Depuis la publication du témoignage de Jean-Michel Mension, La Tribu (Allia, 1998), on connaît mieux la préhistoire de l'aventure situationniste, en particulier la période 1952-1953 au cours de laquelle Debord et ses camarades lettristes se retrouvaient dans un bistrot de la rue du Four, Chez Moineau. Mais hormis les photos désormais célèbres d'Ed van der Elsken, on dispose de peu de documents d'époque susceptibles d'évoquer l'atmosphère de ce point de ralliement de la bohème artistique et de la jeunesse délinquante de Saint-Germain-des-Prés. Dans sa correspondance, Debord cite parfois le roman où l'un des membres du groupe, Patrick Straram, avait mis en scène toute la petite tribu des "Moineaux" ; mais il n'en subsistait que le titre : Les Bouteilles se couchent. On croyait le texte perdu. Jean-Marie Apostolidès et Boris Donné en ont retrouvé les manuscrits épars à la Bibliothèque nationale du Québec et proposent ici une reconstruction de ce récit où apparaissent G. Debord, M. Bernstein, J -M. Mension, I. Chtcheglov, J -C. Guilbert et bien d'autres. L'écriture de Straram, très influencée par le jazz, se cherche encore : mais ce petit récit vaut par ses portraits, par la vivacité de ses dialogues, et par la fantaisie d'une intrigue inspirée de Jarry où le bistrot Moineau devient un navire à la dérive dans le Quartier Latin !
Date de parution
27/04/2006
Poids
130g
Largeur
100mm
Plus d'informations
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EAN
9782844852144
Titre
LES BOUTEILLES SE COUCHENT
Auteur
STRARAM PATRICK
Editeur
ALLIA
Largeur
100
Poids
130
Date de parution
20060427
Disponibilité
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Straram Patrick ; Apostolidès Jean-Marie ; Donné B
La Veuve blanche et noire un peu détournée est un roman d'apprentissage racontant l'éducation sentimentale du jeune Straram âgé de 18 ans par une femme de 20 ans son aînée. Il fait de cet épisode mineur, longtemps ressassé, la clé de son indépendance intellectuelle et affective. Cette oeuvre autobiographique peut également être comprise dans le sillage des pratiques lettristes puisqu'elle fait un usage constant de "détournements".
Guy, Merci pour documents de l'I.S.et ouvrages de Henri Lefebvre, d'une importance vitale pour moi ici. Est également important pour moi de correspondre avec toi, parce que "les interlocuteurs valables sont tout de même encore rares". Mais j'énumère tout de suite les difficultés : Trop sommaire une correspondance facilite les malentendus les plus nuisibles ; [...] Une différence radicale entre circonstances, ambiances, situations et problèmes risque de nous faire, toi à Paris et moi à Montréal, écrire pour nous entendre des lettres "non-averties", un non-sens que seules une certaine bonne volonté et une objectivité en "en soi" peuvent éviter. Il vaut cependant la peine d'essayer de correspondre. Décidément. " [...] Début de la lettre (inédite) de Patrick Straram à Guy Debord (1960). Suivi d'une lettre (inédite) de Patrick Straram à Yvan Chtcheglov (1959).
A toi de jouer" . C'est par ces mots que Guy Debord, en 1958, invite Patrick Straram à participer à l'aventure de l'Internationale situationniste qu'il vient de fonder à Paris. Il se souvient des années mémorables de 1953-1954, où ils dérivaient ensemble dans Paris et réalisaient des métagraphies, principales activités de l'Internationale lettriste. Straram répond à l'invitation de son ancien ami pour briser son isolement à Montréal, où il vient de s'installer. Leur relation épistolaire dure à peine deux ans : leurs désaccords se révèlent trop importants pour qu'elle se poursuive. C'est pourtant au cours de ces années que Straram sort la seule publication situationniste publiée à Montréal, Cahier pour un paysage à inventer, qui marque le début de sa contribution originale à la culture québécoise. Cet apport est enfin mis en lumière par Sylvano Santini, qui rassemble en ces pages le Cahier, de même que la correspondance des deux hommes et quelques autres documents inédits relatifs à leurs échanges. Une annotation généreuse et une riche mise en contexte permettent d'en montrer toute l'importance.
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En 1968, le journaliste et écrivain Alberto Speratti rencontre Astor Piazzolla, icône absolue de la musique tango. De leurs entretiens naîtra ce livre, pierre angulaire du mythe qui s'est construit autour du compositeur et bandonéoniste de légende. Entre biographie et autobiographie, se succèdent des épisodes de la vie du musicien narrés par Speratti et d'autres où le compositeur s'exprime à la première personne. Polémiques, anecdotes et moments d'anthologie... Il y livre sans détour ses pensées, ses colères, ses souvenirs, ses influences, mais aussi sa conception politique et artistique du tango et de l'Argentine. Portrait d'une époque et d'un personnage hors du commun, Avec Piazzolla nous ouvre les portes de l'univers fascinant du tango, et du monde intérieur d'un compositeur de génie.
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