« Dans l'histoire du théâtre français, il y a deux périodes: avant et après Copeau. » (Albert Camus). Fils d'industriels, né à Paris le 4 février 1879, Jacques Copeau est une personnalité majeure de la vie intellectuelle et artistique du 20e siècle. Autodidacte, critique de théâtre dans de nombreux journaux parisiens, il fonde avec André Gide la Nouvelle Revue Française en 1908. En 1913, il crée le Vieux-Colombier qui se veut être le lieu d'une révolution dramatique, d'un théâtre exigeant et populaire, en opposition à la Comédie-Française. Il y sera, à la fois, comédien, metteur et scène et directeur de troupe. Jouvet, Dullin, Vilar y feront leurs débuts. Durant l'été, il réunit sa troupe dans une maison en Seine-et-Marne. En 1924, Copeau et sa troupe les « Copiaus » s'installent près de Beaune, où ils donnent de nombreuses représentations en plein air. Nommé, en 1940, administrateur de la Maison Molière, il démissionne en 1941 car il refuse de satisfaire aux demandes de l'occupant. Il continue toutefois son activité d'écriture. Il meurt le 20 octobre 1949.Le dépôt aux Archives municipales de Beaune des derniers papiers de Copeau a conduit Marc Sorlot à écrire une biographie qui manquait dans l'édition française. Retraçant avec précision le parcours artistique de Copeau, l'auteur nous offre une biographie vivante. Copeau y est montré tel qu'il était: cruellement intransigeant, soucieux de sa liberté, et pétri de contradictions, conjuguant par exemple un libertinage sans frein à un catholicisme austère. En somme, le récit d'une vie passionnée et passionnante.
Nombre de pages
325
Date de parution
16/04/2011
Poids
427g
Largeur
141mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782849521304
Titre
Jacques Copeau
Auteur
Sorlot Marc
Editeur
IMAGO
Largeur
141
Poids
427
Date de parution
20110416
Nombre de pages
325,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
La vie de Pierre Chardin est, sous cette forme de journal, un puzzle dont les pièces s'assemblent petit à petit. C'est le cours des évènements qui permet de découvrir le personnage, sa famille, son amie Delphine et ses compagnons d'atelier, ses convictions, ses chansons, ses films " cultes ". L'incompréhension entre les êtres, la vacuité de la vie de nombreux hommes retraités, les difficultés de l'industrie française et la déception par rapport à l'action politique forment la trame du journal d'un sexagénaire dont la vie bascule en quelques mois... vers le mieux-être... du fait de ses initiatives. La Chemise de l'homme heureux est ainsi une invitation à penser l'avenir individuel et collectif et à se situer, quel que soit son âge, dans une société en rapide mutation.
Qui ne connaît les poêles Godin ? Mais qui sait que leur conception est due à Jean-Baptiste André Godin (1817-1888), autodidacte, entrepreneur de talent, capitaine d'industrie mais homme de coeur inspiré par le socialisme de Fourier, et qui s'attachera sans relâche à mettre en oeuvre sa vision utopique de la société ? Enrichi par ses inventions, Godin participe, en 1855, à la fondation d'une colonie fouriériste au Texas, expérience malheureuse où il perdra le tiers de sa fortune. Mais tenace dans ses convictions, il se lance ensuite dans la création d'un Familistère, communauté qu'il établit près de son usine, à Guise, et dont il imagine les moindres détails. Des années durant, des familles ouvrières - jusqu'à deux mille personnes - vivront là, dans un cadre minutieusement conçu pour leur bonheur. S'interrogeant sur l'équité des salaires, le style de l'habitat, le statut de la femme, les questions d'hygiène, d'éducation et de loisirs, il mettra à la disposition de ses résidents crèche, écoles mixtes, théâtre, bibliothèque, piscine, et bien d'autres services. Souhaitant offrir de réelles améliorations de vie à ses employés, il leur assurera la protection sociale en cas de maladie, et même la retraite à soixante ans... En s'appuyant sur les écrits, la correspondance et les archives, Marc Sorlot retrace ainsi la vie d'un patron audacieux et idéaliste qui, de façon exemplaire, tenta de mener à bien toutes ses aspirations.
Blessé à la bataille de Verdun, cet homme politique consacrera toute son énergie pour venir en aide aux anciens combattants et victimes de toutes les guerres. André Maginot, conscient des drames provoqués par ce long et sanglant conflit, préconise, dès 1917, la création d'un ministère chargé des pensions primes et allocations de guerre. La France avait enregistré 1 400 000 tués et comptait quelques 3 000 000 blessés. Il fait régler trois millions de dossiers ainsi que celui des veuves, des orphelins et des ascendants. Il fait entreprendre le regroupement des sépultures militaires. Il négocie âprement la gratuité des soins aux mutilés avec les professions de santé ainsi que des réductions de tarif avec les compagnies de chemin de fer. Le monde combattant lui doit également la création de l'Office national des mutilés (2 janvier 1918), la loi reconnaissant le droit à réparation de toutes les catégories d'anciens combattants et victimes de guerre (31 mars 1919), la création de la carte du combattant (18 décembre 1926) et la loi reconnaissant la qualité de combattant volontaire (6 avril 1930). Enfin, lors du second anniversaire de l'armistice, André Maginot décide de faire inhumer à Paris, sous l'arc de triomphe, le corps d'un soldat inconnu choisi au cours d'une cérémonie à la citadelle de Verdun. Et c'est le 11 novembre 1923, alors qu'il est ministre des pensions, qu'il allume la flamme éternelle du souvenir sur la dalle sacrée. L'oeuvre sociale d'André Maginot, cet homme illustre, est considérable. Elle se perpétue de nos jours par les nombreuses actions, humanitaires, de solidarité et de mémoire, que mène sans relâche, la Fédération Nationale André Maginot.
Le café du matin, la brasserie du midi, le bar en afterwork et même le Starbucks? Étienne et Fabien se sont accoudés à tous ces comptoirs pendant des jours et des nuits pour compiler le meilleur des brèves de comptoir. " La bière sans alcool, c'est quand même un peu con. ? Oui, c'est un peu comme toi sans bière. " * " Un mikado, tu crois que ça devient un mikadulte ? " * " Comme d'hab, 10 shots et aux chiottes ! " * " On est l'élite des litres. "
On croit connaître la figure du Diable, mais il n'en est rien. Qu'on le nomme Satan, Lucifer, le Malin ou le Cornu, il reste protéiforme, énigmatique, insaisissable. Le voici, tantôt boiteux, muni de mains griffues et de sabots de bouc, d'une queue, de pieds d'oie ou de porc, d'un long nez, dégageant une odeur sulfureuse, tantôt beau jeune homme séducteur enlevant une virginale fiancée, tantôt perfide menant l'homme à sa perte, tantôt naïf se laissant stupidement berner, tantôt généreux jusqu'à faire le Bien... Le Diable apparaît sous les traits d'un chasseur, d'un homme noir, d'un rouquin, d'un prêtre, d'une femme ou d'un animal — chat noir, poule noire, bouc, serpent... —, et possède la faculté soudaine de se métamorphoser. Traversant toute l'Europe, les contes et légendes réunis ici par Claude et Corinne Lecouteux révèlent une image du Prince des ténèbres surprenante, aux multiples apparences, riche de paradoxes, nous permettant ainsi d'aller au-delà des images convenues du redoutable maître des enfers. Autres contes traduits par Claude et Corinne Lecouteux aux Editions Imago : — Contes, Diableries et autres merveilles du Moyen Age (2013). — Voyages dans l'au-delà et Aventures extraordinaires (2018). — Peppe le sagace et autres contes siciliens (recueillis par Laura Gonzenbach) (2019).
Pierre Gironde, condamné à mort et guillotiné pour parricide en 1884 à Tulle, est l'aïeul d'Olivier Maison. Ce n'est pas rien de se découvrir tardivement le descendant d'un homme qui, pour un litige de terres, tua un soir à coups de hache son propre père, puis, aidé de son frère débile, le jeta dans un gour. Le secret, bien que porté par la rumeur villageoise, demeura longtemps ignoré de l'auteur. Soudain confronté à cette sombre affaire, Olivier Maison, à partir d'articles publiés dans la presse et de pièces du procès, s'applique à reconstituer les faits, à comprendre la personnalité du meurtrier ravagé par l'humiliation et la jalousie. Cette enquête très personnelle, qui nous plonge dans la Corrèze rurale de la fin du xixe siècle, avec ses traditions et sa violence, tient tout à la fois de l'étude ethnologique et de l'histoire d'un fait divers. Servie par une grande qualité d'écriture, elle se lit aussi comme un roman.
Préface Jean Pruvost « Ce n'est pas chose aisée pour un auteur que de forcer le passage pour pénétrer dans les coulisses et le secret d'une existence d'éditeur ; mais c'est encore moins facile pour un éditeur d'accepter de rompre le silence, et d'outrepasser les limites du pacte qui le lie à ses auteurs. Cependant, s'il finit par y consentir, alors peut se lever un contre-chant qui, d'ordinaire, accompagne en sourdine chaque livre qui porte la signature de sa maison. C'est la gageure qu'essaie de relever cet ouvrage consacré à Imago, maison spécialisée en sciences humaines, et à ses deux fondateurs qui ont donné leur vie au livre et à leurs auteurs, n'oubliant jamais ni de rire, ni de rêver, et sans s'apercevoir combien tout est remarquable dans cette vie d'éditeurs qu'ils ont écrite avec ténacité et comme en cachette, pendant bientôt un demi-siècle. Ce cas particulier coïncide souvent avec la grande Histoire, tandis que l'anecdote entre plus d'une fois en résonance avec notre mémoire littéraire. À l'heure où certains voudraient tuer l'éditeur, c'est surtout l'hommage d'un auteur à ceux qui sont le sel de l'édition ? la petite ou l'indépendante, difficile de trouver le juste nom ? et à tous les artisans du livre. » Karin Ueltschi
Lecouteux Claude ; Bayard Florence ; Guillaume Ast
Passeur d'histoires, curieux de légendes et de traditions oubliées, de grimoires et de formules magiques, déchiffrant, comparant, interprétant depuis de nombreuses années textes et archives, Claude Lecouteux arpente avec passion son terrain de prédilection, celui des croyances au Moyen Âge. Entrecroisant littérature, histoire, éthnologie, philologie, riche d'un singulier savoir, il ressuscite pour nous la culture populaire, celle du paysan de nos campagnes alors habitées par des êtres redoutables et fabuleux ? fées et sorcières, nains et génies, fantômes et revenants? ? qui hantent non seulement les landes, les forêts et les montagnes, mais aussi notre propre imaginaire. Rassemblant différentes études, cet ouvrage introduit magistralement aux multiples aspects d'une ?uvre exigeante. À l'écoute des voix venues d'un lointain passé, le grand médiéviste nous invite à franchir les frontières de l'invisible, et nous permet ainsi de pénétrer le monde merveilleux qu'il n'a jamais cessé d'explorer.