Invitée en 1998 dans le cadre d'une résidence d'écrivains, Véronique Tadjo se rend au Rwanda. Pour cette Ivoirienne le pays est d'emblée familier. Tout lui semble proche, mais c'est en se heurtant pour la première fois aux conséquences d'un génocide qu'elle a tenté de comprendre comment une telle inhumanité peut exister. Ecrire redevenant alors incontestablement utile, Véronique Tadjo témoigne puis donne la parole à ceux qu'elle a croisés. Les prisonniers, les victimes, les femmes, les malades, les enfants perdus, les réfugiés, les absents, tout un peuple qui aujourd'hui raconte la douleur et la peur. A travers cette mosaïque de destins son livre prend alors une dimension particulière : celle de l'intimité. Et ces visages, ces voix nous semblent alors si proches que nous comprenons enfin que tout peut arriver encore et toujours, partout. " Je partais avec une hypothèse, écrit Véronique Tadjo : ce qui s'était passé nous concernait tous. Ce n'était pas uniquement l'affaire d'un peuple perdu dans le c?ur noir de l'Afrique. Oublier le Rwanda après le bruit et la fureur signifiait devenir borgne, aphone, handicapée. C'était marcher dans l'obscurité, en tendant les bras pour ne pas entrer en collision avec le futur. "
Nombre de pages
135
Date de parution
31/08/2000
Poids
150g
Largeur
115mm
Plus d'informations
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EAN
9782742728893
Titre
L'ombre d'Imana. Voyage jusqu'au bout du Rwanda
Auteur
Tadjo Véronique
Editeur
ACTES SUD
Largeur
115
Poids
150
Date de parution
20000831
Nombre de pages
135,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Aimer, c'est vivre plusieurs vies à la fois, s'ouvrir au monde, l'embrasser, le toucher. Aimer, c'est se rendre vulnérable face aux intempéries du monde. J'ai longtemps voulu me pencher encore une fois sur Champs de bataille et d'amour afin d'en faire ressortir les aspérités, les creux et les volumes. Faire revivre le récit, en quelque sorte. Lui insuffler l'énergie des jours présents. Car si le temps a passé, l'amour est resté sous une forme différente, mais l'amour toujours. Aussi obsédant que conquérant. Elaguer, ajouter, préciser, combler des silences, suggérer sans omettre. A vingt ans d'écart, les mots tissent aujourd'hui une autre toile sur laquelle peindre des gestes, des chansons aux rythmes nouveaux. Mais avec la même plume trempée dans l'encre du soir, écrire avec la lune.
La terre eut soudain de violents soubresauts, alors que la plupart des habitants dormaient encore. En quelques secondes, le monde partit à la renverse. Le sol se fendit, les arbres tombèrent, les murs balancèrent, s'écroulèrent, les pierres roulèrent, des torrents de poussière noircirent le matin. Le sol trembla furieusement. La terre se révolta. Tout parut s'engouffrer dans un précipice immense. Les dormeurs s'éveillèrent en plein cauchemar. Les toits s'éffritèrent sur leurs épaules, des hurlements brisèrent leur gorge, la panique se saisit de tout leur être. Puis... le ventre du monde éclata.Une chaleur atroce s'abattit. la mort frappa et le ciel resta impuissant;
Invitée en 1998 au Rwanda dans le cadre d'une résidence d'écrivains, l'Ivoirienne Véronique Tadjo découvre un pays saccagé, marqué par la guerre et les conséquences du génocide. Cherchant des réponses à l'horreur dans l'écriture, elle témoigne, puis donne la parole à ceux qu'elle a croisés: les prisonniers, les victimes, les femmes, les malades, les enfants perdus, les réfugiés, tout un peuple qui aujourd'hui raconte la douleur et la peur. "Je partais avec une hypothèse, écrit Véronique Tadjo: ce qui s'était passé nous concernait tous. Ce n'était pas uniquement l'affaire d'un peuple perdu dans le c?ur noir de l'Afrique. Oublier le Rwanda après le bruit et la fureur signifiait devenir borgne, aphone, handicapée. C'était marcher dans l'obscurité, en tendant les bras pour ne pas entrer en collision avec le futur."
C'est à 51 ans que Dvorák débarque sur le sol américain. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine, mais sa «Symphonie n° 9 »en cristallise l'esprit et s'impose vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique et passionnée de cette partition en forme de voyage musical à la découverte d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare «Sérénade en ré mineur» complète l'enregistrement.
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