La pratique médicale moderne connaît deux tentations qui menacent également son équilibre. D'une part elle se laisse attirer par un scientisme abusivement matérialiste, comme si l'homme n'était fait que de chair et de substances dosables, le diagnostic de la maladie est alors confié aux laboratoires ; ou bien, au nom de la prééminence de l'esprit, elle donne à l'intuition une importance démesurée et succombe au charlatanisme. L'auteur, un des jeunes maîtres les plus brillants de la médecine française, a donc voulu placer le problème de l'élaboration du diagnostic médical dans le cadre d'une science expérimentale qui disposerait de deux sources d'information : les données subjectives fournies par le malade lui-même, et les données objectives résultant de son examen scientifique. Dans un style volontairement dépouillé, imagé d'exemples précis, il démonte les mouvements de la pensée qui aboutissent au diagnostic. II étudie ensuite le rôIe que doivent jouer les investigations mises à la disposition de la science par toutes les techniques modernes, en précisant leur valeur et en évoquant les risques qu'elles font parfois courir au malade. Aux "hommes de l'art" ce livre rappelle que la médecine progressera aussi longtemps qu'elle saura préciser et respecter la logique de ses raisonnements, même dans le domaine de la psychologie, et sans qu'elle ait jamais le droit de s'écarter de la morale humaine élémentaire. Les non médecins y verront exposées les difficultés du diagnostic, et ils y trouveront de passionnantes perspectives pour la médecine de demain. Merleau-Ponty a écrit de l'essai de J. -C. Sournia : "II y a dans ce livre une pensée si ferme, à la fois si concrète et si rigoureuse en doctrine, si indépendante aussi, qu'il sera, en même temps qu'un plaisir de l'esprit, un bienfait pour ses lecteurs".
Nombre de pages
192
Date de parution
09/02/1962
Poids
250g
Largeur
118mm
Plus d'informations
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EAN
9782070260447
Titre
Logique et morale du diagnostic
Auteur
Sournia Jean-Charles
Editeur
GALLIMARD
Largeur
118
Poids
250
Date de parution
19620209
Nombre de pages
192,00 €
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L'histoire n'est pas faite que par les princes dont la postérité assure la gloire ; ils ont besoin de serviteurs pour administrer et gérer, et de soldats qui laissent sur les routes et dans les champs leur sueur et leur sang. Certains d'entre eux ont même assez de talent non seulement pour faire l'histoire mais encore pour l'écrire : Blaise de Monluc est de ces héros assez exceptionnels. Certainement une réputation de cruauté lui a été faite près de deux siècles après sa mort, montée par la mauvaise conscience des catholiques du XVIIIe siècle : depuis lors on peut suivre ce thème artificiellement forgé dans tous les livres d'histoire, les dictionnaires et les encyclopédies, et le fantasme s'exprime encore aujourd'hui dans les délibérations municipales de sa ville d'Agen pour laquelle il a tant fait. L'auteur : Né en 1917, chirurgien des hôpitaux, Jean-Charles Sournia a eu de hautes responsabilités administratives comme directeur général de la santé. Il est maintenant professeur de santé publique à Paris-Sud et Conseiller d'Etat. Il est président de la Société internationale d'Histoire de la médecine.
L'histoire de la médecine commence-t-elle au moment où l'homme a exercé un geste sur ses semblables pour le soulager d'une douleur ou le guérir d'un mal ? Ou bien doit-elle débuter avec la mise en place d'une médecine rationnelle au XIXe siècle ? Dans cette Histoire de la médecine, le professeur Jean-Charles Sournia montre que si l'art de guérir a, depuis deux siècles, bénéficié des immenses progrès scientifiques, il conserve une part de l'irrationalité des débuts et des rites magiques. L'homme contemporain fait confiance à la haute technologie hospitalière mais continue de croire aux guérisons miraculeuses, et les " médecines parallèles " sont florissantes. L'histoire de la médecine est donc complexe, et doit être considérée sur une longue durée. Ainsi, c'est en la situant dans ses cadres traditionnels, culturels, mais aussi sociopolitiques, sans oublier les hommes qui l'ont forgée, que l'auteur trace d'une façon originale les grandes étapes, de la plus haute Antiquité à l'époque contemporaine, de cet art de soulager l'homme de ses souffrances. " Ce livre de synthèse à la fois pour sa forme (clarté du propos, présence de nombreux tableaux-points de repères) et pour son fond : il s'agit d'une petite histoire universelle et non simplement occidentale de la médecine. "
Raymond Guérin est fasciné par la lettre, qu'il s'agisse de la forme littéraire qui structure certains de ses récits ou d'une véritable correspondance. A tous les titres, de la pratique de l'échange à l'exercice de l'imagination, il est un épistolier. Les Lettres à Sonia sont certes une correspondance réelle entre un écrivain et la femme qu'il aime, séparés par la guerre et la captivité, mais elles sont aussi et au moins autant un journal, et encore une projection, une mythologie, bref c'est un récit qui se donne. Journal ou récit qui est adressé à l'autre, destinataire et matière sacrée de l'écriture. En contre-point, Guérin brosse son portrait intérieur, il évoque le quotidien du prisonnier dont la vie personnelle, comme celle du monde, est soumise aux ruptures de l'histoire. Ecrivant ces Lettres qui sont un roman, Guérin s'inscrit dans une fièvre d'expression que son étrange disponibilité ne peut qu'aviver. Digne dans l'épreuve, répondant par les mots à la misère du temps, il dresse au jour le jour un monument de résistance à la barbarie, fondé sur l'amour et la foi dans le verbe. Le monde de l'intelligence le nourrit plus que jamais et s'érige en rempart contre la sottise. Dans les Lettres à Sonia, Guérin se montre bouleversant de droiture et de lumière.