
La société civile face au pouvoir
Quoi qu'on en dise, la crise du politique est moins l'effet d'une régression que d'une progression de l'exigence démocratique. La sphère politique est désertée pour la sphère civique. Les mouvements sociaux et citoyens sont en plein essor à travers le monde, et ont la faveur de l'opinion qui perçoit bien que là se joue en partie l'avenir de la démocratie. La montée en puissance du principe d'association est moins embryonnaire qu'on veut bien le dire et il n'est pas exclu que le succès des associations les plus contestataires (Attac, DAL, etc.) ne finisse par entraîner une mobilisation plus générale, constituant la société civile en acteur politique majeur. C'est ce renversement majeur de la vie démocratique que l'auteur observe, pour mieux esquisser une citoyenneté comme " un art de gouverner comme d'être gouverné " et nous convier à un nouveau Régime du politique pour conjurer les dérives autoritaires, voire totalitaires.
| Nombre de pages | 136 |
|---|---|
| Date de parution | 04/09/2003 |
| Poids | 153g |
| Largeur | 115mm |
| EAN | 9782724608861 |
|---|---|
| Titre | La société civile face au pouvoir |
| Auteur | Sue Roger |
| Editeur | SCIENCES PO |
| Largeur | 115 |
| Poids | 153 |
| Date de parution | 20030904 |
| Nombre de pages | 136,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Le spectre totalitaire. Repenser la citoyenneté
Sue RogerDepuis plus de 30 ans, l'échiquier politique a dérivé vers la droite, et la droite vers l'extrême-droite. La dérégulation et la dilution des institutions excluent de plus en plus de personnes, laminant les sécurités de l'ancien monde du travail, de la carrière, de la retraite, de la famille, des voisins, des territoires... Le contrat social entre la nation et la politique est rompu. La colère populaire est réprimée par la violence, et l'autoritarisme. Dans ce livre, Roger Sue montre pourquoi la France s'est engagée sur une voie totalitaire.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER15,00 € -

La société contre elle-même
Sue RogerEtonnant paradoxe: dans l'actualité, même les bonnes nouvelles se transforment systématiquement en mauvaises. Ce qui accrédite l'idée de déclin et de décadence, semblant appeler d'urgence un traitement de choc. Plusieurs grands dossiers, comme la mutation du travail, la recomposition dulien social ou encore la question démocratique, peuvent être revisités sous cet angle. Ainsi, la transformation de sociétés essentiellement fondées sur le travail en des sociétés plus libres et toujours plus riches devrait passer pour une bonne nouvelle. Nous avons réussi l'exploit d'en faire le grand mal du monde industrialisé, avec son cortège de chômage, de précarité et de misère. De même, un développement économique plus centré sur le capital humain, la formation, la santé, est porteur de nombreuses promesses. Or santé et formation n'apparaissent pas comme les ressorts d'une nouvelle croissance mais comme des charges budgétaires insupportables. Comment a-t-on réussi à transformer des solutions en problèmes? Roger Sue propose un nouveau regard sur les causes de ce paradoxe, qui mêle retard culturel, absence de recul et de perspective historique, conservatisme politique et défense des privilèges des élites, que le discours de la peur ou la politique du pire semblent trop bien servir. Contre l'intérêt de la société elle-même.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER22,45 € -

Sommes-nous vraiment prêts à changer ? Le social au coeur de l'économie
Sue RogerAlors que débute la campagne présidentielle, voici le livre qui parle de la seule vraie question: comment, alors que nous sommes en train de vivre une mutation majeure -le passage d'une société du tertiaire à une société du quaternaire, ou d'une société industrielle à une société de la connaissance- réorganiser nos sociétés et nos économies? Nos gouvernements sont obnubilés par le travailler plus, le PIB, la croissance, la question de l'autorité? Et pourtant ces questions sont déjà dépassées. Car en effet ils sont restés sur la problématique des sociétés industrielles alors que nous entrons dans une nouvelle ère: la «société de la connaissance». C'est par l'immatériel que nos sociétés vont se développer économiquement et socialement. Non simplement par la connaissance de soi, qui n'est pas nouvelle, mais par une transformation générale de notre rapport au monde, à nous-même, aux autres et à notre environnement. Cette société de la connaissance, c'est d'abord la production de la personne, la production de soi, et l'assemblage de nos individualités sensibles et créatrices. Chaque personne est singulière, chaque créativité apporte à la société. L?économie n'est plus fondée sur le travail reproductif comme dans les sociétés industrielles, mais sur la capacité de chaque individu à réaliser et à se réaliser. Le savoir ne se transmet plus le long d'une ligne hiérarchique, mais doit être capable de créativité, d'imagination, de relations. La plus-value devient culturelle, immatérielle, alors qu'elle était exclusivement matérielle. De même, la connaissance n'est plus exclusivement scientifique (même si la science en est une des composantes importantes, notamment avec le développement des biotechnologies) mais elle est également émotionnelle, sensible, artistique. C'est la multiplicité qui fonde la société, et non l'ordre par le haut ou un savoir absolu. Ce nouveau modèle de société va s'imposer. La priorité et l'urgence d'aujourd'hui sont donc de privilégier les investissements sur la santé, l?éducation et le bien-être, qui enrichissent les individus. Là exactement ou nos gouvernement serrent la ceinture. Ce nouveau modèle va s'imposer, car il correspond à une très forte demande sociale; car il est le gage de la future production de richesses. Il est même voulu par les entreprises, qui, si elles revendiquent la diversité des compétences, ne savent pas encore la produire. C'est donc une véritable révolution, qui va modifier nos relations à l'apprentissage, au travail et à la production, à l'imagination et l'expression, à la santé, la politique. Tous ces changements dans la lignée de la substitution progressive d'une société hiérarchisée à une société d'intelligence collective et horizontale. Roger Sue analyse de manière remarquable cette mutation si peu évoquée dans son ensemble économique, politique, social. Il explique comment faciliter ce passage et évoque de nombreuses pistes intéressantes et novatrices: la nécessité d'un revenu minimum citoyen, le rôle essentiel des associations (formation, reliance aux autres...), une nouvelle forme de fiscalité et d?économie hors de l'alternative publique/privée, une nouvelle forme d'organisation du travail et de sa rémunération ou la création de services d'intérêt général indemnisé sur la base du volontariat, qui permettrait de dépasser le chômage et la précarité, et rendre notre démocratie plus participative... Bref, un nouveau type d'organisation socio-politique. Un livre essentiel donc, qui dessine ce que demain sera.ÉPUISÉVOIR PRODUIT19,30 €
Du même éditeur
-

La pensée réactionnaire est-elle de retour ?
Laruelle Marlène ; Pranchère Jean-Yves ; Miranda ANéoréaction, régression démocratique, illibéralisme, autoritarisme, populisme, néofascisme, cyberlibertarianisme, antimodernisme : cet écheveau de concepts rendant compte de certaines des évolutions profondes de nos sociétés et de nos systèmes politiques contemporains a de quoi désorienter. Régulièrement, pourtant, l'actualité invite à les utiliser pour désigner des discours, des pratiques institutionnelles, des projets politiques ou des idéologies, qu'il s'agisse, de façon neutre, de les décrire ou, de façon plus engagée, de s'en inquiéter et de les dénoncer. C'est là tout l'intérêt intellectuel et l'utilité civique de ce volume : clarifier ces concepts tout en mettant en lumière les liens entre deux ensembles de phénomènes qui méritent d'être appréhendés de concert. Ainsi s'impose aujourd'hui la nécessité de scruter en détail les fondements intellectuels des tendances autoritaires, afin de mieux en comprendre les manifestations politiques et institutionnelles.EN STOCKCOMMANDER8,00 € -

Bruno Latour ou l'art d'assembler
Descola Philippe ; Karsenti Bruno ; Gardette MicheEN STOCKCOMMANDER27,00 € -

Culture numérique
Cardon DominiqueL'entrée du numérique dans nos sociétés est souvent comparée aux grandes ruptures technologiques des révolutions industrielles. En réalité, c'est avec l'invention de l'imprimerie que la comparaison s'impose, car la révolution digitale est avant tout d'ordre cognitif. Elle est venue insérer des connaissances et des informations dans tous les aspects de nos vies. Jusqu'aux machines, qu'elle est en train de rendre intelligentes. Si nous fabriquons le numérique, il nous fabrique aussi. Voilà pourquoi il est indispensable que nous nous forgions une culture numérique.EN STOCKCOMMANDER19,00 € -

Atlas de l'anthropocène. 3e édition revue et augmentée
Gemenne François ; Rankovic AleksandarAtlas, dans la mythologie, représente un géant capable de tenir la Terre sur ses épaules sans en être écrasé. Mais quand Gérard Mercator publie en 1538 ce qu'il décide d'appeler un Atlas, le rapport des forces s'est complètement inversé : un "Atlas" est un ensemble de planches, imprimées sur du papier, quelque chose que l'on feuillette et que le cartographe tient dans sa main ; ce n'est plus la Terre que l'on a sur le dos et qui nous écrase, mais la Terre que l'on domine, que l'on possède et que l'on maîtrise totalement. Près de cinq siècles après, voilà que la situation s'inverse à nouveau : paraît un "Atlas" qui permet aux lecteurs de comprendre pourquoi il est tout à fait vain de prétendre dominer, maîtriser, posséder la Terre, et que le seul résultat de cette idée folle, c'est de risquer de se trouver écrasé par Celle que personne ne peut porter sur ses épaules". Bruno Latour Changement climatique, érosion de la biodiversité, évolution démographique, urbanisation, pollution atmosphérique, détérioration des sols, catastrophes naturelles, accidents industriels, crises sanitaires, mobilisations sociales, sommets internationaux, transition climatique... Voici le premier atlas réunissant l'ensemble des données sur les transformations écologiques de notre temps.EN STOCKCOMMANDER26,00 €

