Journal d'un copiste Tome 1 : Les femmes n'aiment pas les hommes qui boivent
Szabowski François
FORGES VULCAIN
18,90 €
Épuisé
EAN :9782919176083
1. LA PERSÉVÉRANCE FINIT TOUJOURS PAR ÊTRE RÉCOMPENSÉEÇa y est, c'est le grand jour enfin, et j'ai peine à réprimer le sourire de triomphe qui frémit sur mes lèvres. Je suis un peu tendu cependant, car j'ai beaucoup d'attentes et j'ai peur d'être déçu. Tout s'est très bien passé pourtant à l'entretien. J'ai senti aussitôt qu'il régnait entre nous une atmosphère de confiance et une véritable envie d'être ensemble. Pourquoi cette nervosité, alors? Je manque peut-être de confiance en moi. A moins que ce ne soient les expériences passées, parfois riches en déceptions, qui m'inclinent à tant de prudence.L'autocar file le long des champs recouverts de brume. Il fait gris et je jubile: dans une heure à peine, je prendrai mon poste au CIRMEP.2. RIEN N'EST PLUS BEAU QU'UNE MOUSTACHEA mon arrivée, Clémence, la responsable du service, celle qui m'a fait passer l'entretien et que j'ai su convaincre, n'est pas encore là. C'est Michel qui m'accueille. Je n'ai pas besoin d'aller de moi-même le trouver dans son bureau. Il est là, à l'entrée du bâtiment. Il m'attend. Il sourit, timidement. Il était présent, lui aussi, le jour de l'entretien. Clémence ne l'a pas beaucoup laissé parler et pourtant c'est avec lui que je serai amené à travailler le plus clair de mon temps. Il porte une fine moustache, brune, et hérissée, à la manière d'un tapis brosse. Il est très doux cependant, et j'aime la façon dont ses yeux se détournent avec timidité derrière ses grandes lunettes carrées quand on le complimente. Il rougit facilement. Ses vêtements sont simples, assortis, il est parfumé et je crois que ses collègues ne l'apprécient pas à sa juste valeur. Nous nous entendons tout de suite très bien. Il m'explique que la direction tient à ce que les stores soient baissés à la fin de chaque journée, c'est un bâtiment en préfabriqué qui donne sur la rue et il y a souvent eu des vols par le passé. Madame Plouchon, elle, qui occupe le bureau de l'autre côté du couloir, a peur d'oublier et préfère les laisser fermés en permanence. Il allume la lumière et m'installe dans son bureau en attendant l'arrivée de Clémence. Il revient un instant plus tard et me tend quelques brochures qu'il me conseille de parcourir pour mieux comprendre l'activité du service. Nous nous sourions à nouveau.
Nombre de pages
290
Date de parution
27/09/2011
Poids
276g
Largeur
130mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782919176083
Titre
Journal d'un copiste Tome 1 : Les femmes n'aiment pas les hommes qui boivent
Auteur
Szabowski François
Editeur
FORGES VULCAIN
Largeur
130
Poids
276
Date de parution
20110927
Nombre de pages
290,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Qui, dans sa vie, n'a pas rêvé de disparaître subitement pour laisser un souvenir impérissable ? Dans L'Amour est une maladie ordinaire, un homme succombe à ce dangereux fantasme. Parce qu'il refuse que l'amour ne soit pas éternel, parce qu'il ne supporte plus les ruptures et les histoires qui partent en déroute, il se voit régulièrement obligé, la mort dans l'âme, d'organiser son décès auprès des femmes qu'il aime. Pour le meilleur et pour le pire...
I. LA PERSONNE ÂGÉE EST UN ANIMAL À SANG CHAUDLa nuit est noire et je n'entends rien. Je suis couché sur le flanc. Je sens la masse chaude de Rose lovée contre mon dos. Elle doit ronfler sans doute, mais j'ai pris soin de mettre des bouchons d'oreille, que j'ai doublés d'un bandeau élastique en tissu éponge, qui recouvre complètement les lobes et maintient ma tête dans une gangue étroite. Un espace capitonné, qui me laisse tout le loisir de réfléchir et de faire le point, seul avec moi-même. J'ai beau tourner et retourner le problème dans tous les sens, je ne vois pas comment j'aurais pu éviter le triste dénouement dont j'ai été victime hier soir, quand Clémence, ma compagne, m'a chassé manu militari de ce qui était jusqu'à lors notre foyer. Qu'aurais-je donc bien pu faire? Sacrifice, tendresse, dévouement, j'ai déployé sans ménagement toutes les ressources que mon âme recèle, et il semble bien que tout cela fut en vain. L'homme a beau s'échiner: pour construire un couple, il faut être deux, et Clémence, manifestement, durant ces six mois de vie commune, avait en tête d'autres priorités. Doit-on l'en blâmer? Nous vivons une époque où malheureusement l'individuel prime sur le collectif, où la lutte pour la survie est sans pitié et Clémence a eu sans doute raison, dussé-je en subir les conséquences, de penser avant tout à elle et à sa carrière. Je vis maintenant avec Rose, une vieille femme qui, au crépuscule de sa vie, et alors qu'elle vient d'être lâchement abandonnée par un mari stupreux et vicelard ayant préféré partir dépenser sa pension dans les lupanars dorés des pays pauvres plutôt que de s'occuper d'une femme qui lui avait dévoué sa vie, a besoin de voir les maigres années qui lui restent à vivre illuminées par le néon de l'amour et de la tendresse. Et je serai là, à n'en pas douter, pour lui offrir cette félicité, en dépit de notre différence d'âge et des sacrifices que cela implique pour moi en matière d'érotisme. Mais Rose aura-t-elle les ressources financières pour assurer à notre amour mutuel une longévité propre à m'accorder le calme et la stabilité indispensables à la poursuite de ma carrière d'artiste? J'ai des frais, elle le sait. Le métier d'écrivain est épuisant physiquement tout autant que moralement pénible, et nécessite de larges plages de lâcher-prise où la tension s'évacue. Pris par la tornade des événements, nous n'avons pas encore eu le temps, malheureusement, d'aborder ces questions. Officiellement, je ne suis d'ailleurs là que pour une seule nuit. Mais nous avons bien conscience, elle et moi, que nous avons pris goût l'un à l'autre, et que, dans la situation de précarité sentimentalo-immobilière où nous nous trouvons, cette déclaration de principe, dictée par la prudence et la timidité, ne fera pas long feu.
Résumé : Qui, dans sa vie, n'a pas rêvé de disparaître subitement pour laisser un souvenir impérissable ? Dans L'Amour est une maladie ordinaire, un homme succombe à ce dangereux fantasme. Parce qu'il refuse que l'amour ne soit pas éternel, parce qu'il ne supporte plus les ruptures et les histoires qui partent en déroute, il se voit régulièrement obligé, la mort dans l'âme, d'organiser son décès auprès des femmes qu'il aime. Pour le meilleur et pour le pire...
Une farce tragique et absurde sur un monde déshumanisé.Dans un avenir proche, un président aux abois décrète du jour au lendemain que la société n'est plus en mesure de faire face aux accidents de ses citoyens, et doit donc s'organiser pour en réduire le nombre. Pour ce faire, il estime qu'il n'a d'autre choix que de mettre en place un état d'urgence où les rapports humains seront, au moins temporairement, drastiquement limités. Les premières mesures sont prises dès les jours suivants...Avec son goût habituel pour l'absurde, François Szabowski décrit dans États d'urgence un monde proche du nôtre, et trouble, où le langage se vide un peu plus encore de son sens et où les liens sociaux achèvent de se déliter. Où on se méfie de la vie et des voisins. Où la peur l'emporte sur le désir. Bref, un monde où un capitalisme agonisant dévore un peu plus encore les vivants.
Embarquez dans l’espace aux côtés des derniers représentants de l’espèce humaine, des ultra-riches qui ont fui une Terre en fin de vie. Avec un ton volontairement grinçant, l’auteur nous entraîne dans un récit court et intense, rempli d’action et de rebondissements. Entre hommage à la musique et à la pop culture et critique piquante des classes sociales les plus riches, Heureux comme jamais est une petite pépite tout à fait jubilatoire.
Amalia Van Esqwill est une jeune aristocrate issue d'une puissante famille de Dehaven. Elle et son fiancé Hirion ont reçu une éducation aussi progressiste qu'exigeante. Mais le jour où le jeune homme se met en tête de reproduire un sortilège ancien, la magie refait soudain son apparition en ville. Au même moment, une révolte des colonies laisse planer la menace d'une guerre civile, et Amalia ne pourra rien pour empêcher le sort de frapper ses proches...
Le récit touchant d’une vie ordinaire racontée de manière originale et atypique. Gino, fils d’immigrés italiens ayant fui le fascisme, a eu le sentiment d’être un figurant dans sa propre existence. Pourtant cette dernière a été un apprentissage permanent, celui d’apprendre à prendre des décisions et de s’accepter tel qu’il est. C’est aussi une très belle histoire d’amour, empreinte de mélancolie avec Roxane, la fille de la boule à neige. « Estimez-vous que vous êtes heureuse ou heureux, assez ou pas très ? »