
Oeuvres III - Ethique
Le point de départ de la réflexion de Spinoza, c'est son expérience propre : il sait, par l'observation, qu'il a un corps, et il a conscience de ses affects. Mais, si c'est bien là une sorte de connaissance, c'est une connaissance incomplète et douloureuse : avoir conscience c'est, pour l'être humain, sinon toujours souffrir, du moins pâtir, être contraint, accablé. Selon Spinoza, il importe de se faire de son être propre - et des accidents dont sa vie se compose - une idée comparable à celle qu'un mathématicien a d'une figure et des propriétés qui la constituent. Voilà pourquoi il écrit son Ethique "suivant l'ordre géométrique". A la passion succédera alors l'action, à une nécessité extérieure et contraignante, une nécessité conforme à sa volonté devenue raison. Mais, pour atteindre ce but, une connaissance adéquate des rapports que l'être humain entretient avec l'univers est indispensable. L'Ethique, en un mot, prétend nous élever de la conscience à la connaissance de nous-mêmes, et cette connaissance commence par celle de Dieu.
| Nombre de pages | 384 |
|---|---|
| Date de parution | 04/02/2026 |
| Poids | 200g |
| Largeur | 109mm |
| EAN | 9782080485076 |
|---|---|
| Auteur | SPINOZA |
| Editeur | FLAMMARION |
| Largeur | 109 |
| Date de parution | 20260204 |
| Nombre de pages | 384,00 € |
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Traité de l'amendement de l'intelelct / Et de la voie par laquelle on le dirige au mieux vers la vra
Spinoza( ... ) je résolus enfin de rechercher s'il y aurait quelque chose qui fût un bien vrai, et qui pût se partager, et qui, une fois rejeté tout le reste, affectât l'âme tout seul ; bien plus, s'il y aurait quelque chose qui fût tel que, une fois cela découvert et acquis, je jouisse d'une joie continuelle et suprême pour l'éternité. SPINOZAÉPUISÉVOIR PRODUIT6,10 € -

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