Marchés contestés. Quand le marché rencontre la morale
Steiner Philippe ; Trespeuch Marie
PU MIDI
24,00 €
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EAN :9782810703326
La mise en marché de produits moralement sensibles, comme ceux touchant à l'intimité des personnes, à leur intégrité, à la santé ou au maintien de l'ordre public, est l'objet de cette réflexion collective qui met en regard neuf cas de "marchés contestés". Certains de ces marchés contestés sont effectifs, comme dans le cas du tabac, de la pornographie, des jeux d'argent ou des défunts. Certains sont potentiels dans le sens où les poissons génétiquement modifiés, les données personnelles ou le cannabis sont à la recherche des moyens de rendre acceptables les transactions marchandes. D'autres, enfin, sont bannis car la marchandisation des enfants adoptés ou des organes humains reste moralement inacceptable. La tension entre les principes marchands et moraux au coeur des marchés contestés est dans chaque contribution éclairée par l'identification des formes de la contestation morale et des dispositifs juridiques, fiscaux, sanitaires, éthiques, rendant possible ou au contraire irréalisable l'édification d'un marché. La prise en compte de "populations fragiles", qu'il s'agit de protéger du marché, mais aussi de protéger par le marché, émerge dans tous les chapitres comme un élément explicatif essentiel des avancées et des reculs des marchés contestés.
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Nombre de pages
342
Date de parution
08/01/2015
Poids
432g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782810703326
Titre
Marchés contestés. Quand le marché rencontre la morale
Auteur
Steiner Philippe ; Trespeuch Marie
Editeur
PU MIDI
Largeur
135
Poids
432
Date de parution
20150108
Nombre de pages
342,00 €
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Résumé : Considérée comme la plus grande avancée thérapeutique du dernier tiers du XXe siècle, la transplantation d'organes pose un problème inédit. Avec le " greffon ", ou organe à transplanter, une nouvelle ressource sociale apparaît, ressource essentiellement produite par la mort. Du coup, la mort elle-même devient une ressource qu'il faut optimiser. La loi, les relations familiales et la technologie médicale y contribuent, mais sans parvenir à produire un volume suffisant de greffons. A la différence du plasma ou des gamètes, l'organe est " incorporé " et " appartient " à ce titre à la personne. Sous réserve de l'accord de celle-ci ou de sa famille. il peut certes passer d'un corps à un autre, mais sans jouir pour autant d'un statut juridique clair qui lui permettrait d'entrer de plain-pied dans le commerce social. Cette grande question contemporaine est pour la première fois abordée clans toutes ses dimensions par Philippe Steiner. La transplantation d'organes a déjà entraîné la transgression de deux frontières : celle de la vie et de la mort et celle de la peau. Elle suggère maintenant d'en franchir une troisième, celle du commerce marchand. Déjà l'Iran a légalisé la vente d'organes, et la Chine s'est faite exportatrice des greffons prélevés sur les condamnés à mort exécutés. La traversée de telles frontières politiques pose le problème de la commercialisation de l'humain et, au-delà, celui de notre humanité. En ce sens, la sociologie économique de la transplantation proposée par Philippe Steiner est une forme de l'anthropologie politique du monde contemporain.
Résumé : A partir de son histoire, d'Auguste Comte à Pierre Bourdieu, en passant par Emile Durkheim et Marcel Mauss, cet essai présente l'altruisme sous ses différentes formes (l'héritage, les différents types de don, les échanges de biens symboliques...). Toutes sont des pratiques sociales solidement inscrites dans les sociétés que l'on qualifie "de marchés", et si l'altruisme s'affirme dans les relations avec les proches, il ne s'y réduit pas, comme l'exemple du don (sang, organes, cellules souches) à l'oeuvre dans la biomédecine de pointe le prouve. Loin d'être des survivances du passé, ces pratiques altruistes nourrissent nombre de transactions dans les sociétés modernes. Finalement, en comparant la manière dont ont été établis les marchés financiers et la médecine de transplantation, cet ouvrage montre que la place respective de l'altruisme et des échanges marchands dépend du type de principe de justice que les sciences sociales inscrivent au sein de ces architectures d'échanges. C'est ce qu'il propose d'appeler la "grande performation".
Résumé : Comment l'économie politique en est-elle venue à faire figure de science générale de la société au milieu du XVIIIè siècle en France ? C'est le problème que soulève l'émergence de la " science nouvelle " de François Quesnay et de son oncle (la Physiocratie). Pour le comprendre, il faut explorer les différentes dimensions de la " science nouvelle " et partir des rapports qu'elle entretient avec la pensée économique de son époque, avec la philosophie et avec les nouvelles formes du politique. La " science nouvelle " puise dans le fonds des débats et des réflexions sur l'activité économique (l'économie et la théorie du commerce), mais s'en détache très nettement en prenant au sérieux les exigences de scientificité que la philosophie cartésienne et, surtout, sensualiste, font alors valoir. S'appuyant sur la théorie de la connaissance, la " science nouvelle " développe une réflexion sur le comportement intéressé des individus et l'associe au droit naturel pour concevoir un corps politique unifié autour du fonctionnement économique de différentes sortes de propriété. Finalement, elle porte la réflexion jusqu'au politique et préconise la formation d'un espace public bourgeois où, grâce à la diffusion du savoir qu'elle initie, le bien-être économique accompagne l'émergence d'un nouvel équilibre politique.
Cinquième édition de cette synthèse de référence sur le père fondateur de la sociologie en France. Emile Durkheim (1858-1917) est considéré comme le fondateur de la sociologie en France. Ce livre explique comment et pourquoi ses apports le placent au premier rang des classiques de la sociologie mondiale. Il met au centre de sa présentation le processus de socialisation en prenant notamment appui sur l'étude classique du phénomène du suicide que Durkheim a présentée dès 1897. Il prolonge ensuite cette présentation avec la théorie très puissante que Durkheim a proposée de la formation des croyances religieuses. Cette nouvelle édition met enfin à jour les discussions sur la pensée de Durkheim.
Une impression de déjà-vu ? La forteresse de Dunsinane, c'est le château où s'était retranché l'usurpateur Macbeth à la fin de Macbeth, la "pièce écossaise" de William Shakespeare. David Greig reprend la situation là où Shakespeare l'avait laissée en 1606. L'assassin du bon roi Duncan a enfin été éliminé ; la dangereuse femme-sorcière qui avait poussé son époux au crime est défaite, elle aussi. Le retour à la paix civile ? Pas tout à fait. Certes, Macbeth l'usurpateur est mort, mais son successeur Malcolm n'est que veulerie et luxure. L'harmonie politique semble ne pas vouloir s'installer en ce royaume. Dans la suite qu'il invente à la tragédie de Shakespeare, David Greig s'infiltre dans les ouvertures, ou plutôt les ellipses de l'histoire de Macbeth, et il les remplit des doutes politiques de notre époque. Greig a vu les armées britanniques et américaines intervenir et s'embourber au Moyen-Orient. Dans Dunsinane, il montre à quel point, une fois les opérations militaires achevées, rien n'est encore joué et comment la politique continue la guerre par d'autres moyens, pour inverser la formule de Clausewitz. Greig rebat les cartes et distribue une nouvelle main aux joueurs de la partie ; il donne la parole à ceux que Shakespeare avait, à l'instar de son tyran, réduits au silence : Lady Macbeth, Malcolm, et les soldats.