GROP regroupe une sélection de formats plus ou moins courts d'Erik Svetoft parus depuis 2014 dans différentes publications en Suède, et ailleurs. Des récits muets, structurés autour d'une épine dorsale, que l'on pourra explorer façon labyrinthe. Les êtres qui peuplent ce petit théâtre sont les martyrs du fatalisme, ils n'ont plus que la folie et la violence pour survivre. On savait l'auteur de SPA et d'Une Volvo blanche à son aise dans les mauvais genres, ce recueil confirme aujourd'hui son appétit pour la farce, le bizarre et l'absurde. Chez Erik Svetoft, la virtuosité se mue en une figuration libre, à la lisière de la bande dessinée et de l'illustration contemporaine. Ces réalisations singulières mêlent découpages hybrides, compositions viscérales, textures graniteuses, visions hallucinantes, climats suffocants et bestiaire pantelant. GROP, ce sont des variations stylistiques à fleur de peau, qui emploient à dessein une iconographie morbide et grotesque. Une créature monstrueuse, une hydre sans queue ni tête, un livre et un auteur qui seront à l'honneur du festival Gribouillis cette année.
Nombre de pages
304
Date de parution
02/10/2026
Poids
300g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9782390041641
Auteur
Svetoft Erik ; Hellsten Ola
Editeur
EMPLOYE DU MOI
Largeur
170
Date de parution
20261002
Nombre de pages
304,00 €
Disponibilité
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Une terrible explosion survient dans une usine, les blessés sont évacués. Le pire est évité, mais cet accident industriel déclenche une série d'événements macabres. Les cadres dirigeants qui étaient présents ce jour-là sont maintenant victimes de nombreuses tentatives de meurtres. Après chacune de ces attaques, une voiture blanche démarre en trombe. On perd sa trace à l'orée d'une forêt, d'une ruelle sombre ou d'un terrain vague. Le mystère reste complet. Tandis que l'on continue à signer des contrats dans les arcanes du pouvoir, une enquête est diligentée, des agents de sécurité privés sont embauchés et des anciennes gloires du rock sont appelées à la rescousse. Tout n'est plus que secret et conspiration. L'intrigue d'Une Volvo blanche se déroule dans une Scandinavie désuète ; celle des hommes d'affaires qui arborent sourires de circonstance, lunettes d'aviateurs teintés, cravates qui tombent sous la ceinture, calvities et nuques longues. Après le remarqué SPA, la nouvelle bande dessinée d'Erik Svetoft est un thriller, tout aussi haletant qu'hilarant. Si l'horreur est toujours au rendez-vous, elle se matérialise dans une représentation grotesque de la société néo-libérale, héritée d'un réalisme magique qui flirte avec l'occulte. Le dessin virtuose de l'auteur se conjugue alors avec une écriture caustique qui singe les dérives de la novlangue bureaucratique.
Un mystérieux dégât des eaux se repend dans le complexe aquatique d'un hôtel de luxe situé au coeur de la campagne scandinave. Dans ce décor extravagant, le liquide noir et visqueux s'écoule lentement dans les allées labyrinthiques et ruissèle le long des murs. Un client VIP exigeant disparait sans laisser de traces. Un séminaire d'entreprise tourne court. Un homme se perd en cherchant sa chambre. Deux amants se démènent pour échapper à l'horreur du quotidien. Un directeur égocentrique doute de lui-même. Des employés malmenés acceptent leur triste sort. De curieux inspecteurs viennent régler leurs comptes. Il y fait chaud et humide, la moiteur y est étouffante. La moisissure s'installe, et avec elle maladies de peau, hallucinations, fantômes, esprits malveillants, créatures hybrides et autres monstres morts-vivants. SPA est un récit cauchemardesque marqué par un humour grotesque et fantasque. Une danse macabre farfelue, aussi bien héritée du cinéma de genre que du manga d'épouvante. Un huis clos saisissant habilement conçu par Erik Svetoft, thaumaturge graphique et nouvel enfant maudit de la bande dessinée suédoise.
Figure romantique autoproclamée, Fante Bukoswki occupe l'arrière-cour de la scène littéraire américaine depuis le jour où il s'est réveillé avec la gueule de bois dans un motel miteux de Denver. Celui qui ne sera jamais l'auteur du "? Great American Novel ? " n'en reste pas moins un personnage fascinant par sa médiocrité indifférente. En quête de reconnaissance permanente, son existence tumultueuse est faite de tribulations embarrassantes qui ont profondément offusqué le petit monde de l'édition. Pourtant, ce virtuose de l'incompétence n'était pas prédestiné à demeurer toute sa vie dans le salon des refusés. En vérité, Kelly Perkins, de son vrai nom, a rejeté le chemin tout tracé qui lui était promu pour vivre la bohème et incarner à jamais le mythe de l'écrivain maudit. Il était donc temps de rendre hommage à cette plume truculente qui allie à la perfection frustration pathologique et narcissisme grandiloquent. C'est grâce à ce personnage fétiche, qui apparaît pour la première fois en 2015, que le jeune Noah Van Sciver s'est fait connaître du lectorat francophone. Si son double fictionnel restera toujours un raté, lui a fini par être publié et est désormais considéré outre-Atlantique comme l'un des auteurs les plus influents de la bande dessinée indépendante actuelle. Dans un grand format, Fante Bukowski - L'Ouvre complète - regroupe les trois volumes de la série dans une traduction révisée, préfacée par Alex W. Inker et augmentée d'inédits.
Présentation de l'éditeur L'histoire d'une singulière expédition qui tourne au vinaigre, celle de cinq caravelles parties sur la route des épices. Exacerbés par leurs conditions de vie, le manque de nourriture, le froid et l'immobilisme, les hommes des navires espagnols vont former une coalition contre les Portugais et faire éclater une mutinerie.
Van Sciver Noah ; Degrez Vincent ; Vanderheyden Ph
Kelly Perkins a quitté le bureau d'avocats de son père il y a un an. Il est désormais Faute Bukowski, auteur en devenir, hirsute et négligé. S'il désire de tout son coeur devenir une star littéraire et prouver à son père sa valeur, il apparaît surtout comme la caricature de l'artiste aigri. Lors d'une soirée littéraire, il rencontre pourtant Audrey, une jeune auteure déjà publiée. Fraîche et excentrique, elle s'amourache de lui et lui offre l'opportunité d'être enfin lu par Ralph Bigsburgh, l'incontournable découvreur de talents. Fante Bukowski pose en sourdine la question terrifiante de tout aspirant artiste : "Et même si j'arrive à écrire quelque chose qui en vaille la peine, y aura-t-il au bout du chemin quelqu'un pour le lire' ?"
Leem est un bibendum géant à la peau laiteuse, un cyclope sans bouche qui court sans relâche à travers des paysages de campagne et aux abords des villes dans un but mystérieux. Il se nourrit d'eau et de soleil, s'effondre pour dormir avant de repartir, jour après jour. La course de Leem est remplie d'obstacles. Prédateurs, steppes désertiques, orages, villes, montagnes, sécheresse, et humains sont autant de dangers sur sa route. Leem ne les anticipe pas, il court. Naître, grandir, se reproduire, puis vieillir et mourir, chacune des 140 pages du livre est conçue comme un moment scandé et circonscrit, une unité graphique avec son propre rythme narratif, ce qui fait du récit un étrange documentaire animalier, à la fois grave et fantaisiste, dans lequel chacun peut retrouver une part de ses souffrances, ses difficultés mais aussi ses moments d'insouciance et de grâce. La diversité des situations nous amène dans les montagnes enneigées, au fond de l'océan, sur des îles paradisiaques, et n'épargne pas le lecteur ! Stéphane Noël est un des membres de l'Employé du Moi. Après avoir participé à plusieurs collectifs et dessiné Ressources humaines dans la collection Vingt-Quatre de l'Employé du Moi, il livre ici un récit de plus de 140 pages au dessin fin et régulier, entamé il y a plusieurs années et en partie pré-publié sur le site Grandpapier.