A l'occasion de la grande exposition de Pierre Huyghe qui ouvrira au printemps 2024 à Punta della Dogana (Venise), les Editions Dilecta, associées à Marsilio et à Pinault Collection, publient une ample monographie retraçant toute la carrière de l'artiste, des années 1990 à nos jours. Né à Paris en 1962, Pierre Huyghe étudie à l'école nationale supérieure des Arts décoratifs de 1982 à 1985. Son travail a été exposé dans de nombreux musées et à l'occasion d'événements internationaux comme la Biennale de Venise et la documenta de Cassel. L'artiste semble avoir fait sienne la phrase du philosophe Michel de Certeau selon lequelle "la fiction est un moyen de saisir le réel". Depuis le début des années 1990, il réinvente les moyens de création et interroge les liens multiples entre oeuvre, spectateur et réalité. Par-delà leur grand éclectisme formel (vidéos, performances, objets ou photographies), ses oeuvres partagent de mêmes questionnements. La relation au temps et à la mémoire collective sont parfois explorées au travers d'expositions, véritables modes d'expression, qui dévoilent les dessous de la création. Les oeuvres de l'artiste sont conçues comme des "initiateurs d'événements" : "Il s'agit d'exposer quelqu'un à quelque chose, plutôt que quelque chose à quelqu'un." Figure majeure de l'interrogation des rapports au non humain dans l'art, Pierre Huyghe adopte, dès ses premières oeuvres, une autre perspective que celle de l'humain pour laisser apparaître quelque chose hors de notre compréhension, hors de notre possibilité d'en faire l'expérience. Pierre Huyghe remet en question notre perception de la réalité et propose, par la construction d'autres possibles, d'être comme étrangers à nous-mêmes. Pour Pierre Huyghe, le rituel de l'exposition est une rencontre avec un milieu sensible où s'opèrent de nouvelles possibilités d'interdépendance entre les événements et les éléments qui s'y déploient. Ses oeuvres sont conçues comme des fictions spéculatives et se présentent souvent comme une continuité entre plusieurs formes d'intelligences qui apprennent, se modifient et évoluent au cours de l'exposition. A Punta della Dogana (Venise), l'artiste réalise sa plus grande exposition à ce jour : il transforme le lieu en un environnement dynamique, un état transitoire dans lequel le temps et l'espace, comme tout ce qui y pénètre, visible ou invisible, font partie intégrante de la constitution des oeuvres. L'exposition est le lieu de formation de subjectivités, qu'elles soient sans corps ou incarnées ; elles circulent et se manifestent de façon imprédictible à travers les oeuvres, qui sont autant de relais sensibles. Un langage inconnu ?sans fin et sans destinataire, habitant des voix, des gestes, des images? s'y invente et génère de nouvelles situations, réelles ou fictionnelles. Peuplée d'entités inhumaines, humaines et non humaines, affectée par des phénomènes naturels ou artificiels, l'exposition explore, en temps réel, les conditions pour que différentes entités coexistent, parfois même s'hybrident, sans distinction hiérarchique ni détermination spécifique.
Nombre de pages
432
Date de parution
14/06/2024
Poids
1 256g
Largeur
220mm
Plus d'informations
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EAN
9782373722055
Titre
Pierre Huyghe. Liminal
Auteur
Stenne Anne ; Racine Bruno ; Pinault François
Editeur
DILECTA
Largeur
220
Poids
1256
Date de parution
20240614
Nombre de pages
432,00 €
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Figure majeure de la scène artistique française, Xavier Veilhan (né en 1963) vit et travaille à Paris. Son oeuvre est le résultat d'une pratique plurielle, entre sculpture, peinture, environnement, spectacle, vidéo et photographie. Il a fait l'objet de nombreuses expositions personnelles, en France au musée d'Art moderne de la ville de Paris (1994), au Centre Pompidou (2004) ou encore au château de Versailles (2009) ; mais aussi à l'international : Hong Kong, Séoul, Barcelone, New-York, Londres, Los Angeles, entre autres. En 2017, Xavier Veilhan représente la France à la Biennale de Venise avec un dispositif immersif dans lequel viennent travailler des musiciens du monde entier pendant sept mois. A travers un entretien avec l'artiste, des textes critiques mais aussi une sélection d'essais de différents acteurs du spectacle vivant, de philosophes ou de poètes, l'ouvrage aborde deux pendants de la production de Xavier Veilhan, le film et la performance : deux pratiques à la fois distinctes et complémentaires, qui interrogent à leur manière le lieu et le rapport à l'image. De son premier Film du Japon (2002) à Mutant Stage 8 réalisé en 2017 pour Lafayette Anticipations, Xavier Veilhan conçoit ses films comme une addition d'étapes, de gestes et de faits : un cinéma de situation, sans réelle narration linéaire. A l'instar de ses films, les performances de Xavier Veilhan se lisent en relation directe avec sa pratique formelle. Boucle et Ville nouvelle (2006), deux performances jouées à l'occasion de la cinquième édition de Nuit blanche (Paris), rappellent le lien étroit qui lie l'oeuvre et son contexte. Ailleurs, la performance vient souligner le propos d'une exposition (Performance aérienne, 2012) ou la compléter, comme à Los Angeles (2012), où la Case Study House n°21 sert de pilier à l'élaboration d'une dialectique entre architecture et sculpture. Dans l'ensemble de ses oeuvres filmiques et scéniques, un rôle central est accordé à la musique. Elle y est presque mise en scène, au point de devenir un personnage à part entière.
Ryan Bartholomew ; Danto Arthur Coleman ; Martin J
Présentation de l'oeuvre de l'artiste, qui utilise des oeuvres préexistantes qu'il détourne pour dénoncer la consommation dirigée, l'érotisme mercantile ou encore l'américanisation forcée de nos existences.
Le parcours de Heinz Mack se déploie depuis 1950, à l'Académie des beaux-arts de Düsseldorf, alors encore en pleine reconstruction, où il effectue ses premières recherches graphiques et découvre les avant-gardes historiques. Après des études de philosophie à l'université de Cologne de 1953 à 1955, il effectue de nombreux voyages au Sahara où ses réalisations, dès 1962, préfigurent le land art. 1957-1966 est une période-phare : Heinz Mack est, avec Otto Piene puis Günther Uecker (celui- les rejoint en 1962), le fondateur et l'acteur central de ZERO, une entité artistique à géométrie variable qui réforme le principe même de l'art abstrait à l'aune de la peinture monochrome, du mouvement, de la phénoménologie et des sciences cognitives, sans oublier les années 1970 et 1980, pendant lesquelles nombre de ses sculptures, volontiers monumentales, intègrent l'espace urbain allemand. Sur sa carte de visite, Heinz Mack se présente en qualité de "sculpteur et peintre" . L'ordre de ces mentions est important : il fait prévaloir la modulation de la matière dans l'espace sur la création d'images à la surface du tableau. Autrement dit, même les toiles que l'artiste tend sur châssis dès le milieu des années 1950 sont recouvertes d'une matière dont les empâtements abondants les tirent vers ce domaine intermédiaire de l'histoire de l'art, situé entre la peinture et la sculpture, qu'est le relief. Ces reliefs, quant à eux, sont à proprement parler des sculptures murales, c'est-à-dire que leurs éléments forment une saillie conséquente par rapport au plan sur lequel ils sont fixés. Comme des sculptures en ronde-bosse, ils sont constitués le plus souvent de matériaux traditionnels (peinture, métal, bois, pierre, verre, plexiglas, plâtre ou sable) et traités avec des outils d'atelier qui le sont tout autant. Pourtant, contre toute attente au vu de cette description matérielle et technique, leur apparence demeure insaisissable, toute fixation mentale ou photographique semble impossible. Cette apparence, donc, consiste en un jeu perceptif incessant avec la lumière et l'espace réel. La matière y semble littéralement consumée par les jeux de réflexions et l'oeuvre n'existe que dans un double mouvement d'apparition et de disparition. Il s'agit là d'un paradoxe, indissociable de l'histoire du cinétisme et de l'art perceptuel dont Heinz Mack fut un acteur central, entre l'évidence du fait matériel et la complexité de ses effets. Une même tension s'applique à l'arborescence de la vie de l'artiste, qui ne saurait être abordée avec fidélité depuis un point de vue fixe ou selon une perspective centrale". Matthieu Poirier "J'ai toujours recherché la simplicité parce que le monde déborde d'images et celles-ci n'apportent que de la confusion. Mais cette simplification, précisait-t-il, ne saurait être assimilée à un appauvrissement : elle produit de l'énergie". Heinz Mack