La renaissance du rationalisme politique classique
Strauss Leo
GALLIMARD
36,40 €
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EAN :9782070730773
Leo Strauss a exercé une influence considérable sur la formation de la volonté politique des élites libérales du XXe siècle. Il s'est attaché plus particulièrement à redéfinir les contours de ce qu'est la Politique au terme d'une discussion qui, par bien des aspects, renouvelle la fameuse querelle des Anciens et des Modernes. Sa critique de la modernité n'implique cependant pas le refuge dans la nostalgie de la tradition à jamais révolue. Strauss ne se contente pas d'être un grand interprète des penseurs classiques ; il parle pour le présent et pour l'avenir. Tels sont ici les enjeux, par exemple, de son analyse philosophique de la pensée de Heidegger dans ses conséquences politiques - l'une des plus fortes analyses jamais conduites de ce sujet controversé -, de son exposé magistral sur Socrate ; de son introduction à la philosophie médiévale ou aux rapports entre histoire et sciences de la culture. Tout conduit à la discussion sur le relativisme, caractérisé par Strauss comme le vrai mal du XX ? siècle.
Nombre de pages
408
Date de parution
24/09/1993
Poids
447g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070730773
Titre
La renaissance du rationalisme politique classique
Auteur
Strauss Leo
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
447
Date de parution
19930924
Nombre de pages
408,00 €
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Pour Strauss, tout ce qui succède aux Classiques n'est que décadence et confusion. En particulier, les problèmes fondamentaux n'ont été correctement posés que par les Grecs. C'est chez eux que nous devons les retrouver si nous voulons les résoudre d'une façon satisfaisante, en théorie comme en pratique.Dans le présent volume, Strauss nous fait voir les solutions politiques "classiques" en interprétant un opuscule méconnu d'un "classique" mal compris : Hiéron ou de la Tyrannie, de Xénophon. Kojève, dans un essai critique, Tyrannie et Sagesse, prend la défense des quelque deux mille ans d'histoire qui ont suivi le Hiéron. Cette tâche se révèle plus difficile qu'on ne pourrait le penser. Du moins, dans une Mise au Point, Strauss croit pouvoir maintenir toutes ses positions "classiques" en mentionnant à la fin le problème philosophique qui sert de base à la discussion.Ainsi le présent ouvrage constitue une pièce à verser au dossier de la vieille Querelle des Anciens et des Modernes.
Léo Strauss (1899-1973) étudie et confronte, dans cet ouvrage, le libéralisme de la philosophie classique, inséparable de la vertu de modération, avec les prétentions des progressistes modernes.
Les Lois ne sont pas le dialogue de Platon le plus connu, ni a fortiori le plus commenté. Strauss nous en donne ici un commentaire magistral : serré, il épouse toutes les sinuosités du texte et en révèle toute la subtilité. Ce commentaire, publié après la mort de l'auteur, mais entièrement terminé, est le fruit d'une vie entière de méditation de l'oeuvre de Platon. A ce titre, il constitue un exemple privilégié de l'" art de lire" les textes de l'antiquité de Léo Strauss – qui nous transmet ici ce qu'il tient pour l'héritage de la pensée platonicienne, ou de la philosophie politique classique. Le dialogue des Lois, en tant qu'il traite les questions de la loi politique et de la loi divine, a très tôt alimenté les réflexions de Strauss sur le problème théologico-politique. Dans sa présentation, Olivier Berrichon-Sedeyn s'attache à situer cet ouvrage dans l'oeuvre de Strauss et à en dégager l'enjeu général.
Raymond Guérin est fasciné par la lettre, qu'il s'agisse de la forme littéraire qui structure certains de ses récits ou d'une véritable correspondance. A tous les titres, de la pratique de l'échange à l'exercice de l'imagination, il est un épistolier. Les Lettres à Sonia sont certes une correspondance réelle entre un écrivain et la femme qu'il aime, séparés par la guerre et la captivité, mais elles sont aussi et au moins autant un journal, et encore une projection, une mythologie, bref c'est un récit qui se donne. Journal ou récit qui est adressé à l'autre, destinataire et matière sacrée de l'écriture. En contre-point, Guérin brosse son portrait intérieur, il évoque le quotidien du prisonnier dont la vie personnelle, comme celle du monde, est soumise aux ruptures de l'histoire. Ecrivant ces Lettres qui sont un roman, Guérin s'inscrit dans une fièvre d'expression que son étrange disponibilité ne peut qu'aviver. Digne dans l'épreuve, répondant par les mots à la misère du temps, il dresse au jour le jour un monument de résistance à la barbarie, fondé sur l'amour et la foi dans le verbe. Le monde de l'intelligence le nourrit plus que jamais et s'érige en rempart contre la sottise. Dans les Lettres à Sonia, Guérin se montre bouleversant de droiture et de lumière.