Per Olof Sundman n'est plus un inconnu en France. Après L'Exposition et Les Chasseurs voici la traduction française de Deux jours, deux nuits. Sundman utilise ici la technique d'un de ses recueils ds nouvelles : Les Chercheurs, c'est l'un des protagonistes qui est le narrateur et l'image qu'il donne de ses deux compagnons est naturellement subjective. Deux jours, deux nuits... L'action se situe dans ce bref espace de temps. Tout est d'ailleurs condensé dans ce roman. Le paysage nordique, que Sundman décrit si bien pour y avoir longtemps vécu ; les forêts, les montagnes enneigées, exposées aux éléments furieux. Tout tourne autour d'un lac gelé, et d'une vieille cabane de pêcheur, dans laquelle les protagonistes du drame restent bloqués la dernière nuit. Eux aussi sont en nombre restreint : trois. Le traqué, un jeune désespéré et les deux traqueurs, un gardien de la paix et un instituteur. Nous suivons heure par heure, minute par minute, cette chasse à l'homme, l'attente et la nuit dans la cabane. La tension monte peu à peu dans cette pièce fermée et la crise éclatera au petit matin. Ce nouveau livre de Sundman présente autant d'intérêt que le film qui en a été tiré".
Nombre de pages
240
Date de parution
11/09/1968
Poids
250g
Largeur
118mm
Plus d'informations
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EAN
9782070273911
Titre
Deux jours, deux nuits
Auteur
Sundman P-O
Editeur
GALLIMARD
Largeur
118
Poids
250
Date de parution
19680911
Nombre de pages
240,00 €
Disponibilité
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Dans une île scandinave, le riche paysan Ravnkel prend à son service Einar, fils d'un paysan pauvre. Le jeune homme commet deux fautes dont la plus grave consiste à monter le cheval du maître. Ravnkel tue Einar d'un coup de hache. Traîné devant la justice par Saum, cousin d'Einar, il est condamné. C'est Saum qui se charge d'exécuter le jugement : avec une troupe d'amis il envahit la ferme de Ravnkel, le maltraite au point de l'estropier, l'oblige à lui céder tous ses biens et le chasse. Ravnkel, après avoir refait fortune, attendra durant des années le jour de la vengeance. Transposée dans le présent, cette saga islandaise est une histoire cruelle, sauvage même, écrite dans une langue simple, directe, qui fait vivre des personnages aux gestes lents et précis, à la parole rare et forte.
Un célèbre explorateur, Sir John, organise une expédition à travers un immense continent inconnu pour aller au secours d'un certain Kanchi Pacha. Le voyage par mer et ensuite à travers la forêt vierge, le recrutement des soldats et des porteurs noirs, leur désertion, les menaces de maladie, les rencontres avec les tribus qui essaient de faire barrage avec des piquets empoisonnés, tout cela est relaté avec une objectivité et une minutie remarquables tour à tour par le lieutenant Laronne et son interprète Jaffar Topan. Assez curieusement, ils ne semblent jamais avoir eu la même vision des choses et n'accordent jamais la même importance aux événements. Leur seul point commun est une égale indifférence au but officiel de l'expédition. Laronne voit dans cette aventure une série d'obstacles à franchir avec efficacité et discipline ; pour Jaffar c'est un exercice de piété qui lui permet de supporter les vicissitudes d'une existence en elle-même inexplicable. Sir John, homme énergique et dur, avoue lui aussi que les difficultés de l'organisation lui ont complètement fait oublier le sort de Kanchi Pacha. Il considère surtout cette randonnée comme une fin en soi qui lui donne l'occasion d'affirmer trois vertus occidentales : le pragmatisme, la solidarité et l'esprit d'organisation. Per Olof Sundman s'est certainement inspiré du célèbre explorateur anglais Stanley pour tracer le portrait de Sir John.
Dans un village du nord de la Suède, Erik Olofsson, estimateur de bois et président de la Commission de tempérance, enquête pendant une journée sur le maître d'ouvre d'une centrale électrique, l'ingénieur Lundgren, que l'on soupçonne d'alcoolisme. Les lecteurs des précédents livres de Sundman retrouveront ici la démarche singulière de ce romancier du Nord et son efficacité surprenante. Par les moyens les plus simples, en des phrases et par des mots réduits eux-mêmes à la simplicité, Sundman parvient à ce résultat que tant d'auteurs de récits poursuivent sans l'atteindre : ne rien simplifier.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.