Le livre, Vivre à Toulouse sous l'Ancien Régime, fut publié en 2000 et resta indisponible durant plusieurs années. Nous avons choisi de respecter à la lettre la première édition de cet ouvrage, qui demeure indispensable à la connaissance de la capitale du Languedoc, et par extension de l'Histoire de la France. Par ce tableau d'ensemble, Michel Taillefer nous donne la plus brillante synthèse sur l'histoire de Toulouse du l'I° siècle à la fin du xVIIIe. Après une ample description du paysage urbain, un rappel de l'organisation des institutions municipales et une analyse des structures démographiques et sociales, l'auteur évoque les diverses facettes de l'existence quotidienne : la naissance, la maladie et la mort, le logement, l'alimentation, l'hygiène et le vêtement, les activités économiques et le monde des métiers, les loisirs et les divertissements, les fêtes et les cérémonies, les formes de la sociabilité, les réactions face à l'insécurité engendrée par la violence des hommes et celle des éléments naturels. Les derniers chapitres sont consacrés aux aspects religieux et intellectuels, caractéristiques d'une ville qui avait alors la réputation d'être à la fois< sainte" et "savante". A la fin des années 1990, alors qu'il enseignait à l'Université du Mirail, Michel Taillefer fonda ses travaux sur les acquis les plus dynamiques de la recherche historique, et l'écriture de ce livre s'enrichit de nombreux travaux universitaires inédits. Disparu prématurément en 2011, l'historien, spécialiste de l'" ère moderne">, eut toujours le souci de mettre la précision et la clarté de ses recherches à la disposition d'un public large, au-delà des limites de la spécialité, au-delà des limites régionales. Cette vocation universaliste est particulièrement en lumière dans ce livre vêtu d'habits nouveaux pour l'occasion de sa réédition.
Nombre de pages
412
Date de parution
14/11/2014
Poids
788g
Largeur
172mm
Plus d'informations
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EAN
9782913911581
Titre
Vivre à Toulouse sous l'Ancien Régime
Auteur
Taillefer Michel ; Mouysset Sylvie
Editeur
VERDIER
Largeur
172
Poids
788
Date de parution
20141114
Nombre de pages
412,00 €
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Toulouse, le "païs" de Nougaro, la patrie des violettes et du rugby... Mais que sait-on vraiment de son passé ? D'abord ville romaine, elle devient capitale du royaume wisigothique, puis de celui d'Aquitaine... Si la croisade albigeoise marque un période difficile, la Ville rose affirme, dès 1152, son originalité avec la place que tiennent en son sein les "Capitouls". Entre les XVI e et XVII e siècles, la cité connaît un vrai "siècle d'or" grâce à l'exportation du pastel. Plus tard, la forte industrialisation au lendemain de la Première Guerre mondiale donnera naissance à l'une des métropoles les plus dynamiques aujourd'hui en Europe. Cet ouvrage retrace ainsi l'histoire mouvementée d'une ville riche en personnages et événements avec, comme symboles de sa réussite, ses universités, l'aéronautique et l'aérospatiale. Livre de référence, écrit par des historiens de renom, la Nouvelle Histoire de Toulouse vous propose un voyage inédit dans le temps, des origines à nos jours.
Michel Taillefer était un Pyrénéen de naissance et de coeur, mais aussi un Toulousain au plus profond de son être. Il a consacré sa vie d'universitaire à l'étude des multiples formes de sociabilité des Lumières à Toulouse et dans sa région. Ses collègues et amis ont souhaité offrir au public une quarantaine de ses textes sur les académies, la franc-maçonnerie, la presse sous l'Ancien Régime et la Révolution. Michel Taillefer a ouvert nombre de voies nouvelles en parcourant les chemins méridionaux qu'il connaissait parfaitement et pour lesquels il a su nous faire partager sa passion.
Dominique Noguez et Michel Taillefer se sont rencontrés en septembre 1962 dans la khâgne du lycée Louis-le-Grand. Ils sont entrés ensemble à l'Ecole normale supérieure. Les lettres que Dominique Noguez a décidé de publier après la mort de son camarade couvrent les dix premières années de leur amitié, de leurs débuts de jeunes intellectuels à leur entrée dans la vie adulte. Jeux, plaisanteries, inventions langagières, récits drolatiques ou passionnés de leurs journées, de leurs rencontres, de leurs voyages, ces lettres, quelquefois émaillées de disputes, font revivre tout un pan de la vie politique et culturelle de l'époque — Mai 68, le référendum de 1969, les colloques de Cerisy, les premières publications, la découverte de New York, de la contre-culture, du cinéma expérimental... Deux garçons s'amusent, et tiennent ensemble la chronique de leur jeunesse, avec une vivacité, un plaisir d'écrire qui donnent le sentiment de les entendre parler de vive voix, et d'entrer joyeusement dans la conversation.
Léonor a quatre ans lorsque son père, le peintre Félix de Récondo, lui raconte l'exil d'Espagne en 1936 ; il avait quatre ans lui aussi, et fuyait avec sa mère et ses frères la guerre civile et les franquistes. En 2015, à la mort de son père, la question de la nationalité espagnole surgit, alors que la violoniste se mue en écrivaine : lui suffirait-il d'entreprendre les démarches, longues, pénibles, pour panser par le droit le sens de la filiation ? Habitée par les images de Goya (Les Désastres de la guerre) et celles de son père, qui y font écho (Prison), Léonor de Récondo lit et relie les mots et les souvenirs, l'art, la littérature et l'histoire. Entre la musicienne et le peintre, une mémoire, enfouie, trouée, se fait jour. Léonor de Récondo est née en 1976. Elle est l'autrice notamment de Amours (Sabine Wespieser, 2015), La Leçon de ténèbres (Stock, 2020) et Marcher dans tes pas (L'Iconoclaste, 2025).
Chalamov Varlam ; Benech Sophie ; Fournier Catheri
Les Récits de Varlam Chalamov, réunis pour la première fois dans une édition intégrale, retracent son expérience des camps de la Kolyma où se sont écoulées dix-sept années de sa vie. Ils représentent une construction complexe, qui s?échafaude à travers différents recueils. Ce sont des fragments, qui doivent se lire comme les chapitres d?une oeuvre unique, un tableau de la Kolyma. Chaque récit s?ouvre sur une scène du camp. Il n?y a jamais de préambule, jamais d?explication. Le lecteur pénètre de plein pied dans l?univers du camp. Les premiers recueils, écrits peu après la libération, portent en eux toute la charge du vécu. A mesure que le narrateur s?éloigne de l?expérience, le travail de la mémoire se porte aussi sur la possibilité de raconter le camp. Certains thèmes seront alors repris et transformés. La circulation des mêmes motifs entre différents récits, différentes périodes, constitue à elle seule un élément capital pour le décryptage de la réalité du camp ; on y retrouve la grande préoccupation de Chalamov : comment traduire dans la langue des hommes libres une expérience vécue dans une langue de détenu, de crevard, composée de vingt vocables à peine ? Les récits s?agencent selon une esthétique moderne, celle du fragment, tout en remontant aux sources archaïques du texte, au mythe primitif de la mort provisoire, du séjour au tombeau et de la renaissance. On y apprend que le texte est avant tout matière : il est corps, pain, sépulture. C?est un texte agissant. A l?inverse, la matière du camp, les objets du camp, la nature de la Kolyma, le corps des détenus, sont en eux-mêmes un texte, car le réel s?inscrit en eux. Le camp aura servi à l?écrivain de laboratoire pour capturer la langue des choses. Le camp, dit Chalamov, est une école négative de la vie. Aucun homme ne devrait voir ce qui s?y passe, ni même le savoir. Ce thème fait écho à la Connaissance inutile de Charlotte Delbo : il s?agit en fait d?une connaissance essentielle, mais acquise à prix trop élevé, une connaissance sur l?être, sur l?état ultime de l?homme. C?est désormais un savoir que l?art ne saurait évincer.
Résumé : Que se passe-t-il lorsqu'un auteur, qui a beaucoup écrit sur l'enfance, remonte le fil d'argent de sa propre enfance ? Le plus court chemin est un hommage aux proches et la tentative de revisiter avec les mots ce vaste monde d'avant les mots : les êtres, les lieux, les sentiments et les sensations propres à cette époque sur le point de disparaître, les années d'avant la cassure, d'avant l'accélération générale qui suivront la chute du mur de Berlin. Raconter l'existence dans les paysages infinis de la campagne wallonne, dire l'amour et le manque. Car écrire, c'est poursuivre un dialogue avec tout ce qui a cessé d'être visible. Par-delà la nostalgie.