L'Algérie, le pays de là-bas, sur l'autre bord, ses villes de mer, Alger, Oran, fronton orienté délibérément vers la France, tournait résolument le dos à l'Afrique. Point de nostalgie. Les textes de cet ouvrage manifestent une volonté de retour à ce pays qui reste à jamais une terre impossible. Il s'agit, pour chacun d'eux, moins de perpétuer une mémoire que de rassembler des fragments d'Histoire, de reconstruire, avec des mots et des images, un lieu d'origine où l'on peut se plaire à faire coexister pacifiquement ses ancêtres algériens, berbères et judéo-espagnols. A travers ce recueil polyphonique qui rassemble des espaces et des époques hétérogènes, les auteurs se proposent d'écrire l'Algérie pour retrouver l'identité qui lui a été dérobée par les détours d'une Histoire qui s'est parfois faite sans elle.
Nombre de pages
202
Date de parution
30/03/2007
Poids
230g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296029934
Titre
D'un temps révolu. Voix juives d'Algérie
Auteur
Sudaka-Bénazéraf Jacqueline
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
230
Date de parution
20070330
Nombre de pages
202,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Cet ouvrage est le produit de la fréquentation régulière (trois ans) de la Maison verte créée par Françoise Dolto en 1979. Il s'agit du témoignage d'une "mère usagère" qui a reconnu en cette grande psychanalyste une grand-mère spirituelle, a appris, avec tous les membres du personnel, à mettre de l'ordre dans son esprit parfois angoissé, à s'alléger de son adultocentrisme, à inventer une parole neuve avec son enfant. Avec ce livre on "saisit" de façon directe, même si on ne connaît rien au jargon "psy", que l'accueil de la Maison verte permet de surmonter les conflits enfants-enfants et enfants-adultes. Or c'est cela la prévention des souffrances "inutiles" (Françoise Dolto).
Le dessin des "Acrobates" posé d'entrée de jeu dans les premières pages du Journal jouxte le texte dans lequel Kafka note qu'il est resté cinq mois loin de l'écriture. Une longue méditation sur son incapacité d'écrire et l'impuissance de la réflexion à en déceler la cause débouchent d'abord sur une allégorie destinée à illustrer l'équilibre heureux auquel parvient l'écrivain lorsqu'il satisfait à l'exigence de l'art, puis se conclut par un dessin. Son graphisme élégant libère la main de l'écriture et impulse l'essor nécessaire à la création. Les dessins allégoriques, "l'Acrobate", "le Coureur", "l'Arpenteur", manifestent trois temps de l'écriture : l'aporie, l'élan effréné et libérateur, l'enfermement. Ils sont atemporels et n'ont aucune valeur d'illustration. D'autres ouvrent la voie à la veine satirique et caricaturale, voire burlesque qui, sous le regard de la société, fait déchoir la condition de l'artiste. Cette étude vise à démontrer que Kafka ne cesse de chercher quelle représentation donner de son statut d'écrivain. Une certitude cependant émerge : écrire est plus important que publier.
Dora Diamant (ou Dymant) a été la seule compagne de Franz Kafka. Ils se sont rencontrés en 1923, un an avant sa mort, sur une plage de la Baltique. Elle a vingt-cinq ans. Il en a quarante. D'une famille juive polonaise, elle fuit safamille et se rend à Berlin, capitale de la modernité du vingtième siècle, pour y vivre en compagnie de Kafka, de petits métiers et de bénévolat au Foyer juif des Réfugiés. À Berlin en 1923, en pleine crise économique, Kafka continue à écrire et semble parvenu au bonheur. Mais son état de santé s'aggrave et l'oblige à passer les derniers mois de sa vie dans un sanatorium. Par les yeux de Dora, se découvre un Kafka intime, doté d'une extrême humanité et d'un sens de la justice, d'humour et d'un grand talent d'acteur. "Je suis la femme de Franz Kafka" affirme celle qui, après la mort de l'écrivain survenue le 3 juin 1934, construit sa vie autour des valeurs qu'il lui a léguées: l'amour des lettres et de la littérature, de l'humanisme et du judaïsme. Dora a été réfugiée toute sa vie. Elle adhéra au Parti communiste et, après l'arrivée d'Hitler au pouvoir, fuit l'Allemagne nazie pour l'Union soviétique, chercha ensuite à gagner la Suisse, avant de devoir fuir de nouveau en Angleterre où elle fut incarcérée en tant qu'Allemande. Elle partit ensuite en Palestine, dans un kibboutz, avant de revenir à Londres. A Paris, elle rencontra Jean-Louis Barrault et lui donna des conseils pour mettre en scène Le Procès, et fréquenta les milieux littéraires pour y promouvoir l'?uvre de Kafka. Elle mourut misérablement à Londres, en 1952, inhumée dans une sépulture anonyme. Ce n'est qu'en 1999, avec l'aide des chercheurs et des associations intéressées à l'?uvre de Kafka, qu'elle eut droit à une plaque funéraire sur sa tombe. Issu d'un travail de recherches monumental qui a nécessité, pendant plus de vingt ans, de voyager à travers le monde, d'interroger les archives de Berlin, de Vienne, de Prague, de Jérusalem, de Russie, le livre de Kathi Diamant a reçu le prix de la meilleure biographie de l'année à San Diego en 2004.