
L'emploi est mort, vive le travail !
L'automatisation, liée à l'économie des data, va déferler sur tous les secteurs de l'économie mondiale. Dans vingt ans, pas un n'aura été épargné. Les hommes politiques sont tétanisés par cette transformation imminente, qui va marquer le déclin de l'emploi - et donc du salariat. Faut-il s'en alarmer ? N'est-ce pas aussi une vraie bonne nouvelle ? Et si oui, à quelles conditions ? Dans un dialogue très politique et prospectif avec Ariel Kyrou, Bernard Stiegler s'emploie à penser le phénomène qui, nous entraînant dans un déséquilibre toujours plus grand, nous place au pied du mur. La question de la production de valeur et de sa redistribution hors salaire se pose à neuf : c'est toute notre économie qui est à reconstruire - et c'est l'occasion d'opérer une transition de la société consumériste (la nôtre, celle de la gabegie, de l'exploitation et du chômage) vers une société contributive fondée sur un revenu contributif dont le régime des intermittents du spectacle fournit la matrice. Cela suppose de repenser le travail de fond en comble pour le réinventer - comme production de différences redonnant son vrai sens à la richesse. Dans l'Anthropocène que domine l'entropie, et qui annonce la fin de la planète habitable, le travail réinventé doit annoncer et inaugurer l'ère du Néguanthropocène - où la néguentropie devient le critère de la valeur au service d'une toute autre économie.
| Nombre de pages | 117 |
|---|---|
| Date de parution | 20/05/2015 |
| Poids | 84g |
| Largeur | 105mm |
| EAN | 9782755507461 |
|---|---|
| Titre | L'emploi est mort, vive le travail ! |
| Auteur | Stiegler Bernard ; Kyrou Ariel |
| Editeur | 1001 NUITS |
| Largeur | 105 |
| Poids | 84 |
| Date de parution | 20150520 |
| Nombre de pages | 117,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Le nouveau génie urbain
Stiegler BernardRésumé : Et après que les GAFA aient construit leur fortune grâce à nos données personnelles, c'est au tour d'acteurs comme Engie, Bouygues, Suez, Vinci, Véolia, etc. de capter les données personnelles des habitants et de faire de l'espace public un marché privé au détriment de l'intérêt général La question de la restitution de la souveraineté numérique aux individus et aux Etats plutôt qu'aux entreprises privées hypercapitalistes fait partie aujourd'hui des débats de société. Ce livre explique comment recréer des "communs urbains , comment repenser les ressources et leurs rapports aux localités, comment créer de nouveaux services urbains, ce que peuvent inventer les offices de gestion de l'habitat social dans ce nouveau contexte, ce que la haute connectivité change pour les habitants. Bernard Stiegler explore aussi ce qui se passe du côté des territoires d'habitats précaires, aux frontières externes du développement et de la croissance.Sur commandeCOMMANDER24,00 € -

Qu'appelle-t-on panser ? Tome 2, La leçon de Greta Thunberg
Stiegler BernardNous vivons dans une civilisation menacée d'effondrement. Ce que l'auteur appelle l'âge de l'entropocène, néologisme issu du terme entropie qui, en physique, désigne l'état de désordre d'un système. Dans cet ouvrage, Bernard Stiegler montre que ce désordre touche toutes les sphères du vivant et des sociétés. Changement climatique, extinction des espèces, affection des écosystèmes, intelligence artificielle aveugle, emprise de la post-vérité, automatisation généralisée... comme si nous avions enfanté un monde, inspiré par l'utilitarisme et les techniques non réfléchis, sur lequel nous n'avions plus aucune prise. Nous sommes au temps de l'insoutenabilité, pas simplement de la croissance économique, mais également des organisations sociales et de la manière dont les humains comme véritables sujets se pensent et se déploient... A nous l'urgence de développer les termes d'une alternative dans laquelle penser serait un véritable acte de conversion et de solidarité.Sur commandeCOMMANDER25,50 € -

Prendre soin. Tome 1, De la jeunesse et des générations
Stiegler BernardLe biopouvoir que Michel Foucault s'est si puissamment attaché à décrire n'est plus ce qui trame notre époque: l'enjeu est désormais le psychopouvoir, où il s'agit moins d'"utiliser la population" pour la production que de la constituer en marchés pour la consommation. Foucault décrit la genèse de l'État s'acheminant vers la révolution industrielle avec la conquête du pouvoir par la bourgeoisie et les conditions de formation du capitalisme typique du me siècle, tel que l'aura analysé Marx, où la première préoccupation est la production. Or, la seconde moitié du XXe siècle rencontre de tout autres questions: il s'agit d'organiser la révolution des modes d'existence humains, voire leur liquidation, comme modes de consommation éliminant les savoir-vivre dans ce qui devient une économie industrielle de services dont les industries de programmes sont la base. La science de cette nouvelle mobilisation totale est moins la cybernétique, comme le croyait Heidegger, que le marketing. Le psychopouvoir apparaît de nos jours pour ce qu'il est: ce qui fait des enfants les prescripteurs de leurs parents, et de ces parents, de grands enfants - le marketing détruisant ainsi tout système de soin et, en particulier, les circuits intergénérationnels. Il en résulte une destruction systématique de l'appareil psychique juvénile. Les psychotechnologies monopolisées par le psychopouvoir sont des cas de ce que Platon, critiquant l'usage de l'écriture par les sophistes, appelait un pharmakon: un poison qui peut aussi être un remède. Au début du XXIe siècle, la reconstitution d'un système de soin exige de renverser la logique du psycho-pouvoir pour mettre en ?uvre une politique de l'esprit. Cela requiert l'élaboration d'une pharmacologie qui analyse les caractéristiques des psychotechnologies contemporaines et d'une thérapeutique qui les mette au service d'un nouveau système de soin.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER22,40 € -

La télécratie contre la démocratie. Lettre ouverte aux représentants politiques
Stiegler BernardLa télécratie qui règne désormais en France comme dans la plupart des pays industriels ruine la démocratie: elle remplace l'opinion publique par les audiences, court-circuite les appareils politiques et détruit la citoyenneté. La télévision et l'appareil technologique qui la prolonge à travers les réseaux numériques de télécommunication sont en cela devenus le premier enjeu politique. A travers ce que l'on appelle les industries de programmes, c'est la relation politique elle-même qui est devenue un nouveau marché, et ce marketing confine aujourd'hui à la misère politique: au cours de la dernière décennie, l'appareil télécratique a développé un populisme industriel qui engendre à droite comme à gauche une politique pulsionnelle, et qui semble conduire inéluctablement au pire. Ce devenir infernal n'est pourtant pas une fatalité. La philosophie se constitua à son origine même contre la sophistique: celle-ci, par une appropriation abusive de l'écriture, développait une gangrène qui menaçait de guerre civile la cité athénienne. De cette lutte contre les tendances démagogiques de la démocratie grecque résultèrent les formes de savoirs qui caractérisent l'Occident. Prônant un nouveau modèle de civilisation industrielle, cet ouvrage affirme qu'un sursaut démocratique contre les abus de la télécratie est possible, et appelle l'opinion publique française et européenne à se mobiliser contre la dictature des audiences. Biographie de l'auteur Bernard Stiegler, philosophe, est l'auteur de nombreux ouvrages, dont, avec l'association Ars Industrialis, Réenchanter le monde. La valeur esprit contre le populisme industriel (Champs, 2008).Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER9,00 €
Du même éditeur
-

L'art de la guerre
TZU SUNRésumé : Si tu veux que la gloire et les succès t'accompagnent, ne perds jamais de vue la doctrine, le commandement, la discipline, la prévoyance. Car celui qui excelle à résoudre les difficultés le fait avant qu'elles ne surviennent ; celui qui maîtrise autant l'approche directe et indirecte que la ruse triomphera. Voilà l'art de l'affrontement. Connais-toi toi-même et connais ton ennemi, ta victoire ne sera jamais mise en danger. Connais le terrain, connais le temps, ta victoire sera alors totale. Traduit du chinois par le père AmiotEN STOCKCOMMANDER3,00 € -

Ecce Homo
Nietzsche Friedrich ; Albert Henri ; Le Bos AntoinRésumé : "Je viens des hauteurs que nul oiseau n'a jamais atteintes" . Génie ou folie ? Ecce Homo est l'autobiographie philosophique de Nietzsche, son dernier ouvrage avant qu'il ne sombre dans la démence. Il y défend, avec une verve exceptionnelle, l'originalité de son oeuvre et se construit sa propre légende. Traduit de l'allemand par Henri AlbertEN STOCKCOMMANDER5,00 € -

Manuel
EPICTETENé vers le milieu du Ier siècle après J.-C., fils d'esclave et esclave lui-même, Epictète avait toutes les dispositions nécessaires a l'application, dans sa propre vie, de ce condensé de morale stoïcienne. Dans un monde aveugle, les enseignements de ce manuel de lucidité nous rappellent que "en un mot, le seul ennemi qu'on ait à redouter, c'est soi-même".EN STOCKCOMMANDER3,50 € -

Le droit à la paresse
Lafargue Paul ; Bergamin GigiPourquoi devons-nous travailler ? Paul Lafargue (1842-1911), penseur socialiste, tente de comprendre l'amour absurde du travail, "cette étrange folie qui possède les classes ouvrières des nations où règne la civilisation capitaliste". Relire Le Droit à la paresse nous rappelle que la liberté d'employer le temps est fondamentale.EN STOCKCOMMANDER3,00 €
De la même catégorie
-

Les dépossédés de l'open space. Une critique écologique du travail
Lederlin FannyRésumé : Quel est le point commun entre un livreur à vélo, une agente d'entretien, un start-upper, une aide soignante et une " curatrice de contenus " ? Tous subissent les nouvelles modalités de travail imposées par la digitalisation, la robotisation et les méthodes contemporaines de management. Partout, le " néotravail " étend son emprise : du bureau au domicile, notre open space s'est élargi, et nous ne pouvons plus échapper aux injonctions à " aller plus vite ", à nous " adapter " et à " nous engager à fond dans nos projets ". Mais ce néotravail est en train de nous déposséder, non seulement de la valeur de notre travail mais aussi de nos capacités à créer, à nous lier les uns aux autres, à parler, à prendre soin de notre environnement, jusqu'à celles d'exercer notre propre jugement. Il fait de nous des " dépossédés de l'open space ". Peut-être est-il temps de reprendre possession de notre travail pour construire des rapports harmonieux avec les autres, avec nous-mêmes et avec la nature ? En retrouvant ses vertus médiatrices, socialisantes, subjectivantes et émancipatrices, cet " écotravail " contribuerait à faire advenir une société plus juste et plus viable : une " société écologique ".EN STOCKCOMMANDER19,90 € -

Vous ne détestez pas le lundi. Vous détestez la domination au travail
Framont NicolasRésumé : En France, comme ailleurs, le mal-être au travail s'amplifie. Les travailleurs expriment leur mécontentement face à l'organisation, à l'utilité perçue et à la reconnaissance hiérarchique de leur entreprise. Tous les secteurs, y compris l'associatif et le service public, sont désormais contaminés par des formes de management absurdes et violentes qui font redouter le lundi matin. En réponse à ce désenchantement, le patronat et le gouvernement optent pour l'indignation et la contrainte : plus d'arrêts maladie ? Imposons des jours de carence. Les démissions se multiplient ? Coupons les allocations chômage. Cette souffrance conduit à une mise au travail forcée. Vous ne détestez pas le lundi est une invitation à se libérer des mythes du travail : présentéisme, mérite, psychologisation de la souffrance. Ce manuel de développement collectif propose une nouvelle culture de la révolte, capable de légitimer et de soulager les souffrances individuelles en faveur d'une insurrection globale, ancrée dans le réel.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER20,00 € -

Travailler mieux
Erhel Christine ; Palier BrunoLes Français, bien que fortement attachés au travail, souffrent d'un manque de reconnaissance, d'un management vertical, de l'intensification et de la digitalisation des tâches qui remettent en question le sens et l'avenir du travail. Comment améliorer les conditions de travail ? Comment changer ses modalités d'organisation et de management ? Comment utiliser les nouvelles technologies pour améliorer le travail ? Comment travailler à l'heure du changement climatique ? Comment construire la reconnaissance des professions essentielles ? S'appuyant sur des expériences et des exemples qui ont fait leurs preuves dans les entreprises et dans les politiques publiques, en France mais aussi à l'étranger, les auteurs de cet ouvrage livrent des propositions pour améliorer la qualité du travail et de l'emploi, à l'heure de la transition climatique et des mutations technologiques.EN STOCKCOMMANDER18,00 € -

La comédie humaine du travail. De la déshumanisation taylorienne à la sur-humanisation managériale
Linhart DanièleRésumé : Danièle Linhart analyse en quoi la logique du management moderne n'est pas si éloignée de celle qui a prévalu dans le taylorisme. Dans les deux cas - déshumanisation et sur-humanisation - c'est la dimension professionnelle des salariés qui se trouve attaquée. Désormais le management moderne revendique l'idée que le salarié est avant tout un être humain dont il faut prendre en considération les besoins, les aspirations, comme les faiblesses. Ce livre montre que derrière cette idée louable s'organise en réalité une disqualification des métiers, de la professionnalité, de l'expérience qui tend à renforcer la domination et le contrôle exercés par les dirigeants. Gérer les salariés en fonction de leur seule condition humaine, c'est nier le fait qu'au travail, ils tiennent des rôles, exercent des fonctions dont ils sont les experts et qui mettent des limites à l'envahissement de leur vie personnelle.EN STOCKCOMMANDER19,00 €
