
Kant chez les extraterrestres. Philosofictions cosmopolitiques
« Kant, oui, a parlé des extraterrestres ». Ainsi pourrait s?ouvrir ce petit traité de philosofiction (comme on parle de science-fiction). Ce qu?il s?agit avant tout d?interroger, avec ces aliens que Kant a dû prendre au sérieux comme nul autre dans l?histoire de la philosophie, ce sont les limites de la mondialisation. C?est-à-dire ce qu?il nommait le cosmopolitisme. Toutefois, avant de lire les considérations kantiennes sur les habitants des autres mondes, avant de suivre son aliénologie raisonnée, on en passe par l?analyse de la guerre des étoiles qui fait rage au-dessus de nos têtes. Et l?on envisage d?abord les actuels traités internationaux réglant le droit de l?espace, ainsi que la figure de ces cosmopirates que Carl Schmitt a pu évoquer dans ses écrits tardifs. A suivre ensuite les allées et venues des extraterrestres dans l?oeuvre de Kant, il apparaît qu?ils sont la condition nécessaire pour une introuvable définition de l?humanité. Infigurables, échappant à toute expérience possible, ils sont pourtant inscrits au coeur même du sensible. Ils en sont le point d?Archimède, depuis lequel se trame son partage. Lire Kant, le lire en le faisant dialoguer avec des films de science-fiction qu?il semble avoir vus d?avance, c?est le faire parler des questions qui nous pressent et nous oppressent: notre planète menacée, l?écologie, la guerre des mondes? Mais c?est aussi tenter de penser, avec lui ou au-delà, ce qu?est un point de vue.
| Nombre de pages | 156 |
|---|---|
| Date de parution | 03/02/2011 |
| Poids | 185g |
| Largeur | 135mm |
| EAN | 9782707321473 |
|---|---|
| Titre | Kant chez les extraterrestres. Philosofictions cosmopolitiques |
| Auteur | Szendy Peter |
| Editeur | MINUIT |
| Largeur | 135 |
| Poids | 185 |
| Date de parution | 20110203 |
| Nombre de pages | 156,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Pouvoirs de la lecture. De Platon au livre électronique
Szendy PeterLorsque je lis, une voix en moi m'intime de lire, tandis qu'une autre s'exécute, prêtant sa voix à celle du texte, comme le faisaient les antiques esclaves lecteurs chez Platon. Lire, c'est habiter cette scène qui, même intériorisée dans une lecture apparemment silencieuse, reste plurielle : elle est le lieu de rapports de pouvoir, de domination, d'obéissance, bref, d'une micropolitique de la distribution des voix. L'écoute attentive de la polyphonie vocale inhérente à la lecture mène à ses zones sombres : là où, chez Sade ou dans des jurisprudences récentes, elle devient un exercice violent, punitif. Mais en prêtant l'oreille aux rapports conflictuels des voix lisant en nous, on est aussi conduit à revisiter l'idée, si galvaudée depuis les Lumières, selon laquelle lire libère. Les zones sombres de la lecture sont ses zones grises : là où lectrices et lecteurs, en faisant l'épreuve des pouvoirs qui s'affrontent dans leur for intérieur, deviennent autres. Aujourd'hui plus que jamais, à l'ère de l'hypertexte, lire, c'est faire l'expérience des puissances et des vitesses qui nous traversent et trament notre devenir. Cette archéologie du lire dialogue avec plusieurs théories de la lecture, de Hobbes à de Certeau en passant par Benjamin, Heidegger, Lacan ou Blanchot. Mais elle s'attache également à ausculter, d'aussi près que possible, de fascinantes scènes de lecture orchestrées par Valéry, Calvino ou Krasznahorkai.EN STOCKCOMMANDER11,50 € -

Prêter l'oreille. Petite conférence sur l'écoute
Szendy PeterRésumé : Que se passe-t-il lorsque nous "prêtons l'oreille" ? Dire qu'on écoute avec ses oreilles n'a rien d'évident, même si c'est bien sûr la situation la plus courante : ne peut-on pas écouter avec le coeur ou avec l'esprit ? Peter Szendy, dans ce petit texte très original, propose au lecteur de s'interroger sur ses propres pratiques d'écoute. Ne sommes-nous pas tiraillés souvent entre une écoute du dedans et une écoute du dehors ? Comment écoutons-nous ? Quand on écoute, on fait quelque chose. Et, forcément, quand on fait quelque chose, cela a des conséquences, bonnes ou mauvaises...Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER14,45 € -

Membres fantômes. Des corps musiciens
Szendy PeterLa musique invente, construit, fait des corps. Nos corps, mais qu'il nous reste à lire et relire. Ce sont non seulement des corps techniques - ces prothèses, ces artefacts que forment les instruments -, mais aussi des corps vivant d'une vie étrange, fantomatique et survivante : aussi inouïs qu'une main avec plus de cinq doigts, que des pieds qui respirent tels des poumons, qu'un toucher à distance et sans contact. L'Organologie, cette respectable discipline qui recense les corps sonores, est ici interrogée et quelque peu malmenée dans son corpus séculaire, pour qu'elle livre ce qu'elle recèle et préfère généralement cacher : des organes inédits, des hybridations et des greffes sorties d'une fiction agissante, des monstres et des chimères qui guettent l'occasion pour prendre corps, en effet(s). Au-delà de ces corps singuliers que la musique compose et dépose, ce sont enfin des figures d'un corps collectif, "social", qui surgissent au milieu d'un appareillage d'innervations à distance, télépathiques.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER15,20 € -

SUR ECOUTE - ESTHETIQUE DE L'ESPIONNAGE
SZENDY PETERL'actualité politique, nationale et internationale, ne cesse d'apporter son lot d'affaires et de scandales liés à ce qu'on appelle des écoutes : celles de l'Élysée, celles qui ont touché l'Onu au plus haut niveau... D'où vient cette surenchère de et dans l'écoute, d'où nous arrive cette surécoute généralisée ?C'est ce qu'il s'agit d'analyser ici, en suivant d'abord le cours d'une longue histoire des taupes : depuis la Bible jusqu'au récent réseau d'espionnage nommé « Echelon », en passant par les projets « panacoustiques » de Jeremy Bentham au XVIIIe siècle.Mais, parallèlement à cette archéologie de la surveillance auditive, il y a aussi sa représentation, sa mise en scène dans des oeuvres : tels opéras de Mozart, tels films de Hitchcock, de Fritz Lang ou de Coppola... Les « grandes oreilles » des taupes y sont réfléchies ; comme dans Le terrier de Kafka, elles s'y retrouvent, à leur tour, sur écoute.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER23,00 €
Du même éditeur
-

La maison vide
Mauvignier LaurentEn 1976, mon père a rouvert la maison qu?il avait reçue de sa mère, restée fermée pendant vingt ans.À l?intérieur : un piano, une commode au marbre ébréché, une Légion d?honneur, des photographies sur lesquelles un visage a été découpé aux ciseaux.Une maison peuplée de récits, où se croisent deux guerres mondiales, la vie rurale de la première moitié du vingtième siècle, mais aussi Marguerite, ma grand-mère, sa mère Marie-Ernestine, la mère de celle-ci, et tous les hommes qui ont gravité autour d?elles.Toutes et tous ont marqué la maison et ont été progressivement effacés. J?ai tenté de les ramener à la lumière pour comprendre ce qui a pu être leur histoire, et son ombre portée sur la nôtre.4e de couverture : En 1976, mon père a rouvert la maison qu?il avait reçue de sa mère, restée fermée pendant vingt ans.À l?intérieur : un piano, une commode au marbre ébréché, une Légion d?honneur, des photographies sur lesquelles un visage a été découpé aux ciseaux.Une maison peuplée de récits, où se croisent deux guerres mondiales, la vie rurale de la première moitié du vingtième siècle, mais aussi Marguerite, ma grand-mère, sa mère Marie-Ernestine, la mère de celle-ci, et tous les hommes qui ont gravité autour d?elles.Toutes et tous ont marqué la maison et ont été progressivement effacés. J?ai tenté de les ramener à la lumière pour comprendre ce qui a pu être leur histoire, et son ombre portée sur la nôtre.EN STOCKCOMMANDER25,00 € -

Hitchcock s'est trompé. "Fenêtre sur cour", contre-enquête
Bayard PierreIl est impossible de croire sérieusement, comme les deux héros du célèbre film d'Hitchcock Fenêtre sur cour, que leur voisin aurait tué sa femme, puis l'aurait découpée en morceaux devant les fenêtres ouvertes d'une trentaine d'appartements. Mais leur délire d'interprétation n'a pas pour seule conséquence de conduire à accuser un innocent. Il détourne l'attention d'un autre meurtre - bien réel celui-là - qui est commis devant les spectateurs à leur insu et mérite l'ouverture d'une enquête. "La démonstration séduit par son intelligence, la logique de son argumentation et une pointe d'humour fort plaisante". Emmanuelle Giuliani, La Croix "Un récit haletant, fougueux et d'une drôlerie intrinsèque, qui se dévore comme un bon polar". Gérard Lefort, Les Inrockuptibles Hitchcock s'est trompé s'inscrit dans un cycle qui comprend Qui a tué Roger Ackroyd ? , Enquête sur Hamlet, L'Affaire du chien des Baskerville, La Vérité sur "Ils étaient dix" et Odipe n'est pas coupable. Ces ouvrages de "critique policière" visent à résoudre des énigmes criminelles tout en menant une réflexion sur la littérature et l'art.EN STOCKCOMMANDER8,90 € -

LE VERDICT
KAFKA FRANZJe vous prie de me faire la faveur de publier Le Verdict en un petit volume autonome. Le Verdict, auquel je tiens tout particulièrement, est certes très court, mais il relève plus du poème que du récit, il a besoin d'espace dégagé autour de lui et il ne serait pas indigne qu'il l'obtienne". Franz Kafka Lettre à son éditeur Ecrit d'une seule traite dans la nuit du 22 au 23 septembre 1912, Le Verdict est le texte fondateur de Kafka. Jean-Philippe Toussaint en propose ici une nouvelle traduction.EN STOCKCOMMANDER5,50 € -

Que du vent
Ravey YvesJ'étais plutôt son genre, et elle m'avait dans la peau. Mais pourquoi me demander ça à moi ? Parce que j'étais disponible ? Parce que j'habitais juste en face et que Miko, son mari, m'invitait souvent à la pêche à la mouche et n'y verrait que du feu ? J'avais beaucoup d'ennuis, tout de même. Je lui ai demandé si c'était parce qu'elle n'avait pas d'autre solution ? Véritablement, Sally ne savait pas dans quoi elle s'embarquait en ma compagnie.EN STOCKCOMMANDER7,90 €
De la même catégorie
-

Critique de la raison pure
Kant Emmanuel ; Renaut Alain ; Savidan PatrickRésumé : Cathédrale philosophique, la Critique de la raison pure demeure dans la réflexion contemporaine un sommet inégalé. Kant y développe la première déconstruction systématique de la métaphysique spéculative. Pourtant, parce que son oeuvre majeure fonde aussi la perspective d'un usage légitime de la raison après sa critique, les exigences intrinsèques de la rationalité y conservent un sens pour une humanité reconduite à l'épreuve de sa condition. Ainsi la démarche kantienne se démarque-t-elle des critiques antirationalistes du discours rationnel. La Critique de la raison pure ouvre la voie, non à une destruction périlleuse de la raison, mais à sa transformation postmétaphysique. En ce sens, elle continue d'offrir à la modernité philosophique un autre destin que celui qui la conduisait vers l'affrontement stérile de la spéculation et de sa simple dénégation.EN STOCKCOMMANDER10,00 € -

Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes
Rousseau Jean-JacquesPartant de l'état de nature, Rousseau détaille l'enchaînement des circonstances qui conduisit le genre humain à s'éloigner de sa condition originelle pour aboutir à l'inégalité sociale. Il fait des rapports de dépendance l'origine des inégalités entre les hommes et mène une réflexion sur les fondements de la société humaine. Réponse à un sujet de l'Académie de Dijon, ce texte, publié en 1755, inspira à Voltaire une "envie de marcher à quatre pattes" . . . et vaudra à son auteur une condamnation de l'Église.EN STOCKCOMMANDER2,00 € -

Contes et romans
Diderot Denis ; Delon Michel ; Abramovici Jean-ChrLes Bijoux indiscrets - La Religieuse - Mystification - Les Deux Amis de Bourbonne - Entretien d'un père avec ses enfants - Ceci n'est pas un conte - Madame de La Carlière - Supplément au Voyage de Bougainville - Le Neveu de Rameau - Jacques le fataliste et son maître - Éloge de Richardson.EN STOCKCOMMANDER70,50 € -

De l'esprit des lois. Tome 1
MontesquieuJ'ai d'abord examiné les hommes, et j'ai cru que, dans cette infinie diversité de lois et de moeurs, ils n'étaient pas uniquement conduits par leurs fantaisies. J'ai posé les principes, et j'ai vu les cas particuliers s'y plier d'eux-mêmes, les histoires de toutes les nations n'en être que les suites, et chaque loi particulière liée avec une autre loi, ou dépendre d'une autre plus générale. Quand j'ai été rappelé à l'antiquité, j'ai cherché à en prendre l'esprit, pour ne pas regarder comme semblables des cas réellement différents, et ne pas manquer les différences de ceux qui paraissent semblables. Je n'ai point tiré mes principes de mes préjugés, mais de la nature des choses. Ici, bien des vérités ne se feront sentir qu'après qu'on aura vu la chaîne qui les lie à d'autres.EN STOCKCOMMANDER14,50 €
