Dans une Europe unifiée mais violente, laissée exsangue par le dérèglement climatique, une maladie étrange et incurable, l'androcordite, s'attaque aux cordes vocales des hommes, qu'elle précipite dans la souffrance. En partie soulagé par des implants de synthèse ou le recours à des drogues destructrices, ce Mal semble épargner sans raison concevable un chanteur lyrique, Melchior Maluir, surnommé "Tue-Tête". Engagée dans la lutte contre les filières clandestines, une jeune inspectrice de police, Ida Mésange, enquête de son côté sur une série de décès mystérieux, relevant en apparence de la combustion spontanée. Téméraire, indisciplinée, elle affronte à ses risques et périls les passions d'un monde en proie à des guerres occultes, des rivalités délétères, des pulsions inassouvies, des haines inexpiables. Ses investigations, au cours desquelles s'éclaire peu à peu l'énigme de ses origines, convergent bientôt vers le Dulce & Decorum, le palace d'Amsterdam où réside Tue-Tête. Dans cet univers séduisant mais équivoque, un influent majordome, David Adhum, veille jalousement sur le bien-être du chanteur, dissimulant un terrible secret de famille. Qui est Tue-Tête ? Et d'où provient le magnétisme de sa voix d'or ? Une onde funeste, ou sombrement régénératrice, émane de cet Orphée tragique et paradoxal, produit du naufrage de la culture humaniste, dernier homme chantant. Fable politique aux accents apocalyptiques, ample roman noir sur fond de décadence d'un monde, Tue-Tête transporte le lecteur de Paris à Amsterdam, de Londres à Milan, de Barcelone à Zagreb, de Bordeaux à Zurich. C'est également, à travers le portrait d'une voix, une méditation sur les pouvoirs de la musique.
Nombre de pages
427
Date de parution
24/08/2017
Poids
670g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782363712103
Titre
Tue-Tête
Auteur
Sounac Frédéric
Editeur
PG DE ROUX
Largeur
155
Poids
670
Date de parution
20170824
Nombre de pages
427,00 €
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Résumé : L'argument de cette pièce musicale, fantaisiste, se concentre autour de la personnalité d'un "esthète" à la fois fou et riche d'intuitions artistiques, agressif et mélancolique, séduisant et inquiétant : croyant détenir le cerveau de Mozart dans un bocal, il entend soumettre à trois musiciennes - violon, alto, violoncelle - sa conception idéaliste de l'interprétation musicale. Mais elles l'attendent de pied ferme, instrument en main... Sous couvert d'une fable tragi-comique, ce texte invite chacun à méditer sur les pouvoirs de la musique.
Résumé : Avec pour point de départ la théorie littéraire du romantisme allemand et à l'aide d'une notion baptisée "méloforme", cet ouvrage s'efforce de mener la genèse d'une utopie esthétique: l'application au roman de procédés musicaux, et, plus généralement, l'action sur la poétique romanesque d'un paradigme musical.
La musique adoucit les moeurs. Firmin Falaise, diplomate mélomane, en est en tous les cas très convaincu. Aux abords de l'année 1900, le ministère l'autorise à organiser une expédition à destination du fin fond du Dahomey, sur une boucle du Niger, afin d'aller civiliser les jeunes garçons en leur apprenant à jouer Haydn, Bach ou Beethoven. Violoncelles et violons, escortés d'hommes en armes, se mettent en route pour le coeur des ténèbres. Une variation à l'humour massacrant sur les aberrations du fait colonial.
Cave musicam ! " lançait Nietzsche. mettant en garde contre le pouvoir anesthésiant de la musique. Défiance de la littérature à l'égard de l'art des sons, lassitude agacée, voire, plus rarement, aversion caractérisée, la mélophobie n'est que bien rarement viscérale : l'on devine derrière nombre de déclarations hostiles à la musique d'autres cibles. " Je l'aime plus que je ne l'estime... " disait Valéry : à ce procès " sémiotique ", qui pointe l'irresponsabilité d'un art non-signifiant, se greffent des mises en cause morales, sociales, historiques, des positionnements philosophiques, idéologiques. Théorisée ou dirigée plus volontiers contre un compositeur (" Wagnérophobie "), un genre (" jazzophobie" ), voire un instrument (" pianophobie "), la mélophobie se décline, se nuance, s'infléchit, s'utilise comme posture contesta-taire ou outil critique, interrogeant, en dernier ressort, la fonction et le statut de la littérature. Les textes rassemblés dans le présent volume mettent en avant ces discours seconds, abordant des aspects parfois inattendus de la mélophobie. Un premier groupe d'études, dédié à la poésie, aborde l'esthétique symboliste, mais aussi les oeuvres de Rilke et Prévert. Viennent ensuite des textes centrés sur la question d'une " idéologie mélophobe ", perceptible chez de grandes figures (Hegel, Freud) ou prenant pour cible une musique bien définie : le jazz, la techno. Enfin, un dernier volet consacré au roman propose des analyses sur Kundera, Dominique Fernandez, Helmut Kraussner, Richard Powers et Bret Easton Ellis.
L'inconnu continuait à me fixer. Qu'est-ce qu'il voulait, à la fin ? M'accueillir dans sa propre solitude ? Pas question. Même si la mienne était insupportable. Une engelure tenace. J'ai voulu me protéger à ma façon, et d'une voix narquoise : - A votre avis, quand le type en trench est entré et qu'il a glissé deux mots à l'oreille de l'autre, qu'est-ce qu'il lui a dit ? II est resté impassible, l'air de ne pas comprendre. Ou de s'en foutre éperdument. Peut-être avait-il dormi pendant le film ? - Si on allait prendre un verre ? J'ai secoué la tête énergiquement. Et avec forfanterie, voire provocation : - Non, merci. Je ne bois pas. Je ne fume pas. Je ne me drogue pas. De toute façon, j'attends quelqu'un. - Vous attendez quelqu'un ? a-t-il dit sur un ton de perplexité moqueuse." Michel Lambert nous fait pénétrer à nouveau dans l'univers chancelant des couples ou des compagnons de route improbables, des secrets douloureux à retardement, des derniers pas que promènent, au fil d'un poignant chant du cygne, ceux qui ne pourront plus jamais se retrouver comme avant, dans l'illusion ou le fantasme, soudain surpris par l'éternel lendemain et sa lumière trop forte et trop blanche.
La vogue actuelle de l'écologie (et de l'écologisme) s'explique par deux facteurs essentiels : l'aggravation des pollutions de toutes sortes, qui saccagent les paysages, détruisent les écosystèmes, infectent les nappes phréatiques et menacent les océans ; et l'épuisement programmé des réserves naturelles, dont on sait aujourd'hui qu'elles ne sont ni inépuisables ni gratuites, à un moment où plus des trois-quarts de nos ressources énergétiques sont encore des ressources fossiles (gaz, pétrole, charbon, uranium). S'y ajoutent les débats sur le réchauffement climatique, le traitement des déchets industriels et nucléaires, les perturbateurs endocriniens, les menaces sur l'alimentation, etc. De nombreux auteurs se sont déjà attachés à étudier ces problèmes. Mais peu l'ont fait au point de prendre fermement position en faveur de la décroissance. Le constat de base que font les "décroissants" est celui-ci : une croissance matérielle infinie est impossible dans un espace fini (comme l'est notre planète). Sans pour autant vouloir arrêter l'histoire ni retourner en arrière, vient un moment où il est nécessaire comprendre que "plus" ne veut pas automatiquement dire "mieux" et qu'il est parfois nécessaire de dire : "C'est assez !" Alain de Benoist, à qui l'on doit déjà de nombreux essais d'histoire des idées et de philosophie politique, explique dans ce nouveau livre pourquoi le " développement durable " est voué à l'échec : en prétendant concilier croissance et écologie, il revient, dans le meilleur des cas, à réduire la vitesse sans pour autant changer de cap dans la mauvaise direction. La notion même de croissance, issue de la modernité occidentale, est ici déconstruite à partir d'une critique radicale, qui s'appuie notamment sur les notions d'"empreinte écologique" et d'"effet-rebond". L'ouvrage contient également plusieurs textes sur le sens profond de le pensée écologiste, ainsi que sur l'idée de "valeur intrinsèque de la nature". L'auteur plaide, en conclusion, pour restituer un rapport de co-appartenance à la nature rompant avec l'idée d'un monde transformé en simple objet du vouloir humain : "Le monde naturel n'est pas un simple décor de nos existences, c'est l'une des conditions systémiques de la vie".
Roland Jaccard raffole des cinéphiles, l'étant lui-même jusqu'au bout des ongles. Le problème est qu'il aime encore plus John Wayne, l'homme à abattre, jugé coupable de nombreux crimes par les petits censeurs de la bien-pensance anti-Trump. Réac, raciste, génocidaire... on ne compte plus les coups bas que dirige en permanence la charge de la grosse cavalerie idéologique contre le dernier des géants. Heureusement Roland Jaccard dégaine plus vite qu'eux et ne rate jamais sa cible. Et c'est une belle leçon de western - transposé à notre époque démissionnaire - qu'il va leur donner : celle qui sonne tôt ou tard le cinglant retour à la réalité et au savoir-vivre. On retrouvera ici toute l'insolence et l'acuité inimitables de Roland Jaccard.
Dire qu'elle a traversé tous les régimes politiques de la Ve République et donne une image de la "femme française" serait un cliché journalistique ; certes, nous sommes, elle et moi, des corps français qui donnent de la voix, ou qui donnent voix, elle avec sa voix propre, moi dans le propre de cette voix qu'est l'écriture, mais la France dans laquelle nous vivons est fantômatique. Contrairernen t d Depardieu, Huppert n'a pas de corps"politique" : là encore, elle ne dit rien, ne parle pas, se contente de montrer en quoi un corps, un visage, une voix sont un paysage universel dans sa francité fantasmée ou regrettée." Cette superbe méditation sur Huppert, troublante et intemporelle, dessillera plus d'un regard...