4e de couverture : Le Maître de Ballantrae (1889) est le chef-d'?uvre de Stevenson. Ce roman d'aventures, qui commence en Écosse en 1745, entraîne le lecteur sur les champs de bataille, sur les mers avec les pirates, vers les Indes orientales et enfin en Amérique du Nord avec sa terrible forêt sauvage, hantée par des trafiquants, des aventuriers patibulaires et des Indiens sur le sentier de la guerre.On retrouve l'inspiration de L'Île au trésor (1883), enrichie de celle du Cas étrange du Dr Jekyll et de Mr Hyde (1886), car Stevenson poursuit son exploration obsessionnelle du mystère et des ambiguïtés du mal. Le héros, James Durie, Maître de Ballantrae, livre à Henry, son frère cadet, un combat sans merci. Stevenson décrit la fascination romantique que ce protagoniste diabolique, séduisant, raffiné, intelligent, implacable et sans scrupules, est capable d'exercer sur ses proches et jusque sur les narrateurs chargés de relater ses aventures prodigieuses.Notes Biographiques : Né le 13 novembre 1850 à Édimbourg, Robert Louis Stevenson a une enfance heureuse mais maladive pendant laquelle il fait de nombreux voyages avec son père. Ingénieur en 1871, sa santé l'oblige à abandonner cette profession ; il fait des études de droit et s'inscrit au barreau en 1875. Puis il reprend ses voyages et visite l'Allemagne, la France, la Suisse, les États-Unis, les îles Marquises, Tahiti, Honolulu, les îles Gilbert. Il se fixe à Vailima, dans l'archipel des Samoa, où il meurt d'une crise d'apoplexie le 3 décembre 1894. Tuberculeux, il allait toujours plus au sud, vers le soleil. Cette nécessité de se tourner vers des climats plus cléments a certainement influé sur sa vocation d'écrivain. Son premier texte, publié en 1875, "Appel au clergé de l'Église d'Écosse", ne laissait guère entrevoir les chefs-d'?uvre d'épouvante et d'aventure des années suivantes. En 1879, il publie "Voyage avec un âne dans les Cévennes". En 1882, il change de registre avec les contes des "Nouvelles Mille et Une Nuits", teintés de mystère. En 1883, paraît son premier chef-d'?uvre, qui renouvelle le récit d'aventure en y mêlant la poésie du réalisme fantastique : "L'île au trésor". C'est un roman hors du temps. L'aventure de Jim Hawkins, le jeune héros, se déroule au XVIIIe siècle. Cette distance ajoute encore au charme de l'histoire qui fait s'évader le lecteur de cette fin du XIXe siècle où triomphe la révolution industrielle, pour le ramener à l'époque de la marine à voile et des pirates. Les thèmes éternels de la course au trésor et du héros qui triomphe d'une bande de gredins lui confèrent une dimension de conte d'initiation. Le récit est d'un réalisme parfait : on a pu, en suivant les indications du livre, tracer une carte exacte de l'île. Mais, par-dessus tout, "L'île au trésor" est une extraordinaire galerie de portraits, de scènes, de sonorités qui restent gravés dans la mémoire une fois le livre refermé. Parmi les ouvrages de Stevenson qui s'adressent à la jeunesse figure un autre de ses chefs-d'?uvre, "Docteur Jekyll et Mr Hyde" (1885).
Olalla ! Nom étrange. Fantasque comme le vent, le vent du sud qui aiguise les désirs, exaspère les passions. Dès le premier regard, c'est bien de passion qu'il s'agit, entre Olalla et ce jeune officier anglais en convalescence, qui se risque dans la residencia, demeure jadis superbe, aujourd'hui ruinée. Pour un baiser d'elle, pour un sourire, que ne donnerait-il pas ... Mais lorsqu'une nuit, il entend des cris sauvages et discordants, délires dignes de l'enfer, il songe à la rumeur qui court comme le vent. On raconte que la mère est à demi-folle, on murmure qu'elle s'est unie à un brigand, et que l'homme est mort tragiquement... Comme dit la chanson : " Le vent qui vient à travers la montagne me rendra fou... "
L'ironie et le paradoxe façonnent ce singulier roman d'éducation, devenu un classique de la littérature enfantine, alors qu'il est bien plus que cela. Un enfant de quatorze ans, Jim Hawkins, y fait l'apprentissage de la maîtrise, avec pour mentor le plus faussement débonnaire des boucaniers. Sa folie s'avère bonne conseillère, et ses nombreux écarts de conduite sauvent le clan des adultes, gardiens d'une loi décidément trop sage. Quant au trésor, escamoté au nez et à la barbe des pirates, il est aussitôt dépensé, comme s'il brûlait les doigts, comme si à l'appel de l'or avait succédé sa malédiction. Nourri d'émotions élémentaires, entre émerveillement et terreur, rêve et cauchemar, ce récit consacre le plus subtil des écrivains, en élevant l'aventure au rang d'art majeur.Notes Biographiques : Robert Louis Stevensen (1850-1894) est un romancier, poète, essayiste et écrivain voyageur écossais. Son ?uvre est étudiée et célébrée dans le monde entier et comprend des ouvrages mythiques, comme L'Île au trésor, Voyage avec un âne dans les Cévennes ou ce fameux Docteur Jekyll et Mister Hyde, qui a donné de nombreuses adaptations tant au cinéma qu'en édition.
Sujet: Le Rajah de Kashgar a un jour donné un splendide diamant à son très fidèle ami, Sir Thomas Vandeleur. Celui-ci aurait pu être le plus heureux des hommes, possédant le cinquième plus gros diamant du monde. Hélas, ce joyau va lui apporter plus de déboires que de joies... Commentaire: Un petit roman policier mené à la perfection par un grand écrivain, passé maître dans l'art de conter des aventures semées d'embûches. Le texte n'est pas très long, et sa construction comme son style littéraire en font un très bon outil d'étude. Mais avant tout, c'est un roman palpitant
Le succès considérable d'un livre qui, a priori, n'était pas destiné aux enfants, lui a causé beaucoup de tort, et ses lecteurs adultes se font sans doute plus rares aujourd'hui. Pourtant, à l'image de Robinson Crusoé ou de Moby Dick, L'Île au trésor constitue bel et bien un pilier essentiel de notre littérature. Ce récit investit un mythe, lui donne chair et couleurs, et l'inscrit dans notre imaginaire de façon irréversible. Délaissant les clichés, Stevenson crée une atmosphère de cauchemar, fait revivre des pirates sanguinaires, plus vrais que nature, qui s'entre-déchirent sur une île pestilentielle brûlée par le soleil, battue par le ressac. La mer, il la décrit peu, et ne s'embarrasse guère de métaphores : mais elle nous pénètre de son sel, de sa houle, de son vacarme. Sans aucun effet de style, il charge son encre d'iode et de sang, déroule son fil narratif avec un mélange unique de tension et de fragilité sereine. Et nous lègue un chef-d'oeuvre universel, en toute simplicité. --Scarbo
Après avoir raconté, dans le premier tome de ses Mémoires, son enfance dans le Maroc d'avant-guerre et son arrivée en France en 1945, Driss Chraïbi reprend le fil de son récit autobiographique. Au début des années 50, il découvre une autre planète, l'Alsace, et s'y installe avec sa femme dans une sorte d'ermitage amoureux voué à l'écriture. Puis ses premiers succès d'écrivain le ramènent à Paris et la communauté maghrébine trouve en lui l'une de ses premières voix dans le milieu littéraire. Défilent ensuite les années France Culture, les années canadiennes, les années à l'Ile d'Yeu, les amis et les rencontres (François Mitterrand, Lucien Bodard...), les paysages, les livres et les femmes de sa vie.
Oui, j'y avais repensé. Qu'est-ce qu'il s'imaginait. Je n'avais pratiquement fait que penser à ça depuis ce matin, mais y penser avait fini par prendre la forme d'une ville, d'un premier amour, la forme d'un porte-conteneurs." Le corps d'un homme est retrouvé au pied de la digue Nord du Havre, avec, dans sa poche, griffonné sur un ticket de cinéma, un numéro de téléphone, celui de la narratrice. Convoquée par la police, elle prend le train pour Le Havre, ville de son enfance, de sa jeunesse, qu'elle a quittée il y a longtemps. Durant ce jour de retour, cherchant à comprendre ce qui la lie à ce mort dont elle ignore tout, elle va exhumer ses souvenirs mais aussi la mémoire de cette ville traumatisée par la guerre, ce qui a disparu, ce qui a survécu, et raviver les vestiges d'un amour adolescent.
Dans l'East Texas profond de la Grande Dépression, la pauvreté règne et dévaste la région comme une tornade. Le jeune Harry Crane découvre le corps mutilé d'une femme noire sur le bord de la rivière Sabine. Il est convaincu que le meurtre est l'oeuvre de l'Homme-chèvre, un monstre de légende. Le nombre de victimes s'alourdit, un homme est lynché et le père de Harry, l'homme de loi local, enquête.
Brontë Emily ; Bellour Raymond ; Lacretelle Jacque
Emily Brontë possède donc le plus singulier des pouvoirs : celui de sa dépendance à l'égard des faits. Avec quelques touches, elle sait évoquer l'âme d'un visage et rendre le corps superflu ; en parlant de la lande, elle fait souffler le vent et gronder le tonnerre. Virginia Woolf. Quand, parmi tous les arbres, je cherche celui dont la forme s'harmonise le mieux avec le cadre du roman tragique d'Emily Brontë, c'est l'image d'un vieux robinier tortueux qui me vient à l'esprit, d'un vieux robinier tordu par le vent qui souffle toujours dans la même direction ; l'écorce est noire, le tronc est creux et, dans ce creux, la pluie a formé une petite flaque où baignent quelques feuilles mortes. John Cowper Powys
L'Andorra du roman obsédant de Peter Cameron est inspiré d'une principauté isolée dans les Pyrénées. Transformée en un paradis éclaboussé de soleil, chacun y a quelque chose à cacher. C'est là que vient Alexander Fox, pensant y trouver réconfort et refuge, alors qu'il n'y rencontre que des souvenirs inquiétants de son passé. Andorra est un roman brillant et inventif sur le mensonge, le désir, et la tromperie de la mémoire.
A Santa Fe, les clients de "La Posada" sont formels : l'hôtel est hanté. Le fantôme de Julia Staab, une émigrante juive-allemande ayant vécu au XIXe siècle, existe bel et bien. De son visage blême émane une aura de tristesse. De quel outrage son spectre réclame-t-il justice ? Nul ne le sait. Sauf Hannah Nordhaus, son arrière-arrière-petite-fille qui part sur les traces de son ancêtre et honore sa mémoire. Un dernier hommage qui, peut-être, permettra à Julia de trouver le repos éternel.
Dans un quartier populaire de Londres, deux petites filles métisses nouent une relation fusionnelle autour d'un même rêve : devenir danseuses. Mais seule Tracey, la plus effrontée, a du talent. L'autre possède des idées : sur le rythme et le temps, les corps et la musique noire, ce que signifie appartenir, ce que signifie être libre. Leur amitié explosive s'interrompt brusquement au début de la vingtaine. Empruntant des chemins différents vers un destin qu'elles imaginent lumineux, chacune s'égarera pourtant en route. Débordant d'énergie, d'humour et d'émotion, Swing Time raconte les espoirs et les désillusions de ceux qui suivent la danse et de ceux qui la mènent.
Wells Herbert George ; Laurent Achille ; Nicolaï C
C'est en hiver que l'étranger s'est installé à l'auberge du village d'Iping. Ses bandages, qui lui enveloppent entièrement la tête, sauf le nez, d'un rouge vif, lui donnent un aspect étrange, assez terrifiant, et les langues vont bon train. On l'aurait peut-être laissé en paix s'il n'avait pas retardé le paiement de sa note et s'il n'y avait pas eu un vol mystérieux au presbytère. Mandat est donné de l'arrêter, mais comment se saisir d'un personnage qui disparaît à mesure qu'il se dépouille de ses vêtements? Quant à l'étranger, obligé d'être nu pour échapper aux poursuites, il souffre cruellement du froid et de la faim. Ainsi débute l'aventure du savant qui a découvert la formule de l'invisibilité, un des romans les plus célèbres de Herbert George Wells et, par son invention et son humour, un des chefs d??uvre de la littérature fantastique.