Designathon. L'architecte et l'architecture participative à la télévision
Suma Sophie
L'HARMATTAN
22,00 €
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EAN :9782343212692
Entre 1976 et 1984, l'américain Chad Floyd, alors architecte au sein de l'agence d'architecture de Charles Moore, imagine et organise les Designathons : une série d'émissions d'une heure rassemblant les architectes de la firme et les téléspectateurs pour réfléchir sur la ville. Dans ce projet, la proximité avec le public est de toute importance et se traduit par sa participation lors d'ateliers de réflexion organisés dans plusieurs villes, mais également par l'exposition des architectes en train de travailler dans des vitrines ouvertes sur la rue. La scénarisation des architectes, l'ouverture des discussions collectives au sujet des aménagements urbains, s'inscrivent au sein d'une dynamique de sensibilisation et d'une pratique populaire et participative. Que pouvons-nous apprendre du Designathon ? Pourquoi ne se sert-on plus de la télévision pour sensibiliser le public à l'architecture ...
Nombre de pages
187
Date de parution
19/01/2021
Poids
240g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343212692
Titre
Designathon. L'architecte et l'architecture participative à la télévision
Auteur
Suma Sophie
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
240
Date de parution
20210119
Nombre de pages
187,00 €
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Que l'on soit immobilisé à la maison à cause d'une jambe dans le plâtre comme Jeff Jefferies dans Fenêtre sur cour, ou que l'on soit enfermé chez soi et contraint d'observer sur un écran son pays frappé par une pandémie, voir le monde à travers une fenêtre n'a jamais pris autant de sens qu'aujourd'hui. Mais si nous pouvons "voir à distance" pouvons-nous réellement "prendre de la distance" sur les images que nous voyons ? Par exemple, que nous disent les séries dont elle est l'héroïne de Los Angeles et de ses habitants ? Existe-t-il une culture visuelle angeline ? Les multiples images dont elle est l'objet depuis plusieurs décennies font circuler des motifs récurrents. Ces derniers participent d'un certain regard porté sur la ville qui n'est pas sans poser quelques conflits idéologiques. Diffusées en masse, certains d'entre-eux renforcent les stéréotypes urbains, mais aussi sociaux. Transmédiatiques, ces motifs se comportent comme des organismes autonomes qui forment des écologies visuelles. En s'appuyant sur l'approches écologiques de l'historien anglais Reyner Banham, ce livre ouvre une discussion à propos des motifs visuels qui dominent pour figurer les espaces physiques et sociaux de Los Angeles à la télévision et sur les écrans. Et vise à identifier quelles sont les contre-visions imaginées comme des alternatives aux lieux communs, comme des fictions émancipatrices de Los Angeles.
Dans l'imaginaire commun, la notion de paysage demeure fermement attachée au monde rural. A contrario, il reste complexe de définir ce que pourraient constituer les paysages urbains. Ce processus, auquel contribue l'émergence des sciences sociales et leurs conversations avec les champs artistiques et littéraires s'intensifie avec le développement des imaginaires et des techniques de diffusion des représentations de la ville, que ce soit par la gravure, la photographie, l'imprimé à bas coût ou le roman populaire, puis par le cinéma, la vidéo et les modélisations 3D. Ces représentations des paysages urbains disent les usages comme les systèmes de dominations, la formalisation des paysages coloniaux autant que l'hégémonie du paysage-marchandise dans la ville capitaliste, mais aussi les paysages de loisirs ou ceux façonnés par les revendications d'un droit à la ville. Ouvrage collectif sous la direction de Lise Lerichomme (Artiste et enseignante-chercheuse en arts plastiques à l'Université de Picardie Jules Verne et au Centre de recherches en arts et en esthétique de l'Université d'Amiens) et Sophie Suma (maîtresse de conférences contractuelle en Histoire culturelle de l'architecture et de la ville à l'Institut national des sciences appliquées (INSA Strasbourg) et docteure en arts visuels et architecture, elle enseigne également les études visuelles et le Design à la Faculté des Arts de l'Université de Strasbourg). Contributions de Daniel Payot ("Regards et légendes de paysages") ; Lise Lerichomme ("Paysages sociaux") ; Katrin Gattinger ("Le mobilier urbain comme figure d'ajustements artistiques du politique" ; Guillaume Bonnel ("La ville invisible") ; Caroline Guittet ("Construire la mémoire sociale des paysages urbains : quel photographe pour quelles représentations ?? ") ; Bruno Steiner ("Le paysage à l'essai à Strasbourg : entre grand récit manifeste et explorations situées") ; Sophie Lapallu ("Comment vivre en ville ?? Quand l'art descend dans la rue : les Street Works") ; Sophie Suma ("Le mall comme paysage") ; Vivien Philizot ("Le Colorama de Kodak et la construction du regard dans le paysage urbain" ; Sarah Calba et Olivier Crocitti ("La tâche de Sketch-up").
Le Corbusier (Charles-Edouard Jeanneret, 1887-1965) est considéré comme l'architecte le plus important du XXe siècle et comme le représentant le plus influent du Mouvement moderne. Ce personnage complexe, au génie extraordinairement inventif et à l'esprit anticonformiste ne fut pas seulement un architecte : homme de lettres, peintre, sculpteur et designer, cet intarissable pourvoyeur d'idées fut également un polémiste brillant et combatif, un propagandiste infatigable. Par son oeuvre d'architecte et d'écrivain, il a fait de la question de l'urbanisme et de l'architecture un des grands problèmes de la culture de notre siècle. D'aucuns ont trouvé son oeuvre architecturale dépourvue de cohérence intrinsèque : quel rapport entre la villa Savoye et la chapelle de Ronchamp ? Et pourtant, ce rapport existe, même si Le Corbusier, comme Picasso, a changé plusieurs fois de style. Sa cohérence se situe au niveau de sa conduite, et celle-ci a surtout été, au sens le plus élevé du terme, politique : une politique généreuse, éclairée, de l'urbanisme et de l'architecture. Le Corbusier est devenu un classique, comme Picasso : tout se résoud pour lui dans la clarté de la forme, et celle-ci résoud tout parce que la forme «juste» est à la fois la forme de la réalité et de la conscience, de la nature et de l'histoire.