Un conte imaginé par Philippe Starck . Inventeur fantasque, Manfred Heler est heureux dans le jardin de sa maison typique de l'architecture lorraine. Garçon charmant pour Rose sa dulcinée fantasmée, mais un rien solitaire et sans âge, Manfred Heler dévoue sa vie à la recherche et à la création de l'invention parfaite, partout et sous toutes ses formes. Il bricole des trucs, il essaye, il se trompe, il recommence, il explore l'art militaire comme l'art ménager, sans brider son imagination. Un bric-à-brac ambitieux et parfait remplit ses rêves : un marteau en cristal à l'enclume en plâtre, une hache à deux bouts, un rocking chair inversé... Un jour, soudain, Manfred, la maison, les arbres, tout se soulève -ou presque-. L'extrusion est parfaite, de la terre jusqu'au ciel. La maison d'Heler se retrouve en haut d'un édifice. Un " dring " retentit. La porte s'ouvre. Un pygmé tout roussi parce qu'il a traversé la terre tombe dans les bras de Manfred Heler. C'est "Niou'. Rapidement accoutumé aux usages de la maison, heureux de ses escapades mirabelles dans la région, Niou devient un ami parfait, brillant algébriste et redoutable à la crapette. Ce compagnonnage ouvre à Manfred et son entourage un nouvel horizon, aux antipodes de ce qu'ils connaissaient. Ce livre drôle, minutieusement décalé s'installe entre un acte dadaïste et un compte-rendu de l'académie de pataphysique. Au fil des pages, la Maison Heler se dessine et se dévoile tel un espace élégant, animé et affectueux que le lecteur découvre avec jubilation. Ce conte s'inspire de l'esprit poétique de Raymond Roussel, l'écrivain à l'origine d' Impressions d'Afrique (1909), autant que de l'oeuvre de Jacques Carelman, peintre, illustrateur et auteur d'un mémorable Catalogue des objets introuvables (1969), " un chef d'oeuvre absolu, dit Philippe Starck, formidable et comique à la fois, mais surtout terriblement poétique, qui raconte la beauté de l'esprit humain à inventer à tort ou à raison ". ---- The meticulous Life of Manfred Heler A whimsical inventor, Manfred Heler is happy in the garden of his typical Lorraine house. A charming boy for Rose, his fantasized sweetheart, but a bit lonely and ageless, Manfred Heler devotes his life to the search and creation of the perfect invention, everywhere and in every form. He tinkers, he tries, he makes mistakes, he tries again, he explores military art as well as household art, without curbing his imagination. An ambitious and perfect bric-a-brac filled his dreams : a crystal hammer with a plaster anvil, an axe with two ends, an inverted rocking chair... One day, suddenly, Manfred, the house, the trees, everything - or almost everything - rises. The extrusion is perfect, from earth to sky. Heler's house is on top of a building. A "dring' sounds. The door opens. A pygmy, scorched from crossing the earth, falls into Manfred Heler's arms. It's "Niou'. Quickly accustomed to the ways of the house, happy with his mirabelle plum escapades in the region, Niou becomes a perfect friend, a brilliant algebraist and a formidable spitfire. This companionship opens up a new horizon for Manfred and his entourage, the antipodes of what they knew. This funny, meticulously offbeat book settles somewhere between a Dadaist act and a report from the Académie de Pataphysique. Over the pages, Maison Heler takes shape and reveals itself as an elegant, animated and affectionate space that the reader discovers with glee. This tale is inspired by the poetic spirit of Raymond Roussel, the writer behind Impressions d'Afrique (1909), as much as by the work of Jacques Carelman, painter, illustrator and author of the memorable Catalogue des objets introuvables (1969), "an absolute masterpiece, ' says Philippe Starck, "formidable and comic at the same time, but above all terribly poetic, recounting the beauty of the human spirit in inventing rightly or wrongly'.
Ce livre est le premier entretien accordé par Philippe Starck. Il nous entraîne, au gré des mots et sous la forme d'un abécédaire déstructuré, dans un univers mental, imaginatif et créatif fertile. Réflexions personnelles, expériences vécues et analyses étayées s'entremêlent et révèlent une pensée complexe, provocatrice et novatrice. Écologie et politique, jeunesse et culture, art et science. Philippe Starck nous livre un regard décalé et acéré sur les enjeux du monde qui vient et propose des voies pour le changer. Cet ouvrage offre une plongée dans l'esprit génial d'un grand créateur, d'un véritable artiste. Le texte circule entre autoportrait, parti pris et questionnement philosophique. C'est à proprement parler un objet artistique avec, toujours, une formidable sincérité et un humour décapant.
« Un livre où il est question d'utopies, de sagesse, de démocratie et de justice. » Mélina Gazsi, Le Monde« Je me suis régalé! »Frédéric Lopez, France Inter« Absolument passionnant. »Ali Baddou, Canal +Inventeur, créateur, Philippe Starck est surtout un honnête homme dans la pure lignée des artistes de la Renaissance. Rencontre avec un homme éclairé.Gilles Vanderpooten, coauteur d Engagez-vous!, avec Stéphane Hessel, dirige la rédaction de l ONG Reporters d Espoirs.
Résumé : On va aux Puces comme on se rend vers un lieu extraordinaire, avec l'espoir de découvrir un meuble introuvable - et à bon compte - ou un objet insolite jamais encore vu. C'est entre 1880 et 1890 que les Puces ont investi, au delà des terrains des fortifs, les trottoirs de Saint-Ouen. Elles ont pris naissance avant d'avoir trouvé leur propre nom "le Marché aux Puces", - the Flea market - aussitôt adopté dans le monde entier. Après son Manifeste du surréalisme, André Breton écrivait dans "NADJA" en 1928 : "Je m'étais rendu au Marché aux Puces de Saint-Ouen en quête de ces objets qu'on ne trouve nulle part ailleurs, démodés, fragments inutilisables presque incompréhensibles, pervers enfin au sens où je l'entends et où je l'aime". Les Puces qui ont fêté leur centenaire en 1985 n'ont pas fini de sauter de siècle en siècle avec des marchands et chineurs toujours plus nombreux. Lorsque les derniers vestiges des fortifications ont enfin disparu, les pionniers des déballages en plein vent se sont peu à peu organisés en véritables marchés "en dur " le long de la rue des Rosiers. C'est donc à Saint-Ouen que les puciers récupérateurs ont enfin trouvé leur terre promise. Et les Puces sont bien devenues le plus grand marché permanent du monde de l'occasion. En 2001, le site des Puces dans son ensemble a été classé, comme un monument historique, en "zone de protection du patrimoine architectural, urbain, et paysager". Cette reconnaissance rendue aux professionnels de la récupération, devenus brocanteurs et antiquaires patentés est une garantie pour l'avenir, en dépit des crises économiques qui finissent toujours par être surmontées.
Ville de lumière et d'ombre, Metz a vécu trois mille ans d'histoire. Cité de première importance dès le haut Moyen Age, ville libre du Saint Empire romain germanique, elle conserve encore le souvenir de ce riche passé à travers ses fastueuses maisons et ses églises gothiques. C'est aussi comme ville frontière que Metz figure dans l'imaginaire de chacun et qu'à travers une esthétique germanique elle frappe les esprits. Aux couleurs chaudes de la pierre de Jaumont vient s'ajouter le grès de la Nouvelle Ville voulue par l'empereur Guillaume Il. Metz est aujourd'hui un trait d'union entre la France et l'Allemagne, rôle qu'elle porte grâce à ses activités de pointe, à sa modernité et à son urbanisme d'avant-garde qui laisse la part belle à la nature. Ce guide propose cinq itinéraires thématiques qui parcourent l'histoire et l'architecture de la ville, découvrant au curieux la singulière atmosphère de Metz, mélange de puissance et de bienveillante douceur.
Faut-il être méchant pour réussir ? Doit-on avoir peur de la routine ? Peut-on changer les gens ? L'herbe est-elle plus verte ailleurs ? Quand sommes nous vraiment libres ? La jalousie est-elle une preuve d'amour ? Depuis près de trente ans, Charles Pépin est interrogé par ses élèves, ses auditeurs, ses lecteurs. Ils n'ont pas le même âge, ne viennent pas du même milieu, n'ont pas recu la même éducation, mais toutes leurs questions proviennent d'un vécu, parfois à vif. Et toutes attendent des réponses, aussi concises et utiles que possible. Charles Pépin y a toujours vu un défi. Ne pas s'abriter derrière un savoir, mais s'engager dans un éclairage philosophique qui aide à mieux vivre. Il rassemble ici les questions qui lui ont été posées le plus souvent et y répond, vraiment.
Il est temps de transformer notre regard sur la solitude des femmes. Les femmes ont mis des siècles à conquérir le droit d'être seules, à s'affranchir de la surveillance du père, du mari, de la société. Aujourd'hui, enfin, elles le peuvent. Mais leur solitude reste mal vue. Y compris par elles-mêmes, nombreuses à la vivre comme une souffrance ou un échec. En mêlant analyse historique et récit personnel, Lauren Bastide invite à changer de regard sur les femmes seules : celles qui ne sont pas en couple, celles sans enfants ou dont les enfants ont " quitté le nid ", celles qui voyagent en solitaire, celles qui n'ont besoin de personne - ou essaient, en tout cas. Il existe dans la solitude la promesse d'une émancipation, d'une estime de soi renouvelée et de la possibilité d'habiter le monde, enfin, à son rythme.
Le professeur Bucella décypte notre quotidien en lui apportant un éclairage scientifique à la fois accessible et fascinant. Enfin de la science humoristique ! Pourquoi la tartine tombe-t-elle toujours du côté de la confiture ? Comment fonctionne une essoreuse à salade ? Pourquoi prend-on toujours la mauvaise file ? Comment refroidir une bouteille rapidement ? Est-il possible de fabriquer une cape d'invisibilité à la Harry Potter ? Pourquoi le spaghetto ne se brise-t-il jamais en deux morceaux ? Sous la pluie, faut-il courir ou marcher ? Combien de fois faut-il plier une feuille de papier pour atteindre la Lune ? Le père Noël pourrait-il exister ?
Résumé : Albert Moukheiber démêle le vrai du faux dans les discours sur le cerveau. Il nous libère ainsi de nombreuses idées reçues, et nous rend plus lucide sur nous-même et les autres. Aujourd'hui, tout, ou presque, semble devoir trouver son explication dans le cerveau. Nos bonheurs, nos émotions, nos addictions, nos peurs, nos croyances, nos performances, notre capacité à changer individuellement ou collectivement ne seraient qu'un effet des interactions de nos neurones. Mais cette profusion de discours sur le cerveau - cette neuromania - se fait au prix de raccourcis, d'approximations, voire de contre-vérités. On ne peut pas réduire tous les problèmes à l'individu et à son cerveau, ni faire dire aux neurosciences et aux sciences cognitives ce qu'elles ne disent pas. En rendant accessibles les dernières études, Albert Moukheiber redonne la parole aux chercheurs et démêle le vrai du faux dans les discours sur le cerveau. Il nous libère ainsi de nombreuses idées reçues, et nous rend plus lucide sur nous-même et les autres.
Tout commence par un incendie, un bébé... et un sanglier. Paris est transformé par des travaux titanesques, le coeur d'un homme est écartelé, le monde rural menacé, des femmes sortent de l'oubli, et les membres de la famille Pelletier, toujours plus proches de nous, marchent inexorablement vers leur destin. Au terme d'un effroyable dilemme moral, ce sera l'effondrement ou l'apothéose. Par bonheur, le chat Joseph veille encore. Passionnant, déchirant, enthousiasmant. Un grand roman de Pierre Lemaitre. Les romans de Pierre Lemaitre ont été récompensés par de nombreux prix littéraires nationaux et internationaux. Après l'immense succès du Grand Monde, du Silence et la Colère, et d'Un avenir radieux, il clôt avec Les Belles Promesses sa plongée mouvementée et jubilatoire dans les Trente Glorieuses.
Les gens ne comprennent pas. Ils pensent que j'exagère. Mais en fait, je cherche quelque chose qui a disparu. Quelque chose de pur, de limpide... qui n'existe plus". Qui est Romane Monnier ? D'elle, il ne reste qu'un téléphone portable. Des notes, des messages, des souvenirs, des enregistrements, autant de traces confiées à un inconnu, un samedi soir dans un bar.
Je m'appelle Arthur Essebag. Depuis toujours, je vous divertis à la télévision. Je ne vous ai jamais parlé d'autre chose, car j'ai toujours considéré que ce n'était pas mon rôle. Jusqu'à ce matin où l'impensable a surgi. Des milliers de terroristes. Des villages anéantis. En quelques heures : 1 200 vies sauvagement brisées. D'autres traînées dans des tunnels, en otages. Si le monde allait bien, il aurait pleuré. Comme moi j'ai souvent pleuré pour le monde. Mais ce jour-là, une partie de la planète s'est tue. C'était le 7 octobre 2023. Le plus grand massacre de Juifs depuis la Shoah. Ce fut une bascule, une descente aux enfers où j'ai entraîné ma famille, mes proches, dans une apnée interminable. Je voyais dans leurs yeux ma peur reflétée, ma colère, mon impuissance. Alors j'ai pensé à ma mère. A mes racines. A cette Histoire tatouée dans mon sang. Et mon ADN s'est mis à hurler : j'ai dit "Je" et j'ai dit "juif" . Presque malgré moi. Je suis devenu une voix, dans le vacarme et le mensonge. Et j'ai écrit. Parce que je n'avais plus d'air. Pour survivre. Pour transformer la douleur en action. De mes voyages en Israël, sous les missiles du Hamas, de mes amis perdus et de ceux retrouvés, entre les larmes et les rires, est né ce livre. Un cri qui traverse les frontières. De Tel-Aviv à Gaza. Un cri qui nous demande : où est passée notre humanité ? J'ai perdu un Bédouin dans Paris est mon premier livre. Et ce Bédouin, finalement... c'est moi.
Milieu des années 60, en Toscane. Un été caniculaire. Une famille française en villégiature. Un événement inattendu. Des vies qui basculent irrémédiablement. Un secret qui s'impose aussitôt. Un écrivain, héritier de cette histoire, en quête de la vérité. Mêlant suspense et sensualité, Une pension en Italie est un roman solaire sur le prix à payer pour être soi, en écho à Chambre avec vue et Sur la route de Madison .