'est pas une affaire classée.Que nous raconte l'histoire de Barbe Bleue des ressorts du féminicide, de la violence intime du couple, voire de la tragédie cachée du mariage ? Les indices fourmillentsur la scène de crime : un cabinet interdit, des corps de femmes mutilées, une clef qui se teinte de sang, une barbe mystérieusement bleue, des codes galants, des intérêtséconomiques, des désirs et des peurs, une épouse curieuse, un mari meurtrier dont les secrets sont si terribles qu'il tremble de les voir percés à jour...En experte de la littérature du XVIIe siècle, Jennifer Tamas mène une enquête haletante sur ce conte cruel de Charles Perrault, qu'elle lit jusque dans ses silences. Pour déchiffrerla figure de l'époux monstrueux, elle croise ses sources avec les récits populaires, les contes écrits par des autrices qu'elle exhume de l'oubli, et remonte la piste du sangjusqu'aux archives judiciaires.Écrit à la fin du Grand Siècle où le pouvoir des hommes commence à vaciller, La Barbe bleue n'est pas seulement un conte : c'est une « archive de l'imaginaire nuptial » dontnous avons hérité.
Couples fracassés, divorces, séparations : les histoires d'amour finissent mal en général. En quelques décennies, une ritournelle amusée des années 1980 est devenu une loi de la conjugalité ordinaire. Denis Moreau, philosophe, marié, amateur éclairé de rock'n'roll et lecteur intime de l'Evangile, se demande comment préserver nos amours des forces de destruction qui les menacent. Tour à tour tragique, corrosif et tendre, il analyse le mariage non comme un devoir ou une institution dépassée, mais dans ce qu'il considère être son sens et sa valeur : une réponse convaincante à la question "comment réussir sa vie ?". On connaissait les romans et les lettres d'amour. Voici un essai d'amour, écrit avec la conviction qu'il peut y avoir de grandes et belles choses dans nos histoires d'amour conjugal, en général.
Grenoble, une chambre d'hôtel, décembre 2015. Hélène n'arrive pas à trouver le sommeil. Dans deux jours, elle sera appelée à comparaître, et des souvenirs occultés depuis trente ans resurgissent : cette nuit du 14 juillet 1984, la nuit de "l'accident", elle avait 16 ans. On l'a retrouvée, laissée pour morte, au fond d'un ravin. Sa vie défile avec les blancs et les mensonges. Alors Hélène écrit...
Les trois essais qui composent ce livre constituent la synthèse des recherches poursuivies par Lorenz dans le domaine de la biologie du comportement, et pour lesquelles le prix Nobel de médecine et physiologie lui a été décerné en 1973. S'appuyant sur des observations précises, Lorenz donne à l'éthologie son premier contenu scientifique positif. Il souligne la continuité des sociétés animales et humaines et montre les prolongements philosophiques de son étude de l'instinct.
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