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Suis-je le gardien de mon frère ?
Surchat Béatrice
LABOR ET FIDES
22,10 €
Épuisé
EAN :9782830918205
Caïn est tristement célèbre pour avoir commis le premier meurtre de l'humanité. Un fratricide, de surcroît. Est-ce pour autant qu'il n'a rien à nous enseigner ? Et que faisons-nous de la question fondamentale qu'il nous laisse en héritage : " Suis-je le gardien de mon frère ? " Dans une lecture originale et inspirante du récit tragique de la Genèse, Béatrice Surchat nous amène à changer de regard sur cet antihéros biblique, faisant de lui le premier apprenti de la responsabilité. Alors que ses parents, Adam et Eve, avaient reçu un ordre clair auquel ils ont pourtant désobéi, aucune injonction n'a été adressée à leur fils aîné. Sa grandeur, par-delà son acte, est de s'approprier une exigence éthique dont il ignorait tout. Cette relecture du célèbre récit de la Genèse nous invite à suivre Caïn pas à pas sur la voie de la responsabilité. Car s'il est facile de le condamner pour le meurtre d'Abel, sommes-nous aujourd'hui capables de répondre mieux que lui de la vie de nos frères ?
A l'âge où on l'on cherche des figures inspirantes pour nous guider vers l'émancipation, les défis et les promesses de la vie d'adulte, Hélène Vignal ne pouvait pas se tourner vers ses parents : pris dans l'admiration malsaine qu'ils vouaient à un véritable gourou, ils ne pouvaient pas être des modèles pour l'adolescente qui bouillonnait silencieusement devant les injustices du monde et de sa propre vie. Un jour, en allumant la radio, elle rencontre par les ondes celui qu'elle va admirer le temps qu'il faut pour trouver sa juste place dans le monde. Car admirer peut nous hisser au-delà de nos propres capacités. A condition que l'admiré nous conduise ailleurs qu'à son seul plaisir d'être admiré, impasse dangereuse qui condamne à l'aliénation et au mépris de soi. De cette expérience précoce du meilleur et du pire de l'admiration, Hélène Vignal tire un récit puissant de la rage d'être à la fois libre et relié. Une lecture urgente pour prévenir l'emprise et trouver les admirations qui font grandir !
Puisant dans les sources bibliques, dans la littérature juive et chez les Pères de l'Eglise, l'auteur nous entraîne dans une compréhension originale de la charité comme " prêt " fait à Dieu, croisant ainsi les dimensions sociale et spirituelle du don. Ce prêt pose aussitôt le problème de ce qui est attendu en retour par le créancier qui l'a concédé. Pour y répondre, l'auteur engage une réflexion plus large sur la dette, l'altruisme, le temps et le purgatoire, la gratuité et la foi. Face au paradoxe d'un geste de générosité intéressé par une rétribution divine (paradoxe que n'auront pas manqué de soulever les Réformateurs), l'auteur s'appuie sur une étude minutieuse des textes pour défendre une interprétation revigorante du devoir de charité : amasser un trésor dans les cieux, c'est essentiellement " s'exprimer sur la nature du monde " , monde créé selon une architecture du don de la charité entre humains. Une réflexion on ne peut plus actuelle qui intéressera les historiens, les économistes, les biblistes et les croyants de toutes confessions.
Résumé : Gabriel Ringlet renoue ici avec cette démarche qui a passionné nombre de ses lecteurs : l'approche de l'Evangile par un autre chemin, à travers de petites histoires du quotidien.
J'aime la Bible parut l'année de la mort de Paul Claudel, en 1955. D'un ton très personnel, il couronne le monumental travail de commentateur de l'Ecriture qui occupa le poète à partir de 1929, lorsqu'il eut achevé le Soulier de satin et " jeté son soulier à la mer " pour ne faire plus qu'interroger inlassablement la Bible en la confrontant avec son expérience du monde et de la poésie. Pour Claudel, l'Ecriture, dans toute la diversité de ses livres et de ses genres, est le poème de Dieu. Afin de rendre sensible la beauté de ce poème, mais aussi ce qu'il nomme son arrière-beauté, c'est-à-dire son sens spirituel, il l'éclaire d'une prose poétique, et souvent polémique.