Dans la petite ville polonaise de Baluty, au début du siècle précédent, dans le quartier des petits juifs misérables, Chayélé nous raconte son enfance. Une enfance entourée d'une nombreuse famille qui forme toute une galerie de personnages pittoresques : tante Beïlé la lavandière, qui attend désespérément le retour de son époux parti "au service du tsar" ; tante Léa dite l'Autruche, pécheresse réprouvée ; oncle Hil, le joyeux fossoyeur ; grand-mère Ité-Biné qui vend des légumes au marché pendant que son mari lit les psaumes à la maison ; tante Esther, la belle nihiliste qui fuit à l'étranger tandis que Moshé, père du petit garçon, se fait arrêter. Et c'est ainsi que Chayélé, dont la mère est malade, séjourne chez les uns ou chez les autres, ne dormant jamais seul dans son lit. C'est avec une grande justesse que l'auteur a su rendre la sensibilité de l'enfant qui questionne les adultes, saisit des bribes de conversations qu'il interprète à sa manière, pressent des drames dont on cherche à le protéger. Car la parole est sacrée et le sens souvent obscur, ce qui donne au moindre mot une puissance infiniment créatrice de rêve et fondatrice de rites et de traditions, ces traditions religieuses et ces légendes familiales qui, pour les juifs de la Diaspora, finissent presque par se rejoindre dans une commune origine mythique. Vu par les yeux d'un enfant, ce monde à la fois réel et mystérieux, concret et magique, est une source intarissable d'émerveillement.
Nombre de pages
256
Date de parution
27/04/1979
Poids
320g
Largeur
140mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782070286829
Titre
Une échelle vers le ciel
Auteur
Spiegel Isaïe ; Ertel Rachel
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
320
Date de parution
19790427
Nombre de pages
256,00 €
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Ce roman d'amour, d'horreur et de mort, dont on a pu dire qu'il était le Pour qui sonne le glas de la littérature yiddish, se déroule pendant les derniers mois du ghetto de Lodz (hiver 1943 - été 1944) et correspond exactement à la vérité historique. Hymne de toutes les souffrances humaines, oeuvre d'un lyrisme débordant, où les cris de douleur presque impudiques vont de pair avec un profond sentiment de la nature, ce roman est l'un des spécimens les plus puissants de la Hörben-Literatur, littérature des persécutions.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.