Svarre Birgitte ; Gehl Jan ; Engle Jayne ; Hidalgo
ECOSOCIETE
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EAN :9782897195106
Dans les villes du Nord et du Sud où l'humanité continue de se masser, il est certainement possible de concevoir des espaces publics plus viables et plus propices aux échanges, aux rassemblements, à la simple douceur d'habiter vraiment la ville. Mais pour pouvoir intervenir intelligemment, il faut d'abord savoir observer les comportements sur le terrain, constater l'usage que les gens font des rues et des trottoirs, de leurs ruelles, des terrains de jeu, des places et des terrasses, et comprendre les réussites et les échecs de l'urbanisme tels qu'ils s'imposent à nos vies au quotidien. Pourquoi certains lieux urbains respirent-ils la vie alors que d'autres, infréquentables, ne sont pour les piétons et les cyclistes que des déserts à franchir en vitesse ? Comment se fait-il que dans certaines rues tout le monde se connaisse mais qu'ailleurs on déplore la froideur de ses voisins ? Y a-t-il un seuil de fréquentation en deçà duquel on peut considérer que la conception d'un parc est hostile aux femmes, aux enfants ou aux personnes à mobilité réduite ? A toutes ces questions, Jan Gehl et Birgitte Svarre proposent ici de répondre avec les instruments de l'étude de la vie dans l'espace public, une pratique qui met l'humain au centre des préoccupations et qui est aujourd'hui responsable de succès éclatants dans les plus grandes villes du monde. Des méthodes d'investigation simples, accessibles, élaborées sur le terrain depuis 50 ans à partir du constat de l'échec du modernisme et du tout-à-l'auto, et qui fournissent des données quantifiées pour outiller les responsables politiques, les urbanistes et les citoyens. Un récit et une méthode, pour rêver et agir - et enfin bâtir des villes axées sur la mobilité, la lutte contre les changements climatiques et la justice sociale.
Un recueil de deux textes : le premier retrace l'histoire contemporaine de l'influence de la propagande sur la formation de l'opinion publique. Le deuxième relate l'histoire du système des médias américains qui soumet aujourd'hui l'information, le journalisme et la population à un oligopole d'intérêts financiers et commerciaux.
Montée des inégalités, perte de confiance dans les institutions démocratiques, rejet des migrants, mutations de l'espace public numérique, attrait pour les figures autoritaires... Le retour du fascisme auquel nous assistons n'est pas une simple répétition de celui du siècle dernier, mais puise dans un terreau tout aussi intoxicant. Si ses manifestations ne sont pas toujours autant spectaculaires, ¿est que nous avons parfois affaire à un fascisme "tranquille" qui s'insinue sournoisement dans nos interactions quotidiennes, dans les controverses de l'espace médiatique et dans nos imaginaires, au point de réussir un malheureux exploit : paraître ordinaire, voire inoffensif. Exposant les mécanismes qui favorisent la montée des courants autoritaires et réactionnaires, en particulier au Québec et aux Etats-Unis, Jonathan Durand Folco montre bien combien le fascisme doit être appréhendé sur un continuum marqué par différents stades. Face au brouillage des frontières entre la droite conservatrice traditionnelle et les idées d'extrême droite, nous avons plus que jamais besoin d'y voir clair. Affronter la nouvelle vague autoritaire ne pourra pas se réduire à la défense de l'ordre établi et du modèle libéral : ce basculement doit être considéré comme une occasion de réinventer en profondeur nos modes de vie, nos institutions et nos imaginaires.
Bookchin Murray,Gerber Vincent, Stevens Annick, Ar
Enfin traduit dans son intégralité en français, voici l?un des plus influents ouvrages de l?intellectuel étatsunien et une référence incontournable pour comprendre les origines théoriques de la notion d?écologie sociale. Pourquoi relire ou découvrir Murray Bookchin (1921-2006) aujourd?hui et plus particulièrement cet ouvrage de 1971 ? D?abord parce que c?est dans ce recueil de textes qu?il pose les premiers jalons de ce qu?il allait conceptualiser plus tard sous l?étiquette d?"écologie sociale". Mais surtout parce qu?on y trouve une verve utopique qui fait grandement défaut à l?heure actuelle, nous rappelant que d?autres voies sont envisageables pour définir les règles du vivre-ensemble. La société que Bookchin s?attelle à imaginer est un système économique fondé sur les concepts d?écologie sociale, de municipalisme libertaire et d?abondance. Cette abondance correspond à une société dans laquelle l?être humain a amplement les moyens de satisfaire ses besoins d?existence pour se consacrer à l?assouvissement de ses désirs réels. Précurseur sur le front des énergies renouvelables et des technologies permettant de réduire la pénibilité du travail, il y soutient que les sociétés post-industrielles ont le potentiel de muer en des sociétés d?abondance à même de favoriser l?accomplissement des potentialités sociales et culturelles latentes dans les éco-technologies. Dans ce recueil, Murray Bookchin combine sa vision anarchiste et écologiste avec les potentialités prometteuses d?une ère d?abondance. Dépassant l?économie politique marxiste, ancrée dans une ère de pénurie matérielle, Bookchin soutient que les outils nécessaires pour une auto-organisation de la société ont largement été développés et que, combinés avec la perspective écologique, ils ont grandement modifié le paysage révolutionnaire.
Corps trop gros, trop maigre, trop poilu... La culture de l'image pèse lourd devant le miroir, surtout quand les modèles des médias sociaux et des publicités nous habitent. Comment accepter notre corps tel qu'il est ? Jessica Beauplat part à la rencontre de personnes qui posent un regard positif sur leur corps et nous invite à célébrer nos différences.
Créateur des célèbres concepts de la "ville du quart d'heure" et du "territoire de la demi-heure ", Carlos Moreno a fait de la proximité le coeur battant d'un urbanisme du soin et du bien-être. Des ruelles de Tokyo aux Utopías de Mexico, de Saint-Hilaire-de-Brethmas, dans le Gard, à Busan, en Corée, il nous emmène dans un voyage mondial au contact d'initiatives concrètes qui réinventent nos manières d'habiter. Nourri de quinze années de recherches et d'expérimentations aux quatre coins du monde, l'urbaniste nous révèle une vérité essentielle : le bien-être n'est pas un luxe réservé aux métropoles privilégiées, mais un droit accessible à tous, à condition de repenser nos espaces à l'échelle humaine. Des infrastructures sociales aux services de santé, de l'alimentation locale aux mobilités douces, il trace les contours d'une nouvelle urbanité fondée sur le lien, la solidarité et la proximité heureuse.
Une vision biomimétique de l'architecture et de l'urbanisme Selon un avis largement partagé, notre avenir est apocalyptique. En quête d'un antidote, et pour contrebalancer ces dystopies préjudiciables, j'ai pris le parti d'imaginer des futurs souhaitables. Je me suis autorisé à rêver de villes où l'on ne craint plus de respirer à fond, rendant la place aux parfums des plantes, aux chants des oiseaux, aux potagers et aux méandres des rivières. Mon travail utopique a trouvé un ferment dans les recherches biomimétiques. S'inspirer du Vivant pour innover m'a donné une indispensable assise dans le réel et m'a permis d'affermir mon imaginaire dans un contexte crédible. Grâce à mon métier d'architecte, j'ai tout d'abord dessiné des bâtiments destinés à voir le jour dans un temps proche, puis, conscient que toute réalisation commence par un plan, un dessin, j'ai cherché à concevoir, pour un futur lointain, un monde désirable et biomimétique, un avenir très différent de celui qui s'annonce. Par mes dessins, je propose de diluer la frontière entre l'artificiel et le naturel et de réconcilier l'Humain et son environnement dans une vaste relation d'interdépendance et de respect. - Luc Schuiten
Sitte Camillo ; Wieczorek Daniel ; Choay Françoise
L'Art de bâtir les villes (Der Städtebau nach seinen hünstlerischen Grundsätzen), publié par Camillo Sitte en 1889, demeure aujourd'hui 1er passage obligé de toute réflexion sur la ville. Il enregistre le début d'une mutation qui achève de s'accomplir sous nos yeux: la disparition de l'ancien statut de la ville comme entité isolable. D'autre part, il explore la dimension esthétique de l'urbanisme. Constatant sa laideur, il se demande s'il est possible de créer aujourd'hui un bel environnement urbain, et il interroge les "villes historiques" pour y chercher non des configurations déterminées mais des règles d'organisation, des relations constantes liant les pleins et les vides qui constituent le tissu urbain: affirmation des différences entre édifices, petits et grands, publics et privés, savants et populaires; articulation de tous les éléments bâtis, clôture des vides, jeu des échelles... Ce livre peut ainsi concourir, en cette époque où la ville est menacée, à recréer les conditions d'une réflexion sur ce que pourraient être aujourd'hui sa beauté et sa convivialité.