Sous la forme d'un récit haletant et emblématique de l'emprise des "PME " de la drogue, Carole Sterlé nous dévoile les dessous de l'affaire qui a fait tremblé l'Institution... Tout commence par un " classique " trafic de drogue. Un chargement de 80 kg d'herbe (600 000 ?) en provenance d'Espagne disparaît dans la nature. Le convoyeur, " Petit-père ", un homme de 45 ans, père de famille et toxicomane explique aux commanditaires s'être fait braqué son camion par un commando armé. Personne ne le croit. Enlevé, séquestré et torturé pendant 36 h, il est finalement libéré en échange de son silence. Il se terre apeuré dans un cagibi de jardin avant de se volatiliser loin de chez lui et des siens. Quatre mois plus tard il dénonce le réseau qui sévit entre l'Espagne, l'Ile-de-France et la Bretagne, à l'Octris. Les têtes tombent, parmi lesquels des récidivistes condamnés en France ou en Italie qui prennent jusqu'à sept ans ferme. Petit-Père est dispensé de peine et le procès pour sa séquestration doit se tenir aux assises. Après avoir été renvoyé une première fois, faute de jurés (personne ne veut juger des criminels connus dans le département), le procès se tient quelques mois plus tard. La grande mascarade reprend alors de plus belle : des proches des accusés n'hésitent pas à s'asseoir près de la partie civile pour l'intimider ; à peine arrivé à l'audience, un juré demande à être récusé parce qu'il reconnaît des voisins dans la salle et le verdict aboutissant à seulement deux condamnations et trois acquittements fuite avant même la fin du délibéré, alors que les discussions sont toujours en cours. Il y donc eu un contact entre la cour et l'extérieur... Les jurés ont-ils été forcés à voter ces acquittements ? Les trafiquants étaient-ils si puissants qu'ils pouvaient mettre la justice au pas ? Dans les annales judiciaires, on n'avait vu ça que dans le banditisme corse. Dans un document interne (qui sera dévoilé ici pour la première fois dans son intégralité), le président de la cour d'assises dénonce des acquittements infondés et la difficulté de juger les criminels en Seine Saint-Denis. Un récit aussi fascinant qu'inquiétant sur les dessous de la justice, les zones de non-droits que semblent être devenus les territoires, villes, quartiers gangrenés par le trafic de drogue et une Institution judiciaire à leur merci.
Dumas, c'est la vie " écrivait George Sand. Né en juillet 1802, il est l'écrivain d'un éternel été. Passer des vacances avec lui c'est rendre visite à un ami, à un conteur ébouriffant qui nous tient en haleine et nous amuse, à un homme d'épée et de coeur. Orphelin de père à 4 ans, Alexandre Dumas a connu deux empires, trois rois et autant de révolutions ; il a subi l'exil et la faillite ; vécu des histoires d'amour trop nombreuses pour être sincères mais trop éphémères pour n'être pas douloureuses. Ses lecteurs, innombrables, connaissent-ils sa part méconnue, eux qui n'ont retenu de lui que l'épopée des Mousquetaires et la vengeance d'Edmond Dantès ? Savent-ils que ses grands romans n'ont occupé que trois années de sa vie ? Ont-ils idée de la masse de ses autres livres, de son théâtre et surtout de ses impressions de voyage, qui sont la plus belle partie de son oeuvre ? Jean-Christophe Rufin considère comme son frère d'arme et de plume. " En vous accompagnant tout l'été avec Dumas, j'ai le sentiment de m'acquitter d'une dette. Il a toujours été pour moi plus qu'un modèle, un grand frère qui marchait devant et me guidait sur le chemin de l'écriture. Il nous a fait à tous tant de bien qu'il mérite assez que, le temps d'un été, nous fassions honneur à sa cuisine littéraire. "
Voici la plus formidable histoire d'espionnage, de contrebande et de résistance de la seconde moitié du vingtième siècle. Au début des années 50 à New York, l'émigré roumain George Minden conçut l'un des succès majeurs de la CIA contre l'empire soviétique : le Programme du Livre. Ce "Book Club" permit d'expédier de l'autre côté des 6 900 kilomètres du rideau de fer 10 millions de livres, revues et journaux. Des ouvrages interdits signés Hannah Arendt, Alexandre Soljenitsyne, George Orwell ou Albert Camus franchissaient les frontières dissimulés dans des camions ou des voiliers, largués depuis des ballons, ou enfouis dans les bagages de centaines de milliers de voyageurs. Une fois à l'intérieur du bloc de l'Est chaque livre circulait en secret parmi des groupes de dizaines de lecteurs, nourrissant la dissidence. Des maisons d'édition et imprimeries clandestines se mirent à reproduire ces ouvrages et lancèrent des journaux d'opposition. La littérature interdite devint si répandue en Pologne que le système de censure communiste s'effondra, entraînant le régime dans sa chute. En s'appuyant sur de nombreux témoignages, Charlie English révèle les arcanes d'une incroyable opération clandestine toujours classée secret-défense. Son récit, aussi addictif qu'un thriller, met en lumière l'oeuvre souterraine d'une poignée d'individus héroïques, dont l'éditeur polonais Miroslaw Chojecki, qui risquèrent leur vie pour s'opposer au carcan intellectuel imposé par Moscou. Comme Minden, ils croyaient au pouvoir des mots imprimés. Les livres furent leur chemin de liberté.
Arsinoé, Jeanne, Hélène, Marie-Caroline, Irène... Ces prénoms ne nous évoquent presque rien. Pourtant, ce sont les soeurs de Cléopâtre, Catherine d'Aragon, Sissi, Marie-Antoinette et de la tsarine Alexandra. Qui sont ces femmes issues de la même éducation, la même enfance et du même contexte social que les princesses les plus fantasmées de la culture populaire ? Comment expliquer qu'elles aient été ainsi éclipsées ? Elles ont connu des destins tout aussi extraordinaires que leurs célébrissimes soeurs : elles ont régné, combattu, comploté, été assassinées, ont encouragé des avancées scientifiques, sociales, artistiques... Toutes se sont confrontées aux réalités imposées par leur rang et leur époque, bien loin de la princesse des contes de fées. A travers vingt-neuf portraits, Lune Robin retrace deux mille ans de grands événements historiques. Entre récit et biographie, elle tisse une lecture sensible des liens sororaux à travers les âges et redonne vie à ces femmes oubliées de nos manuels d'histoire.
Le dialogue est la seule expérience à même de sauver l'humanité Pourquoi, alors que nous n'avons jamais disposé d'autant de moyens de communication, dialoguer est-il aujourd'hui un défi ? Que ce soit dans les couples, les familles, les entreprises ou les institutions, la possibilité d'une parole vraie et d'une écoute de qualité semble avoir disparu. Mais, sans dialogue, comment nous accorder par-delà nos différences de positions ou de points de vue ? Apprendre de soi-même et des autres ? Prévenir et réparer la violence ? Ou tout simplement exister ? Si nous n'arrivons plus à parler avec nos proches, des inconnus, ou de pays à pays, que reste-t-il de notre humanité ? Voici les questions que pose cet essai à la fois revigorant et salutaire. La philosophe Marion Genaivre nous invite à réfléchir aux origines de ce mal moderne tout en nous proposant de puissants sésames pour déverrouiller le dialogue partout où il manque. Une prescription philosophique à employer en toutes circonstances !
« Ce que j'affectionne par-dessus tout, c'est d'aller à la découverte des traces et des indices, de tous ces éléments qui permettent de donner une dernière fois la parole aux morts et de les écouter dans ce qu'ils ont à dire. » Médecin légiste et professeur en criminologie depuis plus de trente ans, le Dr. Philippe Boxho, est l'auteur de deux livres qui ont permis à un très large public de découvrir la réalité du monde fascinant de la médecine légale. C'est aussi un regard acéré sur notre société qui incite à la réflexion. Il nous revient avec un troisième ouvrage, dans lequel il n'hésite plus à se livrer, tout en nous contant des histoires vécues plus incroyables que jamais. Du mystère entourant la mort de Napoléon, à cette fermière noyée par son mari dans une cuve à lait en passant par les dangers du haschich assassin ou de l'alcool, il nous plonge plus profondément que jamais dans les coulisses des enquêtes sur les morts accidentelles, des suicides et meurtres, des plus célèbres aux plus confidentielles.
Médecin légiste, Philippe Boxho nous fait découvrir son quotidien fait de morts qui ne le sont pas toujours ou pas encore, de disparition de cadavres, de dissimulation de meurtres, de suicides étonnants. Les histoires qu'il raconte sont issues de la réalité, rien n'est inventé, il n'y a d'ailleurs pas besoin d'inventer, la réalité se suffit à elle seule tant l'imagination humaine est libérée quand il s'agit de mourir, de tuer, de se suicider, de faire disparaître un corps. Après un décryptage des séries américaines CSI, "les experts" , en plus de 30 histoires, il raconte son métier, sa passion. Il nous raconte l'évolution des corps après la mort à travers des histoires de momies et de mouches, puis il s'arrête sur cet homme qui pensait mourir d'un seul coup de feu et qui restait encore vivant après le trentième, sur cet autre qui, en voulant se pendre, est décédé d'une fracture du crâne, ce meurtrier qui n'aurait jamais dû consommer d'alcool, cette morte qui transpirait. Vous ne verrez plus jamais un cochon ni un insert de cheminée de la même manière. Ce livre nous invite à rire de la mort avant qu'elle ne nous sourie.