Depuis l'" Armory Show " de 1913, où ils font sensation, Brancusi et Duchamp participent aux mêmes manifestations, souvent grâce à ce dernier, qui fait inviter son ami. Brancusi lui confie l'installation de deux expositions aux Etats-Unis. Cette collaboration repose-t-elle sur une communauté d'esprit, faite d'idéaux artistiques partagés ? Marielle Tabart aborde la question de l'art et du " processus créatif ", ainsi que le corpus de l'?uvre livrée dans sa totalité : la Boîte verte et la Boite en valise pour Duchamp, les photographies de l'Atelier pour Brancusi. La chronique de Doïna Lemny restitue les échanges entre les deux artistes et révèle le rôle de médiateur de Duchamp. Edith Balas évoque l'invention du readymade par celui-ci et l'importance de l'objet chez Brancusi, dans la mouvance de l'esprit dada, tandis que William Camfield, auteur de textes majeurs sur la Fontaine de Duchamp, prend à témoin les premiers " regardeurs " d'une ?uvre " disparue " devenue célèbre.
Nombre de pages
96
Date de parution
04/04/2000
Poids
235g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782844260482
Titre
BRANCUSI ET DUCHAMP
Auteur
TABART MARIELLE
Editeur
CENTRE POMPIDOU
Largeur
150
Poids
235
Date de parution
20000404
Nombre de pages
96,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Avec Brancusi naît la sculpture moderne. Dès les premières oeuvres, La Prière, La Sagesse de la terre, Le Baiser, s'engage une réflexion sur la simplification des formes. Avec La Muse endormie, ou les Torses, les corps se fragmentent, les détails s'effacent ou s'amplifient. L'indépendance de l'oeuvre l'emporte sur la représentation. Puis vient la série des Oiseaux, des Colonnes et des Coqs. Entre tradition millénaire et modernisme, entre figure et abstraction, entre l'objet et l'architecture, la sculpture redevient un signe universel, symbole du lien de l'homme à la terre. Installant ses oeuvres dans un site approprié, dans l'atelier comme à l'extérieur, l'artiste accomplit un geste précurseur: la mise en scène de l'atelier, conservé par un legs au Musée national d'art moderne, en témoigne aujourd'hui. Marielle Tabart nous entraîne sur les pas de ce chercheur inlassable que fut Brancusi.
Avec Brancusi naît la sculpture moderne. Dès les premières oeuvres, La Prière, La Sagesse de la terre, Le Baiser, s'engage une réflexion sur la simplification des formes. Avec La Muse endormie, ou les Torses, les corps se fragmentent, les détails s'effacent ou s'amplifient. L'indépendance de l'oeuvre l'emporte sur la représentation. Puis vient la série des Oiseaux, des Colonnes et des Coqs. Entre tradition millénaire et modernisme, entre figure et abstraction, entre l'objet et l'architecture, la sculpture redevient un signe universel, symbole du lien de l'homme à la terre. Installant ses oeuvres dans un site approprié, dans l'atelier comme à l'extérieur, l'artiste accomplit un geste précurseur: la mise en scène de l'atelier, conservé par un legs au Musée national d'art moderne, en témoigne aujourd'hui. Marielle Tabart nous entraîne sur les pas de ce chercheur inlassable que fut Brancusi. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre. Biographie de l'auteur Conservateur honoraire au Musée national d'Art moderne, Centre Pompidou, Marielle Tabart a été responsable jusqu'en 2006 de l'Atelier Brancusi dont elle a assure la dernière reconstitution dans une architecture renouvelée par Renzo Piano en 1997. Elle a publié ou dirigé de nombreux ouvrages sur Brancusi, dont les Carnets de L'Atelier Brancusi, et a été co-commissaire des expositions "Gonzàlez/Picasso, dialogue", Toulouse, Couvent des Jacobins, 1999; "Sculpture" Nimes, Carré d'Art, 2003, "Braque et Laurens, un dialogue Lyon, musée des Beaux-Arts, 2005-2006. Doïna Lemny, attachée de conservation au Centre Pompidou, a établi les" Témoignages et Documents "."
Parmi les thèmes qui ont préoccupé Brancusi sa vie durant, Le Baiser est le premier motif à être traité dans une série, à partir de 1907-1908. Devenu l'emblème de la "taille directe" - cette technique archaïque qui produit une forme plutôt qu'elle ne la reproduit -, il est aussi le manifeste de modernité du sculpteur, qui défie le maître Rodin sur son propre terrain. Toujours taillé dans la pierre, dont il est le fragment, jamais répété dans le bronze, qui en trahirait la texture, Le Baiser se développe, comme La Colonne sans fin, selon une suite de pièces uniques, variant à l'infini la double figure d'origine. L'un des premiers auteurs de la recherche brancusienne, Sidney Geist, en analyse ici les différences subtiles.