Giorgio Strehler occupe, incontestablement, une place de premier plan dans le théâtre contemporain. Depuis trente ans, ses réalisations ont suscité autant de polémiques, que d'admiration. Certaines comme Arlequin, serviteur de deux maîtres ont triomphé dans le monde entier. C'est que, tout en prenant en compte les changements fondamentaux intervenus dans la mise en scène théâtrale au cours des dernières années, Strehler est resté profondément fidèle à sa conception d'un théâtre "clair et limpide" qui peut nous aider à mieux comprendre la vie. II manquait un livre sur Strehler ou écrit par lui. Un théâtre pour la vie, qui fait la somme des expériences de Strehler, à la fois comme metteur en scène, comme directeur du Piccolo Teatro et comme homme, politique mais non partisan, de notre temps, comble cette lacune. II s'organise selon deux grands axes: la volonté de faire au théâtre une place dans notre société et le souci de conserver sa spécificité, sa fascination et sa beauté. La première partie reprend ainsi les interventions de Strehler sur le rôle social du théâtre: s'y retracent son histoire et celle du Piccolo Teatro: étroitement mêlées depuis plus de trente ans. La seconde est consacrée au travail scénique de Strehler, à ses rapports avec les acteurs, aux modes de collaboration de tous les facteurs du spectacle à la fonction capitale, qu'il donne à la musique... Elle nous permet de saisir, dans le détail, la façon dont Strehler conçoit et élabore un spectacle au théâtre et à l'Opéra. Dans ses notes sur ses principales réalisations, nous pouvons lire aussi l'évolution d'un metteur en scène qui, parti du naturalisme italien et d'une stylisation à la française (Copeau et, surtout, Jouvet figurent parmi ses "maîtres") en est arrivé, à travers une longue expérience du "théâtre épique" selon Brecht, à une synthèse des principaux styles du théâtre contemporain. Sans doute Strehler se veut-il un interprète et non un créateur, mais Un théâtre pour la vie en témoigne avec passion: il existe bien, comme l'écrit Bernard Dort dans sa Préface, un "théâtre de la socialité" propre à Strehler et celui-ci reste un exemple
Date de parution
10/01/1980
Poids
564g
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EAN
9782213007946
Titre
UN THEATRE POUR LA VIE
Auteur
STREHLER GIORGIO
Editeur
FAYARD
Largeur
0
Poids
564
Date de parution
19800110
Nombre de pages
0,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Il était le maître que je m'étais choisi. Il était le théâtre tout entier, celui qui pensait que le théâtre avait une responsabilité dans le monde et dans la société, celui qui m'a tout appris: l'espace théâtral, le travail du sens, comment raconter une histoire à travers la poésie du théâtre, comment allier la légèreté et la gravité", déclarait Patrice Chéreau dans son hommage à Giorgio Strehler quelques jours après sa mort en 1997. Strehler a introduit la fonction du metteur en scène clans l'Italie d'après-guerre, mais son travail, si bien caractérisé ici, a aussi influencé toute une génération d'hommes de théâtre européens. La pratique de Strehler, fondée sur une profonde culture théâtrale, cinématographique, plastique et musicale, lui a permis d'inventer une écriture scénique conjuguant art et artisanat, tant au théâtre qu'a l'opéra. Myriam Tanant a sélectionné ici des entretiens recueillis durant plusieurs années autour de la mise en scène de théâtre et d'opéra, niais aussi de l'apprentissage et de la transmission de l'art de l'acteur.
Le Sûtra du Lotus est sans aucun doute l'un des textes fondamentaux du Mahâyâna. Depuis plus de quinze siècles, dans la version de Kumârajîva, il scandé la pratique des bouddhistes de l'Extrême-Orient et permis à des millions d'entre eux d'approfondir le message du Bouddha. Ce livre canonique connaît actuellement une renaissance impressionnante en Chine, en Corée, voire au Vieêt-Nam. Au Japon, il a joui d'une ferveur ininterrompue : les plus croyants continuent à en réciter des passages chaque jour et des mouvements religieux ne cessent de le diffuser pour en faire la Bible du bouddhisme. Grandiose fresque, le Sûtra du Lotus apparaît comme une mise en scène, à l'échelle cosmique, de la prédication du Bouddha, illustrée de paraboles décrivant les différentes étapes qui mènent à l'Eveil. Au cours des âges, poètes et artistes en ont exploré et transposé les innombrables images. Ses virtualités philosophiques, dont le sens peut paraître aujourd'hui obscur, furent mises en valeur par des commentateurs issus de tous les courants du bouddhisme. Le Sûtra du Lotus, dont l'original sanscrit a été magistralement traduit au XIXe siècle par Eugène Burnouf, fut propagé à travers toute l'Asie dans la version en chinois classique qu'en fit Kumârâjiva au Ve siècle. C'est cette dernière qui est présentée pour la première fois en français, avec ses deux traditionnels sûtra d'accompagnement. Le Livre des sens innombrables et Le Livre de la contemplation du Sage-universel.
Si le Soûtra du Diamant et le Soûtra du C'ur sont célèbres dans l'ensemble du monde himalayen et sino-japonais, faisant l'objet de récitations et de méditations quotidiennes sur le sens de la vacuité universelle dans le bouddhisme tibétain et zen, il n'en est pas de même du Soûtra de la Pousse de Riz, injustement méconnu, et traduit ici pour la première fois en français. Il s'agit pourtant d'un texte clé des débuts du Mahâyâna, qui traite de tous les aspects de la production interdépendante en soulignant l'irréalité fondamentale des éléments qui la constituent. Loin d'être un culte du néant, cette insistance sur la vacuité, propre au Grand Véhicule, fait voler en éclats le cadre étroit de l'être et de la substance, si chers à nos philosophes occidentaux, et débouche sur la mise en ?uvre d'une compassion sans limites.
Le monde de l'art fonctionne comme une société secrète mondiale qui agit en plein jour. Le délit d'initiés n'y est pas interdit, mais recommandé. Décréter quels sont les «bons artistes», les «bonnes toiles», les «bons acheteurs», influencer les enchères, faire et défaire les cotes est le domaine réservé d'une centaine de décideurs.La crise financière de 2008 a certes secoué le monde de l'art, mais le système n'est pas près de s'effondrer. L'art est partout: dans la mode, dans la maison, dans la rue. C'est la fièvre de l'art: des amateurs de plus en plus nombreux veulent accéder à leur tour à ce pays des merveilles et s'y sentir aussi chez eux.Pour leur permettre de connaître de l'intérieur ce milieu opaque, et qui voudrait le rester, deux journalistes indépendantes ont mené l'enquête pendant plus de deux ans, de Shanghai à New York, de Berlin à Miami.Danièle Granet a fait toute sa carrière dans la presse écrite (L'Express, Le Figaro, Le Nouvel Économiste, Novapress).Catherine Lamour a commencé sa carrière au Monde. Elle a créé et dirigé le département des documentaires de Canal +.
Laurentin René ; Sbalchiero Patrick ; Etchegaray R
Biographie de l'auteur Théologien réputé, historien et journaliste religieux, auteur de nombreuses études d'exégèse et spécialiste des apparitions mariales, l'abbé Laurentin a publié récemment aux Éditions Fayard Découverte du secret de la Salette (avec l'abbé Corteville) et Le Nouveau Diatessaron.Docteur en histoire et journaliste, Patrick Sbalchiero enseigne à l'École cathédrale de Paris. Directeur de la revue Mélanges carmélitains, il est notamment l'auteur d'Enquête parmi les voyants (Éditions de Paris, 2007) et de Jean Paul II et les canonisations (Fayard, 2007). Il a dirigé les publications du Dictionnaire des miracles et de l'extraordinaire chrétiens (Fayard, 2002) et du Dictionnaire des "apparitions" de la Vierge Marie, avec René Laurentin (Fayard, 2007).