Nicolas de Staël. Catalogue raisonné des oeuvres sur papier
Staël Françoise de
IDES CALENDES
150,00 €
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EAN :9782825802489
Le canton de Neuchâtel, presque un petit Département français ? En effet, la Principauté de Neuchâtel fut par deux fois en mains françaises : sous les Orléans-Longueville entre le XVIe et le XVIIe siècle, et lorsque le prince Berthier y " régna " de 1806 à 1814 ! Ce n'est qu'en 1848 que Neuchâtel devint un canton suisse à part entière. Mais c'est surtout en tant que pays frontalier, que Neuchâtel a subi tout naturellement l'influence de la France. De plus, Paris est le lieu de formation des artistes et des architectes suisses qui y vont fréquenter l'Ecole des Beaux-Arts, quand ils sont admis. Et puis il y a les fameux Salons où certains artistes neuchâtelois de renom y obtiennent médailles et distinctions. Citons par exemple Léopold Robert, figure majeure du Romantisme, qui s'y rendit célèbre. Certains de ces peintres suisses ouvrent eux-mêmes des ateliers, tel Charles Gleyre qui voit défiler nombre d'artistes français connus. Les échanges sont donc intenses entre Paris et Neuchâtel, dont le musée s'enrichit d??uvres d'artistes français, grâce à des legs et à des achats réguliers (voir liste ci-dessous). A l'inverse, nos artistes vont faire des paysages de leur pays d'accueil une source d'inspiration très riche, et ils rentreront en Suisse avec des ?uvres aujourd'hui dans les collections du Musée d'art et d'histoire, notamment. Il était temps de publier un ouvrage conçu et réalisé par des historiens de l'art qui retracent l'histoire des ?uvres, les contextualisent en établissant les liens nécessaires à leur compréhension, à leur évaluation et à leur réception. Ouvrage de référence pour les chercheurs, livre d'art bien documenté et richement illustré pour le simple amateur, ce livre aura sa place dans la bibliothèque du curieux.
Nombre de pages
595
Date de parution
24/05/2013
Poids
3 453g
Largeur
263mm
Plus d'informations
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EAN
9782825802489
Titre
Nicolas de Staël. Catalogue raisonné des oeuvres sur papier
Auteur
Staël Françoise de
Editeur
IDES CALENDES
Largeur
263
Poids
3453
Date de parution
20130524
Nombre de pages
595,00 €
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Résumé : Delphine d'Albémar est une femme jeune, veuve, riche et cultivée ; elle dispose de sa personne, de ses idées, de son coeur et de ses biens : c'est une femme libre. Une héroïne qui va vivre un amour impossible, empêché par la fatalité de la distance et de l'interdit. En entretissant des vies, à travers les voix haletantes qui s'expriment par lettres (échangées entre 1790 et 1792) et en puisant dans son expérience personnelle, Mme de Staël analyse ce qu'a de cruel et d'injuste la condition féminine de son époque. A sa parution en 1802, le roman fait sensation. Ennemie déclarée de Napoléon Bonaparte, Mme de Staël est condamnée à l'exil dès 1803 : c'est une consécration. Car Delphine met en scène l'écart entre les avancées de la Révolution et le conservatisme de la société, dans un pays meurtri qui a besoin de compassion. Rejouant une période traumatique de l'histoire de France, le roman vise à guérir la grande souffrance du temps et à restaurer la communauté désunie. Mme de Staël participe ainsi au travail de deuil de la nation. Héritière des Lumières, elle se tient au seuil de deux siècles, entre une société d'Ancien Régime et une nouvelle ère, dont la forme politique tremble, encore incertaine. Romancière dans un monde où les femmes sont réduites au silence et à l'esclavage, elle fait elle-même une révolution. Ce temps n'est pas si reculé, et les problèmes que Mme de Staël soulève n'ont rien d'inactuels.
Résumé : Corinne est un roman cosmopolite qui se déroule entre la France, l'Angleterre et l'Italie à l'aube du romantisme, dans la diversité des moeurs et des cultures. Il raconte l'histoire d'amour entre une poétesse italienne, Corinne (double de l'auteure), et un noble anglais, Lord Oswald Nelvil. Le roman inaugure le débat sur la condition féminine, sur le droit des femmes à vivre de manière indépendante et notamment à exister en tant qu'écrivaines . Corinne, c'est Mme de Staël elle-même, "la femme la plus extraordinaire qu'on vit jamais" selon Stendhal, "un être à part, un être supérieur tel qu'il s'en rencontre peut-être un par siècle", disait Benjamin Constant.
Derrière cette prose limpide et par cela trompeuse, très proche encore du XVIIIe siècle, derrière l'arsenal romantique des tombes, des maladies de poitrine et des paysages échevelés se cache un monde d'idées que seul le temps écoulé permet de comprendre. On comprend... que ce livre profondément féministe soit presque tombé dans l'oubli malgré son succès au moment de la parution. Madame de Staël l'avait prévu : c'est le bouquet jeté dans les eaux par la religieuse qui est annoncé à coups de canon mais englouti dans les flots, ? avis solennel qu'une femme résignée donne aux femmes qui luttent encore contre le destin... ? . Cette édition de Corinne n'a aucune prétention à l'érudition. Elle s'attache surtout à la signification féministe de l'oeuvre". C. H.
Résumé : Germaine de Staël a pour père Jacques Necker, ministre de Louis XVI, et pour mère Suzanne Curchod, qui tient un salon dont Diderot et Buffon sont les habitués. Elle accède dès son plus jeune âge au monde des Lettres, à celui des idées, au "monde" tout court. "Condamnée à la célébrité sans pouvoir être connue", elle entend être jugée sur ses écrits. Son premier ouvrage significatif est consacré à Rousseau. Elle est d'une certaine manière la fille des Lumières et de la Révolution. Elle deviendra, de son vivant, la femme la plus célèbre d'Europe. La destinée des femmes - en particulier la question de leur liberté - est au coeur de son oeuvre. Au tournant du siècle (1800), on lit dans De la littérature que l'ordre social est "tout entier armé contre une femme qui veut s'élever à la hauteur de la réputation des hommes". Cela se vérifiera. Le livre, ambitieux, se propose de "caractériser l'esprit général de chaque littérature dans ses rapports avec la religion, les moeurs et le gouvernement". La seconde partie est consacrée à "l'état actuel des Lumières en France". Le Premier Consul préfère entendre parler du siècle de Louis XIV. Il n'aura de cesse d'éloigner Staël et de l'empêcher de (lui) nuire. Elle met en pratique ses idées sur le roman avec Delphine (1802), que l'on citera, avec La Nouvelle Héloïse et Werther, parmi les modèles du roman moderne. La forme épistolaire rassure le public, mais le texte est un véritable terrain d'exploration psychologique. L'héroïne appartient à la même génération que l'auteur, partage ses espérances, doit comme elle faire son deuil de la société idéale à laquelle elle aspirait. L'amour est peut-être le "seul sentiment qui puisse dédommager les femmes des peines que la nature et la société leur impose" , mais que valent les sentiments face à l'opinion publique ? Comme Staël, comme bientôt Corinne, Delphine détonne dans une société qui préfère l'hypocrisie à l'enthousiasme. Le livre connaît un immense succès. La manière dont il aborde les questions politiques et sociales - émigration, religion, divorce - n'a rien pour plaire en haut lieu. Trop anticatholique, trop anglophile, trop révolutionnaire : Germaine de Staël devra désormais se tenir à plus de quarante lieues de Paris. Elle va se consoler en Allemagne, découvre l'appel de l'Italie, publie en 1807 son second roman, Corinne ou l'Italie. Corinne, une poétesse anglo-italienne, ne se conforme pas au modèle féminin en vigueur dans la société. Eperdument amoureuse d'Oswald, un Ecossais mélancolique assujetti aux lois patriarcales, elle lui sacrifie ses talents littéraires. D'aucuns verront dans cette tragédie d'une artiste géniale et insoumise, mais victime de l'amour, une autobiographie déguisée de la romancière, dont Benjamin Constant, qui savait de quoi il parlait, disait qu'elle avait un "esprit d'homme, avec le désir d'être aimée comme une femme".
Voici une démarche peu banale: publier une étude sans concession dédiée à Eduardo Arroyo, enfant terrible de la « figuration narrative », rédigée au milieu des années soixante par Michel Sager. Eduardo Arroyo, né sous la dictature du général Franco, choisit très tôt l'exil à Paris où il déploie une peinture violente et révoltée que Sager analyse sans mansuétude. Cette plume acérée nous convie de façon peu conventionnelle à découvrir au coeur d'une période tourmentée les premières toiles d'Arroyo, ce touche-à-tout qui depuis 50 ans pratique la peinture à l'huile, une technique en voie de disparition selon lui, sans délaisser l?écriture, sa vocation initiale.
Richard Serra opère un bouleversement radical de la sculpture en retrouvant la gravité terrestredes origines. Cet essai nous introduit dans un champ de forces primordiales où l'aimantation dupoids et de la masse du matériau fait s'effondrer la séduction de l'image. Au lieu d?être un objet de contemplation, chaque sculpture de Serra crée son propre espace-temps qui influe directement sur le corps et l'esprit du promeneur spectateur. Celui-ci éprouve la sensation d'un tangage à la recherche de ses propres repères. L'expérience est sans précédent. Elle donne à l'homme une nouvelle orientation sur la Terre.
La publication en 1968 du catalogue raisonné de la totalité des peintures de Nicolas de Staël par Jacques Dubourg et Françoise de Staël accompagné de ses lettres présentées par Germain Viatte provoqua un effet de choc d'autant plus considérable que la complexité de l'itinéraire de l'artiste qu'elle révélait, treize ans après son suicide, était aussi atypique qu?à contre-courant. Staël apportait superbement la preuve de la vitalité de la peinture, de l'immensité du champ des renouvellements qui s'offraient à elle quand les augures affirmaient programmée sa mort et ne juraient que par le conceptuel, la table rase installée, l'objet. Au surplus, comme l?écrivit André Chastel, les lettres « c'est Staël à l?état pur [?] dans ses conflits, ses professions de foi, ses violences, ses hésitations et ce qu'on eût nommé à la Renaissance, sa terribilità ». Impossible de s'arranger avec un homme pareillement identifié à sa peinture, surtout que celle-ci avait déjà pris un envol qui ne s'arrêtera plus. Trente années plus tard, la publication d'un nouvel inventaire de l??uvre peint et de la correspondance contribue à préciser encore les éclairages apportés par la publication de 1968, dans une situation où Staël a pris sa place parmi les grands peintres du siècle, où il continue d?être aussi dérangeant au regard de ceux qui croient incarner le contemporain. Simplement, pour entrer dans ses lettres, l?écart s'est agrandi avec cette décennie de l'après-deuxième guerre mondiale où, dans la France violentée et ruinée, coupée du monde pendant cinq années, la peinture se rattrapa dans un bouillonnement d'initiatives, d'inventions, de débats tranchés et tranchants, cruels parce qu'ils touchaient au vif, mais qui restent d'une fraîcheur passionnée sans égale. Ce petit livre présente des extraits choisis de la correspondance de Nicolas de Staël, illustrés de dessins non encore publiés.