Ce livre est l'occasion de saisir mieux la singularité d'une écriture à la pointe de l'expressivité. Poète discrète, cet ouvrage permet de découvrir le travail à fines ciselures d'une écriture au plus près de la sensation et de l'idée. Ce qui frappe immédiatement quand on lit Anne de Staël, c'est la précision, l'intensité de ses textes, la force de tenir les dimensions opposées du monde et de nous-mêmes avec une grâce réelle et grave. La lucidité n'est jamais remisée dans un coin, et la beauté de la parole, même dure, est toujours présente. Trois livres sont rassemblés ici. Cingles et La Remarque de l'ours ont été profondément retravaillés et modifiés depuis leur première parution. Le Cahier océanique est, quant à lui, totalement inédit. Pourtant, on lira bien un seul livre, cohérent, dont la structure temporelle crée ruptures et changements de tempo afin de mieux saisir, du monde, sa palpitation et ses éclairs.
Nombre de pages
160
Date de parution
11/03/2016
Poids
250g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782873174606
Titre
Le cahier océanique
ISBN
2873174609
Auteur
Staël Anne de
Editeur
LETTRE VOLEE
Largeur
140
Poids
250
Date de parution
20160311
Nombre de pages
160,00 €
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Résumé : L'ours sort de sa tanière à midi. Si son ombre est projetée sur le sol, il fait aussitôt demi-tour pour se rendormir quarante jours d'affilée. L'ombre lui indique qu'il peut encore neiger. S'il ne voit pas son ombre il sait alors que le printemps est là. On ne peut rien dire de la fin de l'hiver avant que l'ours ait fait sa "remarque". Effroi que suscite le mot chez celui qui le prononce. Se rendormir quarante jours durant est écart du poème sur l'éveil naturel qui lui fait ombre. Retrait de l'ombre sur la page de l'ours. L'imprimé est dans une neige le retour obscur de la "remarque".
Résumé : Du dessin au tableau, du trait à la couleur, la même recherche fièvreuse de la capture du réel par l'artiste. Anne de Staël met en regard tableaux et dessins qui relèvent de la même inspiration esquisses préparatoires.
Résumé : Dans ce livre, Anne de Staël, fille aînée du peintre, rassemble ses souvenirs d'enfant augmentés d'une réflexion originale sur le rapport du dessin au tableau. Les moments de vie évoqués étaient toujours mêlés à l'urgence et à l'intensité de l'expression picturale. Il ne s'agit donc pas ici d'une analyse d'historienne de l'art, mais du regard d'une enfant qui a grandi auprès de cette peinture et qui, devenue adulte, a cherché à dénouer le mystère de la création dont elle a été en partie témoin. Jusqu'ici, le lien entre le trait du dessin - encre de Chine, fusain, mine de plomb - et la densité de la couleur n'avait jamais été aussi clairement établi. Dans une langue toujours poétique, l'auteur a voulu montrer comment le travail du dessin dans l'oeuvre de Nicolas de Staël sous-tend la couleur. Le peintre est en effet l'un des plus grands coloristes de la peinture du XXe siècle, et nous découvrons ici l'importance de son travail de dessinateur. L'entrelacement des noirs et des blancs a aussi permis d'exalter la lumière au coeur du pigment. Devant un tableau, Anne de Staël fait surgir ses souvenirs, conséquence de l'émotion esthétique reçue. L'ouvrage est richement illustré, et la fille de l'artiste nous livre un texte à la fois poétique et personnel enrichi de lettres et d'écrits du peintre, nous permettant de redécouvrir l'ensemble de l'oeuvre de Nicolas de Staël.
Ce livre de photographie consacré aux nus du photographe belge Michel Hanique réunit ses prises de vue qui suivent un protocole immuable, à savoir le choix du lieu et de la pose par ses modèles qui s'exposent librement et délibérément à son objectif pour révéler et offrir au regard quelque chose de leur désir, de leur plaisir - ce que le photographe exprime par ces mots qu'il voulait placer en exergue du livre : "Je ne te prendrai pas en photo... " .
En prise à l?étendue ce qui bat le jour, après l?horizon se déplacent têtes et ciel tel le passeur, la main changée las, ce qui submerge guide l?ombre, celui qui pénètre la surface.
Catherine Grout, docteur en histoire de l?art et en esthétique, est professeur d?esthétique et chercheur au LACTH, ENSAP de Lille, commissaire indépendante de manifestations et de projets en milieu urbain (Enghien-les-Bains, Osaka, Tokyo, Chu-wei à Taiwan, Bolzano, Strasbourg), lauréate de la Villa Kujoyama (1994-1995), membre du réseau Japarchi (Asie-Imasie, CNRS, Institut des mondes asiatiques). Elle a publié Le Tramway de Strasbourg (Le Regard, 1995); Pour une réalité publique de l?art (L?Harmattan, 2000) et L?Émotion du paysage (La Lettre volée, 2004).
Neveu de Kandinsky, c'est à la demande de celui-ci que Kojève rédige cet essai en 1936. Il y propose non seulement une interprétation de la peinture de Kandinsky mais inverse les termes de peinture concrète et abstraite. «Les tableaux de Kandinsky ne sont pas des peintures d'objets, mais des objets peints : ce sont des objets au même titre que l'arbre, la montagne, les chaises, les Etats... sont des «objets» ; seulement, ce sont des objets picturaux, des peintures «objectives»».