Sous les verrous. Une histoire sociale de la prison (France, premier XXe siècle)
Génard Elsa ; Perrot Michelle
EHESS
23,80 €
Sur commande en 4-6 jours
EAN :9782713234347
Avoir froid, être sanctionné pour bavardage, n'envoyer des lettres qu'à des membres reconnus de sa famille, voir son pécule fondre quand la santé fait défaut, être incité à signer un engagement volontaire pour rejoindre le front en pleine Première Guerre mondiale? Les « papiers de prison » ? registres, dossiers, bulletins, rapports, correspondances ? donnent accès, pour qui prend le temps de les décortiquer, aux rapports de pouvoir et à la texture des vies enfermées. La prison républicaine y apparaît alors dans toute son historicité : un monde clos, ancré dans ses routines, mais traversé par les dynamiques sociales de son époque.Historienne du quotidien, Elsa Génard jongle avec les sources pénitentiaires du premier XXe siècle, faisant feu de tout bois : elle compte, compare, recoupe les informations, identi?e des récurrences, perce les formulations administratives, recompose les trajectoires biographiques. En s'emparant de cet univers en marge de la société pour en faire un modèle historiographique, elle propose ainsi à la fois une leçon de méthode et une ré?exion sur le rôle et la place de la prison dans le monde contemporain.
Nombre de pages
328
Date de parution
12/09/2025
Poids
430g
Largeur
140mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782713234347
Auteur
Génard Elsa ; Perrot Michelle
Editeur
EHESS
Largeur
140
Date de parution
20250912
Nombre de pages
328,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Génard Elsa ; Le Bras Anatole ; Marquis Paul ; Ros
Ce dossier constitue le premier bilan d'une réflexion menée collectivement au sein du Groupe de recherche sur les institutions disciplinaires (GRID) consistant à proposer une histoire comparée des institutions aux finalités aussi éloignées que l'asile, la prison, l'armée, l'hospice, l'hôpital et l'école, en interrogeant à travers elles, et quelque quatre décennies après son énonciation, la pertinence du concept foucaldien d' "institution disciplinaire" . Ce décloisonnement historiographique s'est arrimé au parti pris de faire l'histoire des populations instituées en sortant du seul face-à-face entre une administration et des individus. Donner à voir la place et le rôle des familles contribue alors à élargir et à approfondir la compréhension historique des institutions. Les relations familiales apparaissent non seulement comme un point d'entrée dans une histoire des relations de pouvoir en institution, mais aussi comme des liens sociaux qui permettent de discuter du pouvoir des institutions.
Au cachot, privé de sortie, à l'isolement, à l'amende, au pain sec et à l'eau... Nombreuses sont les sanctions qui rythment la vie à la caserne, en prison, à l'usine, en maison de retraite, à l'école, à l'hôpital psychiatrique ou au couvent. Punir serait une dimension essentielle des institutions "? disciplinaires ? " telles que Michel Foucault les a qualifiées. Le collectif d'historiennes et d'historiens réunis dans cet ouvrage a voulu interroger cette évidence et proposer une histoire sociale des sanctions ordinaires au xixe et au xxe ? siècles. Il saisit le moment où la domination devient visible et tangible, où le pouvoir cogne. Qui punit-on, pour quelles raisons et comment ? De la qualification des infractions aux répertoires punitifs, des pratiques des punisseurs à l'expérience des punis, des scandales aux tabous, ce livre s'intéresse à la routinisation des sanctions. Il compare leur poids dans le quotidien administratif et leur empreinte sur les trajectoires individuelles. Ce faisant, il ouvre la voie à une histoire commune des institutions militaire, éducative, religieuse, thérapeutique, coercitive et d'assistance.
Comment penser le concept de patrimoine en contexte postcolonial ? D'un côté, un patrimoine traditionnel, largement immatériel, qu'il s'agit de reconnaître dans ses valeurs propres mais aussi dans ses capacités à offrir des ressources pour penser de nouveaux modes de développement et de vivre-ensemble. De l'autre, un patrimoine colonial, largement matériel, déployant une ingéniosité constructive pour répondre à faible coût énergétique aux enjeux climatiques, mais frappé du sceau de la domination coloniale. Comment penser ensemble ces deux patrimoines dans la perspective d'une réappropriation pour le développement de l'Afrique ...
Marseille est un laboratoire privilégié. La crise actuelle de son modèle de développement économique est aussi celle de son territoire. Aussi la mise en cause de ses équilibres spatiaux appelait-elle tant une lecture historique de la genèse des structures urbaines qu'une lecture géographique des distributions sociales et spatiales d'aujourd'hui. C'est à cette double démarche que répond ce livre. D'une part, en analysant les dimensions synchroniques des activités économiques et démographiques inscrites dans une morphologie urbaine socialement structurée. D'autre part, en construisant le modèle génétique de l'articulation entre division sociale et trame matérielle de la ville : un modèle " libéral ", fruit de stratégies et de conduites, tôt établi au XIXe siècle, porteur d'effets de longue durée, et qu'échoue à altérer une haussmannisation manquée. L'interaction entre modes d'agir et formes urbaines, entre continuités et discontinuités temporelles, a fait de Marseille un cas d'école : division sociale, morphologie, croissance y sont étroitement liées, dans l'espace comme dans l'histoire. La ville se lit dans les principes tant de sa construction sociale que de sa division sociale. La première est le produit d'une création urbaine portée par des groupes, propriétaires, négociants, entrepreneurs immobiliers, animés par des projets mais aussi soumis à des contraintes, des compromis et des ratages. La seconde dessine des oppositions, entre équerre des beaux quartiers, de Longchamp au Prado, et faubourgs industriels, ville et port, nord et sud, avec la Canebière comme frontière, oppositions qui sont autant de composantes historiquement situées d'une structuration sociale du territoire, Dans un double refus du postulat écologique, pour qui la conduite des hommes est subordonnée à l'influence du milieu, et du postulat sociologiste, pour qui la société se projette simplement et immédiatement sur un sol quasiment vierge, l'ouvrage de Marcel Roncayolo est ainsi exemplaire pour les trois modèles qu'il propose, de genèse historique de la ville contemporaine, d'interprétation des relations entre territoire et société, et de mobilisation croisée des démarches de la géographie et de l'histoire.