Invitée en 1998 dans le cadre d'une résidence d'écrivains, Véronique Tadjo se rend au Rwanda. Pour cette Ivoirienne le pays est d'emblée familier. Tout lui semble proche, mais c'est en se heurtant pour la première fois aux conséquences d'un génocide qu'elle a tenté de comprendre comment une telle inhumanité peut exister. Ecrire redevenant alors incontestablement utile, Véronique Tadjo témoigne puis donne la parole à ceux qu'elle a croisés. Les prisonniers, les victimes, les femmes, les malades, les enfants perdus, les réfugiés, les absents, tout un peuple qui aujourd'hui raconte la douleur et la peur. A travers cette mosaïque de destins son livre prend alors une dimension particulière : celle de l'intimité. Et ces visages, ces voix nous semblent alors si proches que nous comprenons enfin que tout peut arriver encore et toujours, partout. " Je partais avec une hypothèse, écrit Véronique Tadjo : ce qui s'était passé nous concernait tous. Ce n'était pas uniquement l'affaire d'un peuple perdu dans le c?ur noir de l'Afrique. Oublier le Rwanda après le bruit et la fureur signifiait devenir borgne, aphone, handicapée. C'était marcher dans l'obscurité, en tendant les bras pour ne pas entrer en collision avec le futur. "
Nombre de pages
135
Date de parution
31/08/2000
Poids
150g
Largeur
115mm
Plus d'informations
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EAN
9782742728893
Titre
L'ombre d'Imana. Voyage jusqu'au bout du Rwanda
Auteur
Tadjo Véronique
Editeur
ACTES SUD
Largeur
115
Poids
150
Date de parution
20000831
Nombre de pages
135,00 €
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Véronique Tadjo écrit Latérite lors d'une traversée qui la mène de Paris à Abidjan. Elle propose un texte qui se lit comme une longue coulée poétique, hommage à la culture sénoufo, à la mémoire collective des griots et à la terre. Dans Déclinaison du temps premier, la poétesse exprime l'éclatement provoqué par la guerre et son cortège d'angoisses, de questionnements, mais aussi d'espoirs.
Emprisonné en 1964, Nelson Mandela ne sera libéré que vingt-sept-années plus tard. Pourtant, pendant cette période, il continue à diriger la lutte contre l'apartheid à la tête de l'ANC, devenant un symbole à la stature mondiale.4e de couverture : Emprisonné en 1964, Nelson Mandela ne sera libéré que vingt-sept-années plus tard. Pourtant, pendant cette période, il continue à diriger la lutte contre l'apartheid à la tête de l'ANC, devenant un symbole à la stature mondiale.Notes Biographiques : Véronique Tadjo vit actuellement en Afrique du Sud. Elle a écrit plusieurs romans et recueils de poèmes et consacré une partie importante de son euvre à la jeunesse. Chez Actes Sud, elle a publié L'Ombre d'Imana (2000 et Babel n°677), Reine Pokou, (2005, grand prix littéraire d'Afrique noire) et Loin de mon père (2010). Murielle Szac est autrice, éditrice et directrice de collection. Après avoir été journaliste politique, elle est devenue réalisatrice de documentaires, puis rédactrice en chef de magazines chez Bayard. Le roman graphique Joan Baez dit Non à l?injustice, co-écrit avec Jeanne Detallante, paraît en 2024.
Résumé : Aimer, c'est vivre plusieurs vies à la fois, s'ouvrir au monde, l'embrasser, le toucher. Aimer, c'est se rendre vulnérable face aux intempéries du monde. J'ai longtemps voulu me pencher encore une fois sur Champs de bataille et d'amour afin d'en faire ressortir les aspérités, les creux et les volumes. Faire revivre le récit, en quelque sorte. Lui insuffler l'énergie des jours présents. Car si le temps a passé, l'amour est resté sous une forme différente, mais l'amour toujours. Aussi obsédant que conquérant. Elaguer, ajouter, préciser, combler des silences, suggérer sans omettre. A vingt ans d'écart, les mots tissent aujourd'hui une autre toile sur laquelle peindre des gestes, des chansons aux rythmes nouveaux. Mais avec la même plume trempée dans l'encre du soir, écrire avec la lune.
La terre eut soudain de violents soubresauts, alors que la plupart des habitants dormaient encore. En quelques secondes, le monde partit à la renverse. Le sol se fendit, les arbres tombèrent, les murs balancèrent, s'écroulèrent, les pierres roulèrent, des torrents de poussière noircirent le matin. Le sol trembla furieusement. La terre se révolta. Tout parut s'engouffrer dans un précipice immense. Les dormeurs s'éveillèrent en plein cauchemar. Les toits s'éffritèrent sur leurs épaules, des hurlements brisèrent leur gorge, la panique se saisit de tout leur être. Puis... le ventre du monde éclata. Une chaleur atroce s'abattit. la mort frappa et le ciel resta impuissant ;
Soudain, le vide se fit en lui. Son petit corps se contracta tout entier, il trembla ; et, à cette minute, il sut qu'il serait toujours seul. Une terrible angoisse lui remonta par le bas du ventre. Il aperçut à contre-jour la gueule de Cahill, la mort lui parut proche, toute proche ! Sur sa joue, il sentit le soleil, son harmonie mortelle, sa beauté. Il eut envie de pleurer. Alors, les visages des soldats, des garçons vachers qui faisaient cercle autour de lui, s'évaporèrent dans le néant. Sa main se faufila jusqu'à l'arme, et il tira.
Nicolas Mathieu ouvre pour nous une fenêtre sur le ciel avec ce roman qui n’est constitué que de déclarations d’amour. Son entrelacs de textes composent un hymne à la vie et à ses moments forts. Magnifié par les illustrations d’Aline Zalko.
Dans le Sud de l'Inde au XIVe siècle, à la suite d'une bataille quelconque entre deux royaumes aujourd'hui oubliés, une fillette de neuf ans fait une rencontre divine qui va changer le cours de l'histoire. Alors qu'elle vient d'assister à la mort de sa mère, Pampa Kampana est soudain promise à un autre destin : elle contribuera à l'essor d'une grande ville appelée Bisnaga - littéralement "cité de la victoire". Au cours des deux cent cinquante années suivantes, de la création de Bisnaga à sa chute tragique, Pampa Kampana tente de remplir la mission que la déesse lui a confiée : faire des femmes les égales des hommes dans un monde patriarcal. Mais toutes les histoires échappent à leur créateur, et Bisnaga ne fait pas exception... Brillamment présentée comme la traduction d'une épopée antique, cette saga au confluent de l'amour, de l'aventure et du mythe atteste du pouvoir infini des mots.
Reito Naoi est un jeune homme en manque de repères, qui a appris à grandir seul. Accusé d'effraction et de tentative de vol, il risque la prison, mais se voit proposer un marché qui pourrait bien changer sa vie. Un avocat, agissant pour le compte d'un mandataire qui souhaite rester anonyme, lui propose la liberté en échange d'une mystérieuse mission. Reito devient le gardien d'un illustre camphrier, niché au coeur d'un sanctuaire de Tokyo, qui semble renfermer bien plus que du bois et des feuilles. La légende dit en effet que, si l'on suit un rituel bien établi, l'arbre centenaire exauce les voeux et se fait le messager des défunts. "Le Gardien du camphrier" interroge avec émotion et grâce les liens du sang ou ceux du coeur, qui se tissent ou s'érodent au fil du temps et jusque dans la mort. Il est une ode poétique à la découverte de soi et à la connexion aux autres.