
Refuser d'être un homme. Pour en finir avec la virilité
L'identité masculine en tant que rapport social doit être transformée : tel est postulat de ce livre. L'identité sexuelle masculine, la pornographie, la suprématie masculine et le militantisme proféministe, autant de questions qu'aborde cet ouvrage venu classique outre - atlantique. Au-delà des " stéréotypes ", John Stoltenberg montre l'investissement actif dans le pouvoir sur l'autre instillé dans le rapport aux femmes et aux hommes, dans la sexualité et le contrôle social de la procréation et, en fin de compte, dans l'identité sexuelle masculine elle-même. Ce livre ouvre l'espoir d'un changement basé sur le consentement, la réciprocité et le respect dans les relations entre les hommes et les femmes. Les hommes ont le choix, nous dit John Stoltenberg, ils peuvent refuser l'identité masculine dominante. Au moment où se multiplient les tentatives de restauration de la virilité (ébranlée par le mouvement des femmes), sous le prétexte de rétablir les droits soi-disant bafoués des hommes, il témoigne de la construction sociale de la virilité dans ses différentes conséquences (viol, homophobie, chosification sexuelle, pornographie, violence conjugale, militarisme et contrôle masculin de la procréation des femmes). Ses coups de sonde trouvent dans la culture occidentale et dans le quotidien des hommes - homosexuels comme hétérosexuels - des résistances et des accointances au projet radical d'une véritable égalité sexuelle. Cet essai traduit les idées féministes dans une vision du monde et une identité morale que peuvent revendiquer et incarner sans fausse honte les hommes.
| Nombre de pages | 268 |
|---|---|
| Date de parution | 19/04/2013 |
| Poids | 360g |
| Largeur | 150mm |
| EAN | 9782849503812 |
|---|---|
| Titre | Refuser d'être un homme. Pour en finir avec la virilité |
| Auteur | Stoltenberg John ; Delphy Christine ; Dufresne Mar |
| Editeur | SYLLEPSE |
| Largeur | 150 |
| Poids | 360 |
| Date de parution | 20130419 |
| Nombre de pages | 268,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Vigie du monde. A la tête de l'OTAN en temps de guerre (2014-2024)
Stoltenberg Jens ; Madsen Per Anders ; Hervieu HélComment préserver l'unité dans un monde fracturé ? L'ancien secrétaire général de l'otan révèle les coulisses de son mandat à la tête de la plus puissante des alliances militaires, au cours d'une décennie explosive. Lorsque Jens Stoltenberg a pris les rênes de l'alliance transatlantique en 2014, le monde était déjà en train de changer. Il s'est ensuivi des années marquées par la guerre, par des crises diplomatiques et des décisions qui ont façonné notre sécurité et notre défense communes. Dans Vigie du monde, il plonge le lecteur au coeur de délibérations tenues à huis clos et propose un éclairage rare sur la manière dont l'OTAN aborde les crises et les sujets cruciaux, tels que la guerre en Ukraine, le retrait d'Afghanistan, les relations avec la Russie et la Chine - mais aussi la coopération avec des chefs d'Etat comme Angela Merkel, Donald Trump ou Volodymyr Zelensky. Ce récit sincère et vivant livre un témoignage exceptionnel sur l'art de la diplomatie et les choix difficiles qui s'imposent lorsque la paix mondiale est en jeu. En revenant sur les désaccords et les dilemmes d'hier, Jens Stoltenberg montre à quel point l'ouverture et le dialogue sont essentiels pour préserver l'unité et faire face aux défis de demain.EN STOCKCOMMANDER24,90 €
Du même éditeur
-

Gaza : un génocide en cours. Palestine, Proche-Orient et internationalisme
Daher JosephPlus d'un an après le début de la guerre déclenchée par Israël après les attaques du 7 octobre 2023, et alors que des voix, toujours plus nombreuses, n'ont cessé, malgré la répression, de s'élever pour dénoncer un génocide en cours, cet ouvrage se veut un outil pour comprendre la séquence ouverte par ces événements. Débutant par un rappel historique remontant au projet sioniste et aux dynamiques coloniales du 20' siècle, l'auteur examine également le rôle historique joué par l'Etat d'Israël au Proche-Orient au service de l'impérialisme occidental. L'ouvrage revient ensuite sur l'usage de la notion de génocide pour qualifier la guerre contre la bande de Gaza et aborde la politique d'annexion et de colonisation continue en Cisjordanie. Il revient également sur la régionalisation du conflit, liée à l'histoire des agressions et des occupations israéliennes au Liban ainsi qu'aux dynamiques politiques du Proche-Orient. L'ouvrage s'achève sur la question de la solidarité internationale, et son importance cruciale dans le cadre de la libération de la Palestine.EN STOCKCOMMANDER12,00 € -

Vers l'abolition de la police. Violence, révoltes et libération des Etats-Unis
Purnell DereckaEN STOCKCOMMANDER25,00 € -

Révolutions ukrainiennes. 1917-1919 et 2014
Kowalewski Zbigniew MarcinEn 1917, l'effondrement de l'empire tsariste n'a pas été l'oeuvre d'une seule révolution, mais de plusieurs révolutions convergeant et divergeant, formant des alliances et s'affrontant. La révolution russe était l'une d'entre elles. Au centre de l'empire, elle était ouvrière et paysanne ; dans la périphérie coloniale, elle reposait sur les minorités urbaines russes et russifiés et les colonies de peuplement. Mais parmi les peuples opprimés, la révolution russe a également déclenché des révolutions nationales. La plus territorialement étendue, la plus dynamique et la plus imprévisible d'entre elles a été la révolution ukrainienne. C'était la première fois depuis l'anéantissement du pays des Cosaques libres en 1775 que la question de l'indépendance de l'Ukraine était posée. A Kyiv, le Parlement, composé principalement des partis ukrainiens de gauche et de délégués de soldats et de paysans ukrainiens, devenait le pouvoir de facto. La révolution nationale ukrainienne commençait. Les bolcheviks allaient s'y opposer avant de se retirer d'Ukraine en 1918, l'abandonnant aux troupes d'occupation allemandes. Les bolcheviks ukrainiens étaient quant à eux favorables à une Ukraine soviétique, comme la Russie, mais indépendante et fédérée ou confédérée avec elle. Ce n'était pas la conception de Lénine, qui pensait que s'il devait y avoir une fédération entre la Russie et l'Ukraine soviétiques, elle devait être de courte durée, car l'objectif était pour pour Lénine "la fusion la plus complète", réduisant l'Ukraine à une région autonome au sein d'un Etat russe unitaire. C'est la bataille perdue de 1917-1919 entre une gauche ukrainienne indépendantiste et le bolchevisme russe que nous raconte ce livre. Des décennies plus tard, l'effondrement de l'URSS et l'indépendance de l'Ukraine en 1991 allaient déboucher en 2014 sur le soulèvement massif des Ukrainiens sur le Maïdan de Kyiv qui, en renversant le régime de Ianoukovytch, constituait une tentative de l'Ukraine de rompre définitivement le rapport colonial l'attachant historiquement à la Russie. La Russie impériale en voie de reconstitution ne pouvait le tolérer : annexion de la Crimée, rébellion séparatiste dans le Donbass et, enfin, invasion à grande échelle de l'Ukraine allaient en constituer des moments. Le livre nous convie à revisiter la question théorique de l'impérialisme au travers des mutations de l'impérialisme russe des origines à nos jours.EN STOCKCOMMANDER20,00 € -

Ecrits sur la Palestine
Serfaty Abraham ; Khleifi Michel ; Tsedek!Abraham Serfaty, issu d'une famille juive tangéroise, s'engage dès les années 1940 dans le combat syndical et pour l'indépendance de son pays et connaît sa première incarcération. Au cours des décennies suivantes il s'engage auprès des mineurs, puis dans de nombreuses luttes qui l'amènent à rompre avec le Parti communiste marocain et à fonder une nouvelle organisation. Arrêté par le régime de Hassan II en 1972, il est libéré à la suite de manifestations massives puis entre dans la clandestinité. Sa nouvelle arrestation en 1974 est suivie de quinze mois d'isolement et de torture. Il est condamné en 1977 à la prison à perpétuité. Entre 1981 et 1985, derrière les murs de la tristement célèbre prison de Kénitra, il rédige les textes qui seront publiés en 1992 sous le titre Ecrits de prison sur la Palestine, dont cet ouvrage est une réédition considérablement enrichie. Sa formation marxiste, son enracinement dans la culture judéo-arabe et un anti-impérialisme conséquent façonnent sa grille de lecture du sionisme comme projet colonial et "négation des valeurs du judaïsme arabe" , du statut des Juifs arabes en Israël, chair à canon et main-d'oeuvre bon marché, du sort fait aux Palestiniens, du rôle joué par les Etats arabes dans la région. Comme l'explique son biographe, Lotfi Chawqui, on trouve chez Serfaty "la conviction que le judaïsme oriental a des spécificités culturelles, l'ancrant, malgré le déracinement imposé, à une histoire commune et millénaire dans le monde arabe et qui le positionne potentiellement comme un maillon faible du dispositif sioniste, amplifiée par la réalité des discriminations des Juifs sépharades dans la structure socio-économique et politique de l'Etat d'Israël" . Retraçant les dynamiques de classe et culturelles intriquées dans la réalité israélienne, par exemple lors de dialogues avec la gauche révolutionnaire israélienne, Serfaty écrit par exemple : "Il n'y a pas de peuple israélien mais un conglomérat artificiel de populations. [... ] La grande bourgeoisie euro-américaine exploite les ouvriers ashkénazes et opprime la majorité de la population qui, elle, est juive orientale [... ]. Le seul ciment idéologique de ce conglomérat est le sionisme et renoncer à la moindre parcelle d'Eretz Israël, c'est détruire ce ciment. Il est donc vain d'espérer de l'Etat sioniste une concession territoriale". Liant, dans une perspective stratégique, luttes des masses israéliennes, révolutions arabe et palestinienne, Abraham Serfaty tente d'esquisser des possibles émancipateurs pour les peuples de la région. Dans ces textes s'étalant de 1981 à 2002, accompagnés par un solide appareil critique, c'est une pensée vive et sans concessions qui se donne à lire.EN STOCKCOMMANDER19,00 €
De la même catégorie
-

Pas tous les hommes quand même !. #notallmen, une mise au point salutaire
Foïs GiuliaAvec son ton cinglant et franc, l’autrice nous invite à nous responsabiliser et à regarder les faits pour arrêter de banaliser ou de nier la culture du viol. Dans cette centaine de pages particulièrement puissantes et percutantes, Giulia Foïs exprime sa colère face à la minimisation des violences faites aux femmes, notamment par une mise au point nécessaire à propos du hashtag notallmen.EN STOCKCOMMANDER11,50 € -

Dans la peau d'un mascu. Enquête sur les hommes qui détestent les femmes
Gault PierreEnquête en immersion sur la nouvelle idéologie de l'extrême. Pendant neuf mois, Pierre Gault a infiltré les principaux réseaux masculinistes en France. Sous une fausse identité, il a suivi et imité les centaines d'hommes qui épousent la cause masculiniste : formations sur Internet, stages en forêt, sessions de coaching, forums privés, séances de drague de rue. Très vite, au-delà du sexisme ordinaire surgit la partie immergée de l'iceberg : business florissant de marchands de misère, apologie du viol, complotisme, liens avec l'idéologie d'extrême droite. Sous un humour qui apporte des respirations bienvenues, Pierre Gault ne dissimule pas ses doutes, sa sidération ni même ses maladresses à mesure que son alter ego imaginaire s'enfonce dans les entrailles de la manosphère. L'exposition prolongée à une pensée extrême le pousse à confronter son ressenti intime à la vision du monde des masculinistes qu'il rencontre. Comment en sont-ils arrivés là ? Sous-estime-t-on le danger qu'ils représentent ? Une enquête passionnante et nécessaire qui interroge les dérives de la masculinité et leur impact sur la société contemporaine.EN STOCKCOMMANDER20,00 € -

Le coût de la virilité. Edition illustrée
Peytavin Lucile ; Haes FabriceL'édition enrichie et illustrée du best-seller féministe Le Coût de la virilité ! Ce que la France économiserait si les hommes se comportaient comme les femmes. La violence masculine est omniprésente et coûteuse pour la société. En France, les hommes représentent 96 % des personnes incarcérées, 84 % des auteurs d'accidents de la route mortels, 86 % des mis en cause pour meurtre, 97 % des auteurs de violences sexuelles... La liste est longue, et elle a surtout un coût : 95 milliards d'euros, la dépense annuelle de l'Etat français pour mobiliser tous les services publics en réponse à ces délits. Quelle est la cause de cette surreprésentation ? Quelles sont les conséquences de la virilité érigée en idéologie dominante ? Quelles solutions pour transformer ce système, néfaste à tous les niveaux ? En explorant toutes les sphères de la société et en faisant appel à l'Histoire, Lucile Peytavin nous propose un voyage en Virilité, pour comprendre d'où viennent ces comportements à risque et comment y remédier. Cette version graphique et illustrée, lumineuse et faussement naïve, met en scène les chiffres édifiants avancés par l'autrice et nous donne à voir d'une manière nouvelle, plus franche et plus évidente, tout ce qui se cache dans son étude. Un autre moyen pour faire prendre conscience de ce coût de la virilité, capter l'attention d'un public élargi et l'amener à découvrir ce livre, essentiel à tous les niveaux. " Lucile Peytavin a accompli une tâche colossale. " CosmopolitanEN STOCKCOMMANDER25,95 € -

Tu vas pas chialer comme une gonzesse !. #EDUCATION. Une mise au point capitale
Peytavin LucileImaginez un monde dans lequel nous amputerions les garçons d'un bras à la naissance. Nous y verrions sans aucun doute un scandaleux acte de maltraitance, et à juste titre. Alors pourquoi, lorsque nous faisons de même avec l'une de leurs émotions, cela ne nous interpelle-t-il pas davantage ? Pire, la plupart d'entre nous participons à perpétuer ce mauvais traitement. Les petits garçons aujourd'hui s'entendent encore souvent dire cette phrase en apparence anodine : " Tu vas pas pleurer comme une fillette ", dans sa version améliorée. Nous la prononçons même en pensant bien faire. Avec elle, nous entendons leur enseigner les codes attendus de la virilité pour leur permettre de s'adapter au mieux à la vie en société. Nous leur transmettons qu'ils doivent être forts, moralement et physiquement. Pourtant, tout ce que véhicule cette antienne est destructeur : constitution d'un capital émotionnel et psychique atrophié, rejet d'une partie de son humanité, mépris du féminin, fabrication de comportements toxiques envers soi-même et les autres, production de souffrances psychologiques, engendrement de coûts humains et financiers colossaux... Il serait grand temps que nous cessions de gâcher des vies par la transmission de ces injonctions viriles appelant au rejet de tout ce qui est considéré comme de la faiblesse. En coupant les petits garçons de leur sentiment de vulnérabilité, pensant créer des hommes forts, nous les rendons faibles. Au passage, nous portons préjudice à la société tout entière. Demandons-nous ce que nous souhaitons vraiment pour nos garçons et les hommes qu'ils seront demain. Est-ce un monde dans lequel ils seront empêchés de vivre leurs émotions, incapables de gérer leurs ressentis, de se développer sur le plan psychique et de s'épanouir pleinement ? Un monde en proie à la montée des régimes autoritaires, dans lequel les études rapportent que les jeunes hommes sont de plus en plus nombreux à adhérer aux propos masculinistes valorisant la violence et la domination des femmes ?EN STOCKCOMMANDER11,50 €
