Si je devais considérer ma fugue comme la première station dans la trajectoire de mon autodestruction, la contrée floue où je me trouvais à présent était certainement peu éloignée du terminus, même si je ne savais pas combien d'arrêts il y aurait encore." Un étrange jeune homme, sans visage et sans nom, fuit la chaleur et la lumière de Tôkyô. Il lui faut s'enfoncer dans le noir et le brouillard, s'effacer du monde, dépérir, à défaut, déchoir. Mais l'appât des hommes reste fort. Hameçonné en un tournemain par un maquignon, il se retrouve embrigadé dans une petite troupe de gueux qui comprendra, outre leur mentor, un paysan dit "Couverture-Rouge", et un jeune gars tombé des montagnes, sauvageon plus proche d'une chauve-souris que d'un jeune humain: les quatre êtres fantomatiques traversent les montagnes jusqu'au Havre promis: la mine de cuivre. Les pseudo-compagnons, doubles pitoyables du jeune homme, s'évanouissent en une ligne: non, ce que j'écris là, lecteur, n'est pas un roman! Toutes les interrogations philosophiques et littéraires du début du XXe siècle, encore d'actualité, sont posées avec alacrité et humour dans cet écrit, contemporain des romans de Kafka et saisissant de modernité.
Nombre de pages
348
Date de parution
20/11/2002
Poids
193g
Largeur
110mm
Plus d'informations
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EAN
9782253933564
Titre
Le mineur
Auteur
Sôseki Natsume
Editeur
LGF
Largeur
110
Poids
193
Date de parution
20021120
Nombre de pages
348,00 €
Disponibilité
Epuisé
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4e de couverture : Quelle vie plus calme en apparence, plus unie, plus heureuse que celle de Natsume Sôseki ? Il naît en 1867 à Edo, l'ancienne Tokyo, étudie l'anglais, enseigne dans les écoles secondaires de 1893 à 1900 et passe en Angleterre trois années à l'issue desquelles on le nomme chargé de cours à l'Université impériale de Tokyo. Son premier roman, Je suis un chat, d'emblée le rend célèbre et lui permet d'entrer au grand quotidien Asahi. Après une existence discrète et retirée, il meurt en 1916.De tous les écrivains qu'a produits l'ère du Meiji, nul n'excerça une influence aussi prestigieuse. C'est que cet ami de l'Occident ne s'était pas coupé de sa propre culture : il s'était nourri des lettres chinoises et formé à la méditation qu'enseigne le bouddhisme zen. Sa vie tout unie cachait une âme douloureuse : obsédé par l'inéluctable "péché qui est sur l'homme", ce solitaire analyse et absout le coeur humain, mais non sans avoir pris sur soi, comme pour l'expier, ce qu'il tient pour l'irrémédiable misère de la condition humaine.Kokoro ou Le pauvre coeur des hommes est le plus représentatif sans doute des romans du Meiji.
Quatrième de couverture Nous sommes dans le Japon du début du siècle, un Japon ouvert depuis deux ou trois décennies à peine aux influences occidentales et que sa victoire dans la guerre qui l'a opposé à l'Empire russe a hissé, à la surprise générale, au rang des grandes puissances. Un jeune provincial «monte» à la capitale pour y poursuivre ses études supérieures. Il a tout à découvrir : la ville, l'Université, l'amitié, l'amour... mais il est encore tellement marqué par le système de valeurs traditionnel qui règne dans le Japon profond d'où il est issu !
Toute sa vie, le romancier Natsume Sôseki (1867-1916) a composé, avec bonheur, des "poèmes en chinois classique" (kanshi), qui ont pour originalité de se rattacher au ton des grands modèles chinois tout en développant un mode d'expression résolument personnel, propre à refléter le cheminement de toute une vie intérieure : un état d'esprit imprégné d'une pensée de type extrême-oriental, conciliant taoïsme et bouddhisme. A mesure que nous avançons dans la lecture, Sôseki avance en âge et nous émeut progressivement par la patiente description de ce qu'il perçoit ou ressent, tantôt inquiet, aux prises avec la méditation et la maladie, tantôt rasséréné par le vert des bambous ou le jaune du colza, par la contemplation des paysages ou des "blancs nuages", toujours fidèle à la maxime sous-jacente à la plupart de ses poèmes : sokuten-kyoshi, "Suivre la Nature et quitter le moi". Trace du Vrai, vaste désert, trop vague pour qu'on la cherche. D'un coeur entièrement net, cheminer à travers le temps ! L'onde et le mont virides n'ont rien qui leur fasse un soi-même ; L'espace et la terre immenses ne sont que détachement. Les indistinctes couleurs du soir, la lune sur les herbes ; Les confuses voix de l'automne, le vent parmi les bois. La vue, l'ouïe, je les oublie, le corps aussi, je le laisse. J'ai tout le ciel pour chanter mon "Poème d'un blanc nuage". Natsume Sôseki, le soir du 20 novembre 1916.
1954, dans un hôpital militaire de Hanoi, Yann, un soldat breton, est soigné par Mai. Ils tombent amoureux, mais le père de la jeune fille l'a promise à un autre. Elle s'insurge, elle est bannie de la famille... Ils se marient en toute hâte, avant que Yann rejoigne la cuvette de Diên Biên Phu. Après la défaite de l'armée française, Yann est emmené dans un camp d'internement. Dans une langue poétique, avec grâce et pudeur, Hoai Huong Nguyen peint le Vietnam d'hier et un amour qui affronte la violence d'une guerre. L'histoire bouleversante de Mai et de Yann laisse percer la lumière des humbles héros qui croient à la liberté et à l'absolu malgré les vicissitudes de l'Histoire. Tout est là : l'Histoire, l'histoire, la manière de les faire s'imbriquer, la netteté de l'écriture, la volonté de trouver une parole adéquate à la tragédie, la complexité des psychologies... "Un instant de littérature pure." Yann Moix, Le Figaro littéraire.
Avant le vol des bons de la Défense nationale et les assassinats qui suivirent, la renommée de Victor, de la Brigade mondaine, n'excédait pas le cercle restreint de ses chefs et de ses collègues. Il fallut, pour le mettre en évidence, qu'apparût brusquement en face de lui cet extraordinaire, ce formidable personnage d'Arsène Lupin, qui allait donner à cette ténébreuse affaire sa signification et son intérêt spécial. Les qualités déjà remarquables du vieil inspecteur furent portées à leur paroxysme par le prodigieux adversaire que lui opposaient les circonstances. C'est leur lutte sournoise, ardente, implacable, poursuivie dans l'ombre d'abord, puis en pleine clarté, que nous raconte Victor, de la Brigade mondaine.
Antonine?? Clara?? laquelle de ces deux figures constituait la véritable personnalité de l'être charmant qu'il avait rencontré? Elle avait à la fois le sourire le plus franc et le plus mystérieux, le regard le plus candide et les yeux les plus voluptueux, l'aspect le plus ingénu et l'air le plus inquiétant. "Arsène Lupin, dit Raoul, résout, bien sûr, le premier, une ténébreuse affaire de meurtre, et avec quelle maestria! Amoureux, il risque sa vie. Ingénieux, il s'échappe alors qu'il est cerné par la police ou les truands. Insolent, il joue des tours aux deux.Le gentleman-cambrioleur est au mieux de sa forme pour notre plus grand bonheur. "