Erasme dans le XXIe siècle. Séductions d'une écriture
Suzzoni Cécilia
KIME
15,00 €
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EAN :9782841746026
C'est dans le cadre des activités de l'ALLE, Association le latin dans les littératures européennes qu'a été organisée cette journée Erasme dans le XXIe siècle, séductions d'une écriture, qui a connu une très belle affluence, dans la salle des conférences du lycée Henri IV. En effet, cette association, créée à l'initiative de professeurs des Classes Préparatoires littéraires des lycées Henri IV et Louis le Grand, peut-être parce qu'elle promeut un latin débarrassé de tout " patriotisme " disciplinaire, de tout complexe frileux ou obsidional, un latin au service de toutes les disciplines de la mémoire et du langage (comme l'indique la composition plurielle de son bureau, qui réunit lettres classiques, modernes, philosophie, etc.), connaît depuis sa création en 2008, inaugurée par le poète Yves Bonnefoy, un succès que l'on pourrait dire proprement intempestif, par les temps qui courent, et qui ne cesse de grandir, avec désormais une vingtaine de conférences à son actif. D'où l'idée de cette journée consacrée à celui dont le nom (un nom qui "numquam peribit" avait prédit son ami anglais John Colet) reste associé à celui d'une Europe, en pleine effervescence intellectuelle, et qui a mis le latin, un latin vivant, tout à la fois élégant et familier, décomplexé, au service de tous les grands combats modernes de son époque. Erasme aura oeuvré sans relâche, soucieux de transcender tous les clivages, dans un esprit tout à la fois tolérant et exigeant, et dans une écriture qui allie subtilement savoir et saveur.
Nombre de pages
124
Date de parution
11/10/2012
Poids
180g
Largeur
144mm
Plus d'informations
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EAN
9782841746026
Titre
Erasme dans le XXIe siècle. Séductions d'une écriture
Auteur
Suzzoni Cécilia
Editeur
KIME
Largeur
144
Poids
180
Date de parution
20121011
Nombre de pages
124,00 €
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« Sans le latin, sans le latin, la messe nous emmerde » chantait Georges Brassens. Après lui, malheureusement, l'ennui a gagné du terrain, à commencer par celui de l'école, au point que c'est le sens même de notre langue qui finit par se perdre.Le latin est la langue mère du français et la conscience culturelle de l'Europe. Que goûter de la culture, que comprendre de l'histoire, que savoir de la science et de son évolution, si l'on renie cette filiation...Alors qu'on exalte le patrimoine avec fébrilité, on liquide, avec une logique soft de taliban, tout ce qui fait l'enracinement du français dans son passé. Sans le latin, c'est tout bonnement notre « roman familial » qui devient illisible. Raconter cette histoire, ce n'est pas idéaliser une sorte d'épopée nationale. C'est se montrer d'abord attentif aux avatars linguistiques et littéraires d'un français qui s'est édifié sous l'égide et la tutelle éclairée de la langue latine.Chasser le latin, comme on le fait actuellement dans l'enseignement secondaire par toutes sortes de moyens directs ou détournés, c'est désapprendre le français. Organiser la disparition des filières qui permettaient de maintenir un bon noyau de langue et de culture latines chez les enfants de France, c'est rendre inaccessible aux générations futures notre patrimoine littéraire, philosophique et historique; c'est ramener le français à un simple outil de communication, qui perd toute chance de s'affirmer dans un monde dont la plupart des communications sont désormais assurées dans un anglais pauvre mais commun. On peut rêver: quel président, quel ministre courageux oseront enfin renverser la tendance en instituant le fait latin à l'intérieur même de l'enseignement du français...Seize auteurs, poètes, écrivains et professeurs attachés à des institutions prestigieuses, rappellent avec érudition et simplicité que le latin est encore une langue vivante non seulement en poésie et en littérature, mais aussi en médecine, en science, en droit, en politique, en philosophie, et ce dans tous les pays européens.
Monsieur Dubout était un homme sérieux, il n'aimait que son travail. Il filait droit vers son bureau quand Pfiiit, une hirondelle rasa son chapeau. Pfiiit, une deuxième hirondelle lui frôla l'oreille, et pfiiit, une troisième hirondelle lui passa sous le nez. Le c'ur de Monsieur Dubout se mit à battre aussi fort que les ailes des oiseaux....
Las Vegas. Qui a dit que le crime ne paie pas ... Entre manipulation, arnaques et jeu de séduction, quand l'appât du gain devient une obsession, même la beauté prend des allures de vice. Le désert de Mojave, aux États-Unis. L'endroit le plus chaud sur Terre. Des kilomètres de poussière, émaillés de cactus suppliciés par le vent, dont même les scorpions se méfient. Et au milieu, tel un champignon hallucinogène : Las Vegas. Dans cette ville, l'inspecteur F est une légende déchue. Chargé de la sécurité des casinos, il traque, depuis des années, les escrocs qui écument le Strip. Pourtant, rien ne pouvait le préparer à ce qu'il allait devoir affronter ce jour-là.
Il y a exactement deux siècles, en 1821, Charles Nodier inventait l'appellation "genre frénétique" pour désigner la face sombre du romantisme, sa part d'horreur et d'excès, et il fustigeait l'immoralité du genre tout en reconnaissant les séductions sulfureuses que celui-ci exerce sur le lecteur. Alors que la critique du XXe siècle, des surréalistes à Annie Le Brun et Jean-Luc Steinmetz, a retourné la condamnation moralisatrice du XIXe siècle en faisant l'éloge de la portée subversive de ces oeuvres qui structurent leurs intrigues autour du conflit entre le bien et le mal, il est temps d'adopter une approche dépassionnée des morales du romantisme noir. Si les oeuvres noires, comme on le leur a parfois reproché, se caractérisent par leur manichéisme, celui-ci peut prendre des formes variées. Les romans valorisant la vertu et l'innocence de l'héroïne s'opposent ainsi aux récits sadiens faisant goûter au lecteur les délices vertigineuses de la cruauté. Dès l'époque romantique se multiplient les oeuvres ambivalentes, qui, infusant l'ironie dans le modèle du roman noir, rendent plus incertaine la frontière entre bien et mal. Quelles sont les valeurs défendues dans ces fictions ? Les variations morales dessinent-elles une évolution historique ? Sont-elles corrélées à des tendances esthétiques particulières ? Les études réunies ici proposent quelques réponses à ces questions, à travers l'analyse de l'axiologie du romantisme noir de Ducray-Duminil à Gaston Leroux, en passant par Nodier, George Sand, Balzac ou Pétrus Borel.
Comment des écrivains qui n'ont pas vécu la Shoah racontent-ils cet événement ? En France, cette question s'est posée de manière polémique à la parution des Bienveillantes de Jonathan Littell (2006) et de Jan Karski de Yannick Haenel (2009). Cet essai est consacré à l'ensemble de la littérature écrite en français par la génération des petits-enfants, soit par vingt-deux auteurs, qu'il s'agisse de descendants de victimes de la Shoah ou d'auteurs qui se sentent héritiers de cette mémoire. L'analyse de ces oeuvres permet de se pencher sur des questions très actuelles, comme la délicate appropriation d'un héritage, les supposés dangers de la fiction, ou encore l'utopie qui consiste à croire que l'on peut se faire témoin du témoin ou réparer le passé.
Si la plus importante figure philosophique du vingtième siècle était une femme, ce serait Simone Weil (1909-1943), comme on commence à le discerner aujourd'hui. En parcourant les lieux par où elle est passée, ce livre tente de reconstituer le chemin intellectuel et spirituel de Simone Weil. A chaque lieu, qui constitue un moment mental, est attaché un questionnement majeur de son oeuvre, si bien qu'à la fin la pensée de la philosophe apparaît dans sa globalité : c'est d'abord une philosophie de l'esprit où le miracle de la pensée tient dans le mystère des inspirations qui nous traversent. Mais Simone Weil ne peut suivre le fil de ses pensées que si elle se confronte à l'actualité de son époque, de 1929 à 1943, et qu'à travers les milieux sociaux très différents où elle sème le trouble (du syndicalisme à la France libre de Londres, en passant par le monde des usines, la guerre d'Espagne, l'exode de Juifs français) et les rencontres qu'elle fait. C'est une pensée à la fois très intérieure (mystique même) et complètement ouverte aux problèmes économiques, sociaux et politiques d'une tranche d'Histoire que ces pages essaient de reconstruire à partir de la géographie concrète que sa vie dessine. Cependant, l'ouvrage refuse d'enfermer Simone Weil en son temps et prend le risque d'actualiser sa pensée en interrogeant ce que sont devenus les campagnes, les villes et les pays qu'elle a traversés, jusqu'à faire un état des lieux de la France d'aujourd'hui. Une lecture des lieux à partir de sa pensée ; une lecture de sa pensée à travers les lieux.