Depuis ses origines, le Cercle de Vienne a voulu s'élargir en un vaste mouvement international. Le nazisme et la guerre ont cassé son élan, mais certains représentants éminents de l'empirisme logique ont su, sur le lieu de leur exil forcé, prolonger en le transformant le programme original du Cercle. Si revenir sur les sources européennes de la philosophie dite " analytique " dont le courant domine dans les pays surtout anglophones, est une tâche qui doit intéresser la réflexion sémantique, il est des théories dont l'importance et l'actualité dans les débats d'aujourd'hui ne sont plus à démontrer, celle de Willard V.O. Quine notamment qui, comme on peut le lire dans cet ouvrage, dialogue encore avec Rudolf Carnap. Le lecteur français ne peut plus désormais ignorer les doctrines et controverses auxquelles a donné lieu cet héritage comme en témoignent ici Rudolf Altmüller, Jan Sebestik, Antonia Soulez, Christiane Chauviré, Sir Alfred Ayer, Alberto Coffa, Rudolf Haller, Brian McGuiness, Joëlle Proust, Willard Quine, Francesco Barone, Pierre Jacob, John Vickers, Rainer Hegselman, Alain Boyer, Robin Kinross, Paul Neurath, Henk Mulder.
Nombre de pages
313
Date de parution
01/11/2003
Poids
430g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747516457
Titre
Le Cercle de Vienne. Doctrines et controverses
ISBN
2747516458
Auteur
Soulez Antonia
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
430
Date de parution
20031101
Nombre de pages
313,00 €
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Platon pourrait-il être considéré comme le précurseur de la "grammaire philosophique" à laquelle la philosophie analytique a donné ses titres de noblesse?
La grammaire philosophique est inséparable de la thérapie du langage consistant à dissoudre les " nodosités de notre entendement ". En s'attaquant aux sources de ces nodosités, ce qui se révèle, ce sont les préjugés grammaticaux eux-mêmes. La grammaire est double : activité thérapeutique de description des relations de structure du langage et ce qui, dans le langage, se laisse altérer par la maladie qui vicie ces relations. Il en est comme de la psychanalyse avec laquelle la grammaire est comparée dans les années 1930. Cette double dimension aliénante et correctrice de la grammaire la place à la fois comme objet du traitement et comme traitement de l'objet. Ainsi, notre propension à mésuser du langage qui révèle ce qu'il en est du langage comme symptôme dirait Nietzsche, et pas seulement comme symbole, conduit encore le grammairien critique à se demander à quelles sources puisent nos égarements ? La grammaire se tourne alors vers différentes manières dont résonnent étrangement nos expressions, par exemple... La grammaire se tourne ainsi vers les différentes manières dont résonnent étrangement nos expressions, par exemple dans la métaphysique. Le problème soulevé dans cet ouvrage tient à la visée de la grammaire : voir la totalité des règles d'un langage ou synopsis, c'est-à-dire voir un " système ", Wittgenstein déclare cependant qu'il n'a pas la définition de ce qu'est un système. Peut-on dire, par cette visée sans doute problématique, que lia grammaire constitue chez Wittgenstein, d'après le mot de Kant, l'équivalent de la " science désirée " ...
Au sommaire de ce numéro : Otto Neurath, Un philosophe entre science et guerre ; Elisabeth Nemeth, Hommage à Philippe Soulez ; Antonia Soulez, Qui était Otto Neurath ? ; Jean Sebestik, Raison analytique et pensée globale : Otto Neurath ; Paul Neurath, Otto Neurath (1882-1945). La vie et l'oeuvre."..
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...